Le Jihad islamique dit s’être accordé avec le Hamas pour réagir aux « agressions »
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Le Jihad islamique dit s’être accordé avec le Hamas pour réagir aux « agressions »

Lors du dernier affrontement entre Gaza et Israël, les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, est resté en marge

Ziad al-Nakhala, le secrétaire général du Jihad Islamique, prononçant un discours télévisé le 19 décembre 2019. (Capture d'écran: YouTube)
Ziad al-Nakhala, le secrétaire général du Jihad Islamique, prononçant un discours télévisé le 19 décembre 2019. (Capture d'écran: YouTube)

Les groupes terroristes du Hamas et Jihad islamique se sont mis d’accord pour riposter ensemble à toute future « agression » israélienne, a affirmé jeudi le secrétaire du Jihad islamique Ziad al-Nakhala.

« J’affirme que nous répondrons à toute agression ensemble, si Dieu le veut. Aucune agression ne restera sans réponse. C’est ce que nous avons décidé avec nos frères du Hamas et de la force de résistance », a déclaré Nakhala lors un discours télévisé.

Quelques heures après son discours, Tsahal a déclaré qu’un projectile avait été tiré depuis Gaza vers le sud d’Israël – le deuxième en moins de 24 heures.

Lors du dernier épisode d’escalade en novembre, les brigades Al-Quds, le branche armée du Jihad islamique, et d’autres groupes plus petits groupes à Gaza ont tiré environ 450 roquettes et obus de mortier sur Israël, qui a riposté en menant de nombreuses frappes aériennes sur l’enclave côtière.

Contrairement aux précédents affrontements, les brigades Ezzedine al-Qassam Brigades, la branche armée du Hamas, ne se sont pas impliquées dans ce conflit.

Peu après la fin de cet épisode de violence, des médias israéliens ont rapporté que les tensions opposaient le Jihad islamique et le Hamas à cause de la décision de ce dernier de ne pas participer aux combats.

Des médias palestiniens avaient annoncé à l’époque que des jeunes membres de la famille de Baha Abu al-Ata, commandant brigades Al-Quds, avaient empêché Mahmoud al-Zahar, un officiel du Hamas, de rendre visite aux personnes endeuillées par la mort d’Abu al-Ata.

Des terroristes du Jihad islamique sont présents à l’enterrement d’un combattant du groupe à Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, le 14 novembre 2019. (Said Khatib / AFP)

Khaled al-Batsh, un officiel du Jihad islamique, s’est ensuite excusé auprès de Zahar pour l’incident.

Au début de l’affrontement de novembre, Israël a éliminé Abu al-Ata dans un assassinat ciblé.

Au début du mois, Nakhala et le chef du Hamas Ismail Haniyeh se sont rencontrés au Caire avec de nombreux autres officiels des deux groupes terroristes. Selon un communiqué commun publié le 3 décembre par le Jihad islamique et le Hamas, Nakhala et Haniyeh ont discuté pendant cinq heures et abordé de nombreux sujets liées à la cause palestinienne, dont l’escalade de novembre.

Le communiqué notait que « les dirigeants des deux mouvements ont affirmé la relation stratégique entre eux ».

Le Hamas et le Jihad islamique sont considérés comme les deux principaux groupes les plus puissants à Gaza.

Ils ont combattu trois guerres majeures avec Israël ces 12 dernières années.

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