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Le Liban arrête, puis relâche un Juif américain soupçonné d’espionnage – média

Un homme d'une vingtaine d'années aurait été détenu pendant plusieurs jours après que les autorités libanaises ont découvert qu'il avait réservé un hôtel à Beyrouth depuis Israël

Illustration : Police à Beyrouth, au Liban, le 21 janvier 2021. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)
Illustration : Police à Beyrouth, au Liban, le 21 janvier 2021. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Les forces de sécurité libanaises ont arrêté un Juif américain la semaine dernière après avoir découvert qu’il avait récemment séjourné en Israël, selon un article publié lundi.

Il a été détenu à Beyrouth et relâché après plusieurs jours, a rapporté le radiodiffuseur public Kan.

Les autorités libanaises soupçonnaient apparemment l’homme d’espionnage ou de collaboration avec Israël, selon l’article.

L’homme âgé d’une vingtaine d’années avait récemment étudié dans une yeshiva de Jérusalem et était arrivé au Liban après avoir visité Chypre. Il avait l’intention de se rendre du Liban à la région kurde d’Irak, selon l’article.

Des fonctionnaires impliqués dans l’affaire ont déclaré au radiodiffuseur public Kan qu’après que l’homme est arrivé au Liban et s’est rendu à son hôtel, les forces de sécurité libanaises l’ont arrêté sur place car elles avaient découvert qu’il avait réservé son l’hôtel depuis Israël.

Son passeport portait également des marques indiquant qu’il s’était rendu en Israël.

L’incident a été passé sous silence au Liban, alors que des responsables américains, y compris des membres du Congrès, faisaient pression pour que l’homme soit libéré, selon l’article.

Il a finalement été libéré jeudi ou vendredi et s’est rendu du Liban aux Émirats arabes unis, selon le radiodiffuseur public Kan.

Cet article a été publié alors qu’Israël et le Liban mènent des négociations délicates sous l’égide des États-Unis concernant l’accès aux réserves de gaz offshore.

Israël et le Liban sont techniquement en guerre et n’ont pas de relations diplomatiques, et le puissant groupe terroriste libanais du Hezbollah a menacé Israël à maintes reprises au sujet des champs de gaz de Karish.

Le président libanais Michel Aoun a déclaré lundi que les négociations visant à mettre fin au conflit frontalier maritime en étaient à leur « phase finale ».

Le Premier ministre Yair Lapid a exprimé son optimisme, mais a déclaré qu’Israël extraira du gaz du champ offshore de Karish, avec ou sans accord.

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