Le mouvement réformé américain examine sa prise en charge passée d’abus sexuels
Rechercher

Le mouvement réformé américain examine sa prise en charge passée d’abus sexuels

Le séminaire, l'association rabbinique et le réseau de synagogues du mouvement réformé ont fait appel à différents cabinets d'avocats pour enquêter sur des cas de harcèlement

La rabbin Mary Zamore, directrice éxecutive du Réseau rabbinique des femmes. (Crédit : Steve Shawl via JTA)
La rabbin Mary Zamore, directrice éxecutive du Réseau rabbinique des femmes. (Crédit : Steve Shawl via JTA)

JTA – Après une série de révélations très médiatisées faisant état d’abus sexuels dans ses rangs, le courant juif comptant le plus de fidèles dans le monde a lancé trois enquêtes indépendantes et distinctes sur la manière dont il a pu aborder, par le passé, les accusations dénonçant ce type de violences.

Dans une initiative sans précédent, le séminaire, l’association rabbinique et le réseau de synagogues du mouvement réformé américain ont chacun fait appel à des cabinets d’avocats spécialisés qui seront chargés d’examiner les accusations de harcèlement et autres violences, en étudiant de manière approfondie les politiques et les pratiques mises en place qui ont échoué à garantir que les auteurs de ces abus répondent de leurs actes.

Les rabbins, les chantres, les fidèles des synagogues, les étudiants en rabbinat et toute autre personne disposant d’informations pertinentes sont actuellement encouragés à se manifester et à venir s’entretenir avec des avocats spécialement formés sur la question dans des conditions de confidentialité optimales.

« Quelque chose d’historique est en train de se produire », a déclaré à la JTA Mary Zamore, une femme rabbin, qui a poussé le mouvement réformé à se livrer à ce travail d’introspection.

« Je n’ai jamais pensé que je verrais ce jour », a-t-elle ajouté.

Les enquêtes ont le potentiel de mettre en lumière des abus tus depuis longtemps et de modifier l’approche du mouvement sur la prise en charge des plaintes mettant en cause ses rabbins et ses employés. Certains voient dans cette initiative l’érosion de la culture du silence qui a longtemps prédominé autour des abus et autres violences sexuelles qui, selon les défenseurs et les dirigeants communautaires, ont pu envahir le courant réformé – empêchant la révélation d’actes délictueux qui, parfois, ont pu impliquer des rabbins.

En tant que directrice exécutive du Réseau rabbinique des femmes, un groupe qui se présente comme la « conscience du mouvement réformé », Zamore a longtemps insisté sur la nécessité d’une prise de conscience de type #MeToo. Mais cette prise de conscience, s’exclame-t-elle, est dorénavant en cours.

Le rabbin Rick Jacobs lors de son arrivée en 2012 à la tête du mouvement réformé. (Crédit : Clark Jones, autorisation de l’Union pour le judaïsme réformé)

Elle déclare que bon nombre des quelque 600 rabbins de son réseau ont vu, pendant des décennies, des victimes raconter ce qu’elles ont vécu, expliquant que leurs récits avaient souvent été ignorés ou rejetés. Elle pense que leur participation aux enquêtes pourrait maintenant changer les choses pour eux comme pour le mouvement réformé.

« Les trois institutions se sont vraiment engagées à mener des enquêtes indépendantes en faisant appel à des cabinets d’avocats de grande qualité et qui ont l’habitude de la prise en charge des traumatismes », a indiqué Zamore, qui conseille de manière informelle les leaders du mouvement réformé dans cette initiative. « Elles ont toutes indiqué qu’elles allaient s’engager dans cette voie de la teshouva [du repentir] et mettre en œuvre des changements. »


Comment participer aux enquêtes sur les abus sexuels qui ont pu être commis au sein du mouvement réformé ?

