Le procès en appel de Dieudonné pour fraude fiscale renvoyé à fin mars
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Le procès en appel de Dieudonné pour fraude fiscale renvoyé à fin mars

Le polémiste, au casier judiciaire rempli par ses saillies antisémites, avait été condamné en 2019 à trois ans d'emprisonnement, dont deux ferme, et 200 000 euros d'amende

Dieudonné M'Bala M'Bala, dans une récente vidéo mettant en scène Simone Veil et le négationniste Robert Faurisson, devant des portraits de ce dernier et du maréchal Pétain. (Crédit : capture d’écran YouTube / Dieudonné Officiel)
Dieudonné M'Bala M'Bala, dans une récente vidéo mettant en scène Simone Veil et le négationniste Robert Faurisson, devant des portraits de ce dernier et du maréchal Pétain. (Crédit : capture d’écran YouTube / Dieudonné Officiel)

Le procès en appel du polémiste Dieudonné M’Bala M’Bala, qui devait être rejugé notamment pour des fraudes fiscales et pour avoir détourné plus d’un million d’euros de recettes non comptabilisées de ses spectacles, a été renvoyé lundi à la fin du mois de mars.

La cour d’appel de Paris a fait droit à une demande de renvoi formulée par l’avocat du polémiste, absent pour raisons médicales. Le procès se tiendra du 26 au 31 mars.

L’humoriste controversé, au casier judiciaire rempli par ses sorties antisémites, avait été condamné en juillet 2019 à trois ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et 200 000 euros d’amende pour fraudes fiscales, blanchiment, abus de biens sociaux ou encore organisation frauduleuse de son insolvabilité.

Le tribunal correctionnel de Paris avait également condamné sa compagne Noémie Montagne, en tant que gérante de droit de leur société des Productions de la plume, à 18 mois d’emprisonnement avec sursis notamment pour abus de biens sociaux aux dépens de cette société et fraude à la TVA.

Les Productions de la plume ont été condamnées à 50 000 euros d’amende pour soustraction au paiement de la TVA.

Le polémiste et sa compagne s’étaient également vu infliger une interdiction de gérer une entreprise pendant dix ans, et le tribunal avait prononcé la confiscation des fortes sommes en espèces saisies au cours de l’enquête – plus de 657 000 euros.

Ils avaient fait appel.

Dans son jugement, le tribunal avait dénoncé des « infractions plurielles », commises « sur une longue période, 2009-2014 » par un homme « aux très nombreux antécédents tant fiscaux que judiciaires ».

La cour d’appel de Paris doit se prononcer le 18 février dans une autre affaire visant le polémiste, pour une chanson jugée antisémite publiée en juin 2017. En première instance, en novembre 2019, il avait été condamné à 9 000 euros d’amende pouvant se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement.

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