Le laboratoire Teva va licencier 350 travailleurs d’une usine du sud d’Israël
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Le laboratoire Teva va licencier 350 travailleurs d’une usine du sud d’Israël

Un accord conclu avec les syndicats prévoit le licenciement, au premier trimestre 2022, de la moitié des employés de l'usine Teva-Tech de Neot Hovav

Une vue d'ensemble de TEVA Pharmaceutical Industries à Jérusalem, Israël, 11 octobre 2013. (Yonatan Sindel/Flash90)
Une vue d'ensemble de TEVA Pharmaceutical Industries à Jérusalem, Israël, 11 octobre 2013. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le fabricant de médicaments israélien Teva Pharmaceutical Industries Ltd. a annoncé dimanche qu’il licencierait près de 350 travailleurs de son usine Teva-Tech à Neot Hovav dans le sud d’Israël, dans le cadre d’un programme d’efficacité « significatif ».

Le programme, qui sera mis en œuvre au premier trimestre de 2022, comprendra également un changement de la gamme de produits, et du champ d’activité de l’usine, qui produit des ingrédients pharmaceutiques actifs pour Teva et pour d’autres sociétés pharmaceutiques dans le monde, a déclaré la compagnie.

Ce programme d’efficacité fait partie d’un plan d’optimisation mondial annoncé en février par Kåre Schultz, président et chef de la direction de Teva, en complément d’un plan de réorganisation globale de deux ans, mis en œuvre en 2019, et qui a conduit à 3 milliards de dollars d’économies pour l’entreprise, indique le communiqué. Ce plan a causé le licenciement de milliers de travailleurs en Israël.

Jusqu’à présent, l’usine de Teva-Tech, qui emploie environ 700 travailleurs, n’avait pas été affectée par la réorganisation globale de l’entreprise, qui a entraîné la fermeture ou la vente d’usines Teva à travers le monde, et réduit à un quart la main-d’œuvre mondiale de Teva, indique le communiqué.

En raison de « considérations locales », la société a essayé d’épargner l’usine locale et de la rediriger vers plus d’efficacité et une meilleure rentabilité, ce qui « malheureusement » ne s’est pas produit, ajoute le communiqué.

La concurrence mondiale accrue, en particulier celle d’Extrême-Orient, ainsi que les coûts de production élevés en Israël, ont rendu l’usine de Teva-Tech chère et non compétitive, à la fois par rapport aux autres usines de Teva, et par rapport aux autres laboratoires pharmaceutiques. Au cours de la dernière décennie, Teva a investi dans Teva-Tech un total de 300 millions de dollars dans un but de réhabilitation, mais en vain, continue le communiqué.

Teva doit encore faire face à des remboursements de dette « importants », et au plus fort de la pandémie de coronavirus, cela est devenu plus difficile à mesure que l’incertitude s’est accrue, selon le communiqué. Au 30 juin 2020, la dette de l’entreprise était de 26,3 milliards de dollars.

Le laboratoire de médicaments prévoit de consulter les syndicats locaux concernant le programme, mais dans la pratique, les parties ont déjà un accord qui prévoit que les licenciements n’auront pas lieu avant le premier trimestre de 2022, indique le communiqué.

Les travailleurs qui ne trouveront pas d’emploi sur d’autres sites Teva ou dans d’autres positions à Teva-Tech recevront une prime au-delà de ce qui est requis par la loi, ainsi qu’un suivi pendant le processus de licenciement, des ateliers, une formation professionnelle, et une aide à la recherche d’emploi, indique le communiqué.

« Tout processus impliquant un changement, et en particulier une ré-organisation et une réduction des effectifs, est douloureux. Il est cependant nécessaire d’assurer l’avenir du site et des employés qui continueront à y travailler », a déclaré John Nason, président de Teva Active Pharmaceutical Ingredients (TAPI) and Biologics Operations, dans le communiqué. « Nous pensons que ce processus rendra l’usine de Teva-Tech à nouveau compétitive, et nous permettra de continuer à promouvoir Israël en tant que nœud stratégique et central pour les activités mondiales de la société.»

Jusqu’à présent, Teva a licencié 1 750 de ses employés en Israël.

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