Le Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion (HUC-JIR) a engagé le cabinet d’avocats Morgan Lewis pour entendre les plaintes relatives à du harcèlement ou à de la discrimination de la part du corps enseignant et du personnel. Le cabinet enquêtera sur la manière dont les dirigeants du séminaire ont réagi aux cas de comportements sexuels potentiellement délictueux. Vous pouvez apporter vos témoignages jusqu’à la date limite du 16 août. L’adresse électronique du cabinet est : HUC-JIRInvestigation@morganlewis.com.

La Central Conference of American Rabbis (CCAR) a fait appel au cabinet Alcalaw pour examiner ses procédures de traitement passées et actuelles en matière d’éthique. Ceux qui souhaitent partager leurs expériences vécues doivent envoyer un courriel au cabinet d’avocats à l’adresse ccar@alcalaw.com avant le 27 août, et ceux qui souhaitent déposer de nouvelles plaintes sont invités à contacter le comité d’éthique de l’organisation rabbinique à l’adresse suivante : ethics@ccarnet.org.

L’Union pour le judaïsme réformé (URJ) a engagé le cabinet d’avocats Debevoise & Plimpton pour son enquête. Toute personne ayant des informations portant sur un comportement potentiellement délictueux ou souhaitant dénoncer une discrimination dans le cadre des activités de l’URJ est invitée à envoyer un courriel à URJInvestigation@debevoise.com. Aucune date limite n’a été fixée.


Cette vague actuelle d’introspection a commencé fin avril et début mai, après des informations faisant état d’abus sexuels commis par le rabbin Sheldon Zimmerman, qui a été président de l’école rabbinique réformée entre 1996 et 2000 avant sa démission soudaine. Les actes incriminés dateraient de l’époque où il était rabbin en synagogue, dans les années 1970 et 1980.

Les actes qui avaient entraîné la démission de Zimmerman n’avaient pas été pleinement rendus publics à l’époque, et de nombreux observateurs avaient eu le sentiment que sa seule culpabilité avait été d’avoir eu des relations sexuelles consensuelles. Une enquête interne du mouvement réformé devait finalement révéler que le rabbin avait eu un comportement de prédateur sexuel. Il avait été notamment mis en cause pour avoir caressé et embrassé un adolescent.

Alors que les faits étaient restés dissimulés au grand public, Zimmerman avait continué à travailler comme vice-président du programme Birthright Israel et comme rabbin du centre juif des Hamptons. Les conclusions de l’enquête n’ont été révélées que cette année, lorsque la synagogue centrale de New York, où Zimmerman a été rabbin de 1972 à 1985, a examiné son propre passé.

Cette révélation a suscité l’indignation et a été à l’origine d’un nouvel appel à agir de la part des membres du mouvement réformé.

« Les mécanismes internes n’ont pas réussi à rendre justice aux victimes, à guérir leurs plaies et à responsabiliser la communauté juive réformée dans son ensemble », a déclaré le Réseau rabbinique des femmes de Zamore dans une déclaration le 28 avril.

Quelques jours plus tard, les principales organisations du mouvement ont annoncé qu’elles avaient engagé des cabinets d’avocats extérieurs.

Le séminaire du mouvement, le Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion, a engagé le cabinet d’avocats Morgan Lewis. La Conférence centrale des rabbins américains travaille avec Alcalaw, et le réseau de congrégations, l’Union pour le judaïsme réformé, a fait appel à Debevoise & Plimpton pour son enquête.

En outre, deux autres grandes congrégations réformées, le Temple Emanu-El de Dallas – où Zimmerman a été le principal rabbin de 1985 à 1996 – et le Stephen Wise Temple de Los Angeles, ont depuis lancé leurs propres investigations.

Prières du vendredi soir de l’Union pour le judaïsme réformé, le 13 décembre 2019. (Crédit : Rob Dicker/Union for Reform Judaism/JTA)

Chaque institution a agi de son propre chef mais les trois groupes ont réagi aux mêmes informations, selon le rabbin Rick Jacobs, président de l’Union pour le judaïsme réformé qui représente quelque 850 synagogues aux États-Unis et plus de deux millions de fidèles.

