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Le groupe Naamat fustige un site haredi qui a effacé le visage de la soldate tuée

Le groupe de défense des droits des femmes a appelé les internautes à changer leur photo de profil pour celle de Lia Ben Nun, avec les mots "Héroïne. Nul n'effacera son visage".

Un montage publié sur le site d'information haredi JDN montre une flamme de bougie à la place du portrait de Lia Ben Nun, qui a été tuée avec deux soldats en gardant la frontière sud d'Israël le 3 juin 2023. (Capture d'écran du site JDN.co.il)
Un montage publié sur le site d'information haredi JDN montre une flamme de bougie à la place du portrait de Lia Ben Nun, qui a été tuée avec deux soldats en gardant la frontière sud d'Israël le 3 juin 2023. (Capture d'écran du site JDN.co.il)

L’organisation de défense des droits des femmes Naamat a changé sa photo de profil sur Facebook dimanche pour celle d’une soldate tuée dans une fusillade, après qu’un site d’information haredi a censuré son visage dans son reportage pour des raisons religieuses.

Ce changement s’inscrit dans le cadre d’une campagne sur les réseaux sociaux menée par Naamat, l’une des plus anciennes associations de défense des droits des femmes du pays, en réaction aux articles publiés par le site d’information JDN sur le meurtre de trois soldats – deux hommes et une femme – samedi matin, près de la frontière israélienne avec l’Égypte.

Les articles du JDN présentaient un montage contenant les portraits des hommes tués, Ohad Dahan et Ori Yitzhak Iluz, mais seulement l’arrière-plan d’une photo de la troisième victime, Lia Ben Nun.

Une autre version de cet élément graphique présentait l’image d’une bougie allumée à la place des portraits de la soldate mis à disposition par sa famille et ses amis. Naamat a exhorté les utilisateurs de Facebook à remplacer leurs photos par celle de Ben Nun, en affichant une bannière qui se lit comme suit : « Héroïne. Nul n’effacera son visage ».

Certains Juifs haredi considèrent qu’il est impudique de montrer des images de femmes, et certaines publications les censurent, principalement dans les journaux imprimés où cette pratique est bien établie. Il n’est pas rare que des affiches montrant des femmes soient vandalisées, y compris dans les bus qui traversent les quartiers où vivent beaucoup de Juifs haredi.

Les groupes de défense des droits de la femme et d’autres acteurs protestent souvent contre la tendance à effacer les femmes de l’espace public dans certains cercles haredi. Le fait que cette pratique ait été appliquée à une soldate tuée alors qu’elle gardait la frontière du pays a particulièrement choqué de nombreux Israéliens, qui y ont vu un manque de respect à son égard et un signe de radicalisation.

Lia Ben Nun, à gauche, lors d’une fête organisée pour son anniversaire en mai 2023. (Crédit : famille de Lia Ben Nun)

L’attaque meurtrière, au cours de laquelle un policier égyptien a tué trois soldats avant d’être abattu par les troupes israéliennes, s’est produite dans le contexte d’un débat sur l’exemption des étudiants de yeshiva du service militaire et national.

La présidente de Naamat, Hagit Peer, a écrit dimanche que la censure de la photo de Ben Nun par le JDN, qui est un important site d’information haredi, est « une offense au saint des saints ». Elle a déploré qu' »une jeune soldate qui a défendu physiquement tous les Israéliens, laïcs et religieux, soit traité avec un tel mépris et une telle discrimination par les rédacteurs de ce site d’information ». Elle a appelé d’autres dirigeants haredi à protester également contre ce comportement.

Le JDN n’a pas répondu immédiatement à une demande du Times of Israel visant à obtenir une réaction aux critiques formulées à son encontre.

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