Le PDG de Total juge « très faible » la chance d’obtenir une exemption américaine
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Le PDG de Total juge « très faible » la chance d’obtenir une exemption américaine

Total détient 50,1 % des parts du consortium pour le développement de la phase 11 de Pars Sud, aux côtés du groupe chinois CNPC et de l'Iranien Petropars

Illustration : le logo Total. (Crédit : CC BY-SA 3.0)
Illustration : le logo Total. (Crédit : CC BY-SA 3.0)

Le PDG de Total Patrick Pouyanné a jugé vendredi « très faible » la probabilité d’obtenir des autorités américaines une exemption lui permettant de poursuivre son projet gazier géant en Iran malgré le retour des sanctions.

« Nous ne pouvons pas poursuivre ce projet sauf si nous obtenions une exemption de la part des Etats-Unis », a-t-il rappelé lors de l’assemblée générale des actionnaires. « La probabilité que nous obtenions une exemption est très faible », a-t-il cependant jugé.

En vertu d’un accord conclu en juillet 2017, d’un montant de 4,8 milliards de dollars, Total détient 50,1 % des parts du consortium pour le développement de la phase 11 de Pars Sud, aux côtés du groupe chinois CNPC (30 % des parts) et de l’Iranien Petropars (19,9 %).

Mais le géant français avait déjà averti qu’il mettrait fin à son grand projet gazier en Iran à moins d’obtenir une dérogation de la part des autorités américaines, avec le soutien de la France et de l’UE.

Le 8 mai, le président américain Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l’accord historique signé en 2015 entre des grandes puissances et l’Iran, en vertu duquel Téhéran avait accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales.

Les Etats-Unis ont annoncé le retour des sanctions américaines contre l’Iran ainsi que contre toutes les entreprises ayant des liens avec la République islamique. Les Américains ont donné à ces dernières un délai de 90 à 180 jours pour se retirer d’Iran.

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