« La décision prise par la direction de l’URJ de faire appel aux services d’un cabinet de conseil externe pour mener une enquête impartiale a été prise de manière indépendante, même si elle est venue répondre aux mêmes informations portant sur des abus sexuels au sein du mouvement réformé qui ont amené, eux aussi, les dirigeants de l’HUC-JIR et de la CCAR à lancer des investigations sur la problématique », a écrit Jacobs dans un courrier en réponse aux questions de JTA.

La rabbin Hara Person, directrice-générale de la CCAR, a également cité les informations rapportées dans les médias. Elle a néanmoins ajouté que son organisation avait commencé à s’emparer de la question dès l’automne dernier, lorsqu’elle a décidé de réviser ses procédures de traitement concernant les questions d’éthique. Elle a noté que les initiatives qui avaient été précédemment prises pour réadapter les procédures n’avaient pas permis de refléter correctement les normes et pratiques éthiques actuelles.

« C’est un système qui a été créé pour une époque différente, une époque plus calme, avant #MeToo, avec des mœurs différentes, dans un monde antérieur aux réseaux sociaux », a expliqué Person dans une interview. « Par le passé, les gens ressentaient de la honte, de la réticence à l’idée de se manifester – et ça a vraiment changé ces dernières années. »

Du côté de l’Hebrew Union College, les responsables refusent tout commentaire, arguant de l’enquête qui est encore en cours.

« Au début de l’année, les anciens élèves du HUC ont partagé des récits d’expériences injustes et consternantes survenues au sein du HUC et aussi sur le terrain au cours de ces dernières décennies », a déclaré le séminaire dans un communiqué. « Nous sommes meurtris et bouleversés par ce que nous avons entendu, et nous prenons ces récits très au sérieux. »

Une histoire de promesses

C’est loin d’être la première fois que le mouvement réformé fait des promesses, forme des comités et lance un réexamen de ses politiques en matière d’éthique.

Dans les années 1980, la CCAR avait réuni un groupe de travail composé de hauts-dirigeants qui s’étaient rencontrés pendant deux ans et qui avaient décidé de promouvoir la parole sur les abus sexuels lors des conférences ou le débat sur le sujet dans ses publications.

Le travail du groupe, au milieu des années 1990, avait néanmoins tourné à la mascarade. Ses membres s’étaient qualifiés en privé de « comité des fermetures éclairs bien huilées », selon un article de 1996 de la JTA. Les plaintes mettaient alors des années à être examinées et n’aboutissaient souvent qu’à des sanctions symboliques ou inefficaces. Les personnes qui déposaient plainte avaient le sentiment d’être ostracisées dans leurs communautés tandis que les délinquants présumés restaient les bienvenus, leurs violations restant souvent confidentielles. Il leur était demandé de se repentir – une idée profondément ancrée dans la tradition juive.

« On a beaucoup tendance à donner au délinquant présumé la possibilité de se repentir, et parfois aussi la possibilité de réintégrer trop tôt la congrégation ou d’autres milieux », avait estimé à l’époque la rabbin Julie Spitzer, qui s’était exprimée en tant que défenseur et experte des abus sexuels commis par les rabbins et autres membres d’influence au sein du mouvement réformé.

En l’an 2000, une série d’affaires très médiatisées au sein du mouvement réformé et d’autres confessions avaient remis le problème sur le devant de la scène.

Shlomo Carlebach à Jérusalem, le 8 mars 1994. (Crédit : capture d’écran Youtube)

Des accusations de harcèlement sexuel contre le rabbin Shlomo Carlebach, feu musicien et chef spirituel orthodoxe, avaient été révélées ; un rabbin réformé avait été reconnu coupable d’avoir engagé des assassins pour tuer son épouse dans le but de dissimuler une liaison et un rabbin travaillant à l’Orthodox union avait été accusé d’avoir commis des violences contre de jeunes fidèles.

