Le personnel du ministère des Affaires étrangères s’accorde avec le Trésor
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Le personnel du ministère des Affaires étrangères s’accorde avec le Trésor

Les employés avaient menacé d'arrêter toutes les activités des missions diplomatiques dans le monde pour protester contre des coupes budgétaires

Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères d'Israël. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères d'Israël. (Yonatan Sindel/Flash90)

Dimanche, les employés du ministère des Affaires étrangères ont annulé une grève prévue pour protester contre des coupes budgétaires, après avoir signé un accord avec des représentants du ministère des Finances.

La grève, qui devait commencer lundi, aurait vu les missions diplomatiques israéliennes fermer leurs opérations sur différents continents chaque jour.

Israël Katz, le ministre des Affaires étrangères, s’est félicité de l’accord qui a permis d’éviter un conflit social.

« Cet accord est une étape importante vers le renforcement du service à l’étranger et du statut de ses employés. Il va aider les représentants d’Israël à l’étranger à remplir les tâches et les défis qui se dressent devant eux », a écrit Katz.

L’accord verrait une augmentation importante du budget mais aussi un accord pour taxer seulement la moitié du traitement mensuel que les diplomates reçoivent pour leurs dépenses au lieu de l’intégralité de la somme.

Le ministre des Affaires étrangères Israel Katz au centre de la grande mosquée Sheikh Zayed à Abu Dhabi (Autorisation : Bureau de Katz)

Plus tôt ce mois, les employés du ministère des Affaires étrangères ont annoncé que le personnel de l’ambassade ne s’occuperait plus d’organiser les déplacements du Premier ministre Benjamin Netanyahu jusqu’à ce que leur conflit avec le ministère des Finances ne soit résolu.

Les syndicats des ministères des Affaires étrangères et de la Défense ont déclaré que les diplomates israéliens avaient reçu l’instruction de ne pas s’occuper des préparatifs logistiques des prochains déplacements du Netanyahu jusqu’à nouvel ordre.

Les employés de l’ambassade israélienne avaient cessé d’octroyer des passeports diplomatiques aux ministres, aux membres de la Knesset, aux émissaires de l’Etat, ou les procédures d’autorisation ou de licence pour des ventes d’armes.

La semaine dernière, les personnels diplomatiques israéliens ont déclaré au Times of Israël qu’ils n’avaient pas d’argent pour s’acheter du café ou pour payer les vols afin de rejoindre leur affectation.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’adresse aux journalistes dans l’avion de retour de Pologne au petit matin le 15 février 2019. (Raphael Ahren/Times of Israel)

Le mois dernier, les employés du ministère des Affaires étrangères ont annoncé qu’ils renforceraient les mesures de protestations après que le gouvernement a fait voter une large coupe budgétaire de 1,2 milliard de shekels (302 millions d’euros). Les coupes budgétaires vont affecter plus encore le budget déjà minuscule du ministère des Affaires étrangères, ce qui entraînera une baisse de la qualité du service dans les ambassades israéliennes.

Israël maintient actuellement 69 ambassades, 23 consulats et cinq missions spéciales, y compris son représentant aux Nations unies.

En mai, un rapport du contrôleur de l’Etat Yossef Shapira a montré que certains ambassadeurs israéliens et leur personnel vivaient dans des conditions insalubres alors qu’ils étaient en poste à l’étranger. Le rapport de Shapira a dit qu’une bonne partie des quelque 250 propriétés et résidences du personnel sous la charge du ministère des Affaires étrangères étaient dans un état de délabrement.

Le rapport détaillait les plaintes de l’ambassadeur israélien au Nigéria concernant des rats et des poux dans la résidence officielle, et a noté que l’ambassadeur au Brésil dormait sur un matelas posé à même le sol.

Les diplomates ont fait grève pour des conflits liés aux salaires et au budget en 2014 et à nouveau en 2016, déclarant que le ministère des Finances avait traîné des pieds pour mettre en place le précédent accord de compensation.

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