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Le nouveau chef du Hamas promet de « marcher sur le même chemin » que ses prédécesseurs

Khalil al-Hayya affirme vouloir "marcher sur le même chemin, en portant haut notre bannière jusqu'à ce qu'elle flotte au-dessus d'Al-Aqsa et des terres d'une Palestine libre et fière"

Khalil al-Hayya, du Hamas, s'exprime lors d'une interview accordée à l'Associated Press, à Istanbul, en Turquie, le 24 avril 2024. (Crédit: AP Photo/Khalil Hamra, archives)
Khalil al-Hayya, du Hamas, s'exprime lors d'une interview accordée à l'Associated Press, à Istanbul, en Turquie, le 24 avril 2024. (Crédit: AP Photo/Khalil Hamra, archives)

Le nouveau chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a promis de poursuivre la même ligne que ses prédécesseurs, Yahya Sinwar et Mohammed Deif, les principaux instigateurs des massacres perpétrés le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, lors d’une allocution télévisée diffusée mercredi sur la chaîne Al-Aqsa TV, contrôlée par le groupe terroriste.

« La première chose que nous affirmons est que nous marcherons sur le même chemin, en portant haut notre bannière jusqu’à ce qu’elle flotte au-dessus d’Al-Aqsa et des terres d’une Palestine libre et fière, pour lesquelles les hommes libres et sincères de toutes les factions de notre peuple se sont battus », a-t-il déclaré.

Le dirigeant du Hamas a affirmé que la priorité du groupe terroriste était d’obtenir la fin de ce qu’il qualifie d’ « occupation » israélienne de la bande de Gaza et le retrait complet de Tsahal, appelant à passer à la prochaine phase de l’accord de cessez-le-feu.

Selon les termes de cet accord, la reconstruction du territoire est conditionnée au désarmement du Hamas, une condition à laquelle le groupe terroriste refuse de se plier.

Il a également présenté la reconstruction de Gaza comme une priorité, estimant qu’il s’agissait d’un « droit inhérent » des Palestiniens qui ne devait être subordonné à « aucun marchandage, aucune concession ou position politique ».

« L’une de nos priorités est de rendre à notre peuple de Gaza une vie digne, de faire échouer tous les projets visant notamment à le déplacer et d’accélérer la reconstruction », a-t-il déclaré.

Le chef du groupe terroriste a également appelé les différentes « factions » – des groupes terroristes palestiniens – à s’unir pour reconstruire les « institutions nationales sur des bases démocratiques », invitant l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à participer au processus de décision politique.

Évoquant les Palestiniens détenus en Israël, il a assuré que le Hamas œuvrerait à leur libération. « Nous travaillerons à libérer les prisonniers, à mettre fin à leurs souffrances et à leur offrir une vie digne de leur lutte et de leurs sacrifices », a-t-il déclaré.

Enfin, al-Hayya a estimé que le Moyen-Orient ne pourrait connaître de stabilité durable sans une résolution de la question palestinienne.

« Ce que connaît aujourd’hui la région prouve que la stabilité du peuple palestinien est la clé de la stabilité de toute la région », a-t-il estimé.

Khalil al-Hayya a été élu nouveau chef du Hamas il a près d’une semaine. Il occupait auparavant le poste de chef du bureau politique du Hamas à Gaza, a battu l’ancien chef et dirigeant de longue date, Khaled Meshaal.

Contrairement à Meshaal, Hayya est proche du régime iranien, et son élection souligne les liens étroits qui unissent l’Iran et le Hamas, deux entités qui revendiquent ouvertement leur détermination à détruire Israël.

Ce haut responsable était le négociateur en chef du Hamas lors des pourparlers sur un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages visant à mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par le pogrom et le massacre perpétrés par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023.

Il a également siégé au conseil de direction, composé de cinq membres, qui dirige le Hamas depuis l’élimination, en 2024, de l’ancien dirigeant Yahya Sinwar, principal instigateur du 7-Octobre.

Hayya est étroitement lié à la bande de Gaza, où le Hamas contrôle une partie du territoire et une grande partie de la population. Né à Gaza-City en 1960, il y a grandi et y a passé toute sa vie jusqu’au 7 octobre 2023.

Quelques jours seulement avant l’assaut barbare et sanglant, il a quitté la bande de Gaza en compagnie d’autres hauts responsables du bureau politique du Hamas pour s’installer au Qatar, où il réside depuis.

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