Susan Weidman Schneider, qui était alors rédactrice en chef de Lilith, un magazine juif féministe, avait estimé qu’un changement palpable s’était produit suite à ces révélations.

« Le mur du silence qui entoure les abus des religieux est en train d’être abattu », avait-elle déclaré dans une interview accordée à la JTA en l’an 2000.

Mais dans les décennies qui ont suivi, force a été de constater que le mur n’a pas été entièrement démoli – et que le maintien de ses fondations a été, dans certains cas, aidé par la mauvaise prise en charge des plaintes et la médiocrité des sanctions en termes d’éthique.

Par exemple, en 2015, le Forward a révélé que la CCAR avait bâclé un dossier visant à enquêter sur un rabbin coupable d’abus sexuels présumés sur de nombreuses femmes, dont une jeune fidèle âgée de seulement 17 ans, échouant à le sanctionner.

L’organisation rabbinique avait bien expulsé le rabbin Eric Siroka qui avait refusé de coopérer aux investigations, mais elle n’avait pas explicité la raison qui justifiait le lancement d’une enquête. Siroka a finalement déménagé, avec sa famille, dans un autre État où il a été embauché comme enseignant dans un lycée juif, dans une communauté qui ignorait tout de son passé.

Cette communauté avait été scandalisée d’apprendre que Siroka avait été accusé, entre autres, d’avoir embrassé contre son gré une adolescente de 17 ans à plusieurs reprises.

Peu de temps après, la CCAR a commencé à inscrire sur son site Web les noms des rabbins expulsés, suspendus ou sanctionnés, en précisant le code de déontologie qu’ils avaient violé, a expliqué Person, qui a pris la tête de l’organisation en 2018.

« C’est un changement énorme. Et je pense que cela amène beaucoup d’intégrité », a déclaré Person.

Ce changement n’a pas toutefois abouti sur cette transparence réclamée par un grand nombre. Dans une affaire qui avait fait les gros titres, quelques années plus tard, une femme avait accusé son rabbin de la Congrégation réformée Judea à Durham, en Caroline du Nord, d’abus sexuels dans une plainte qui avait été déposée auprès de la CCAR. L’organisation avait alors blâmé le rabbin Larry Bach, mais la congrégation était restée dans l’ignorance des accusations portées contre le rabbin et du déroulement de l’enquête – tout du moins, jusqu’à ce que la femme raconte ce qui s’était passé.

Dans une interview accordée à la JTA, Sarah Hoffman, victime dans cette affaire, affirme s’être récemment entretenue pendant deux heures avec les avocats engagés par la CCAR au sujet de Bach et de sa propre recherche de justice.

Un problème pour tous les mouvements

Les comités d’éthique rabbinique de tous les courants juifs – pas seulement le mouvement réformé mais aussi les conservateurs, les reconstructeurs et les orthodoxes – ont parfois semblé mal équipés pour contrôler leurs membres. En réalité, le mouvement réformé n’est pas le seul à avoir connu une série de scandales ou des échecs institutionnels, fait remarquer Elana Wien, directrice exécutive du réseau SRE, un groupe de défense juif qui travaille sur les questions d’égalité et de sécurité sur le lieu de travail.

« Les problèmes de harcèlement sexuel et de discrimination ne sont pas propres à la communauté juive ni au mouvement réformé », s’est exclamé Wien. « En l’absence d’une culture saine, en l’absence de politiques et d’une formation sur les mécanismes qui permettent de faire remonter les informations, les comportements potentiellement délictueux peuvent se poursuivre. »

Zamore et d’autres espèrent que l’initiative d’introspection qui a été engagée cette fois-ci sera significative. Ils soulignent que les trois enquêtes ne portent pas seulement sur les cas d’actes répréhensibles, mais aussi sur la manière dont des comportements potentiellement délictueux ont été pris en charge par les responsables.

Et s’ils disent avoir confiance aujourd’hui, c’est que le mouvement réformé a, pour la première fois, délégué les investigations à des cabinets d’avocats spécialisés, réputés pour leur intégrité.

