Le Mossad, coupable d’assécher le Nil ?
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Le Mossad, coupable d’assécher le Nil ?

Les services de renseignements sud-africains accusent les services secrets israéliens, selon Al-Jazeera et The Guardian

Vue sur le Nil (photo credit: CC-BY plusgood, Flickr.com)
Vue sur le Nil (photo credit: CC-BY plusgood, Flickr.com)

Al-Jazeera et The Guardian ont publié un rapport des autorités du renseignement sud-africain, dans lequel Israël est accusé d’avoir tenté de provoquer une sécheresse en Egypte.

Le Mossad se serait attelé pendant plusieurs décennies à drainer l’eau du Nil par le biais d’une plante absorbante.

Selon des câbles d’espionnage, « le ministère israélien de la Science et de la Technologie a mené des expériences approfondies, et éventuellement créé un type de plante qui fleurit à la surface et qui permet l’absorption de grandes quantités d’eau » rapporte le Guardian qui cite le rapport des autorités sud-africaines.

Le journal anglais prend cependant soin de préciser que ces allégations pourraient être fausses et que l’Afrique du Sud soit « coupable de naïveté ». A défaut, il s’agirait de « tactiques répréhensibles du Mossad ».

Les révélations du Guardian comprennent également un document russe alléguant que Al-Qaïda avait mis en place une installation de production d’armes biologiques en Algérie, installation qui aurait été par la suite abandonnée, rapporte Ynet

Le rapport du quotidien britannique est le dernier d’une série de fuites qui ont été publiées cette semaine, dont beaucoup impliquent le Mossad.

Il a été révélé par exemple que les services sud-africains auraient largement filé un espion israélien en Iran.

En 2009 déjà, ces mêmes services secrets accusaient Israël d’utiliser l’espionnage pour poursuivre ses intérêts en Afrique, notamment en « alimentant l’insurrection intérieure au Soudan » et en développant des projets visant à s’approprier « les ressources diamantaires des pays africains ».

Pretoria est devenu une importante plaque tournante concernant l’espionnage international, explique le Guardian.

L’Afrique du Sud sert ainsi de porte d’entrée dans une Afrique située de plus en plus au centre des luttes de pouvoir internationales.

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