« Ici, on a trois organisations qui cherchent à découvrir de nouvelles informations de manière positive et qui investissent pour cela les ressources nécessaires – ce n’est pas donné de découvrir la vérité sur ce qui s’est passé pendant des décennies », a affirmé Chai Feldblum, avocate qui a siégé à la Commission fédérale de l’égalité des chances en matière d’emploi sous les administrations des anciens présidents Barack Obama et Donald Trump, et qui était chargée de faire appliquer les lois contre la discrimination au travail.

À l’issue de son second mandat à la commission, Feldblum a mené des enquêtes privées sur des cas d’abus dans le cadre de son travail pour Morgan Lewis, le cabinet d’avocats qui a été engagé par la HUC. Elle a depuis quitté ce rôle et fournit désormais des conseils pro bono au Réseau rabbinique des femmes.

Elle a expliqué comment ce type d’enquête avait tendance à se dérouler et pourquoi il fallait les considérer comme a priori dignes de confiance.

Après que le client – dans ce cas, des organisations du mouvement réformé – a défini la nature du travail à mener, les avocats ont toute latitude d’action. Ils s’efforcent de rassembler autant d’informations pertinentes que possible, en garantissant la confidentialité dans presque tous les cas. Les avocats sont formés pour interroger les victimes de traumatisme.

« Un enquêteur peut faire preuve de gentillesse et d’empathie tout en restant neutre et en recherchant la vérité », a noté Feldblum.

L’image d’ensemble commence alors à se dessiner. Le type de délit et la gravité des accusations deviennent plus clairs. Ensuite, il s’agit d’examiner la réponse qui a été apportée aux plaintes.

Selon Feldblum, au vu de l’importance des cabinets d’avocats impliqués, la vérité émergera très certainement de l’enquête – bien plus qu’une fiction destinée à satisfaire le client.

« Les cabinets d’avocats ont une réputation à défendre », rappelle Feldblum.

Parfois, il est demandé aux avocats de faire des recommandations. C’est alors aux clients de décider des conclusions à rendre publiques et de celles à modifier.

Si l’initiative est à la hauteur des attentes de personnalités comme Zamore et Wien, elle pourrait avoir des répercussions dans tout le monde juif et dans tout le monde des affaires.

« Le mouvement réformé a l’occasion de montrer l’exemple en matière de harcèlement sexuel et de discrimination », a déclaré Wien.

Jacobs, le directeur de l’URJ, explique que l’enquête n’en est qu’à ses débuts. Il promet néanmoins qu’une partie des procédures d’enquête sera rendue publique et que l’URJ saura tenir compte des conseils des avocats qu’elle a engagés.

« Les principales conclusions de l’enquête seront partagées avec la communauté et l’URJ suivra les recommandations de l’équipe d’enquête de Debevoise », a-t-il écrit dans un courriel adressé à la JTA.

Certains militants doutent que ces dernières enquêtes suffiront pour s’attaquer aux racines du problème.

« Des enquêtes comme celles-ci ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan et elles ne permettent pas de résoudre le problème plus large au sein de la communauté juive, à savoir qu’il n’existe pas de normes établies sur la manière dont les institutions doivent traiter les personnes accusées d’abus de manière crédible », a estimé Rafael Medoff du Comité d’éthique du leadership juif.

Medoff, historien de la Shoah, est l’un des quatre universitaires juifs qui dirigent le comité, un groupe informel qui promeut « les valeurs de responsabilité, de transparence, de démocratie et d’égalité au sein des organisations et institutions juives américaines ».

Selon Medoff, le moment historique amorcé par le mouvement #MeToo exige que la communauté juive fasse davantage pour la lutte contre le harcèlement et les abus sexuels.

« Il y a eu des cas graves de harcèlement et d’abus sexuels dans tout le spectre politique et confessionnel », a-t-il dit. « C’est l’une des grandes tragédies de la communauté juive américaine. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...