Le procureur de New York victime d’antisémitisme suite à une enquête sur la fondation Trump
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Le procureur de New York victime d’antisémitisme suite à une enquête sur la fondation Trump

L’ADL a condamné ces attaques en affirmant que ces ‘actions perturbantes' du ‘mouvement alt-right’ sont inquiétantes

Le procureur général de New York Eric T. Schneiderman (Crédit : Facebook)
Le procureur général de New York Eric T. Schneiderman (Crédit : Facebook)

L’ADL condamne les attaques contre le procureur en affirmant que ces ‘actions perturbantes’ font partie du ‘mouvement alt-right’

L’Anti-Defamation League a condamné une série d’attaques antisémites dont a été victime le procureur général de New York, Eric Schneiderman, après que ce dernier a annoncé que son bureau ouvrirait une enquête sur le Donald J. Trump Foundation.

Dans un communiqué publié lundi, l’ADL a déclaré que l’annonce de Schneiderman sur l’ouverture d’une enquête le 14 septembre a suscité une série de tweets et de commentaires antisémites, par exemple des tweets qui disaient : « Il est plus le procureur général de JEW York » et « Juste un autre Juif menteur qui tire les ficelles ».

« Nous condamnons fermement toutes les formes d’attaques antisémites sur le procureur général Schneiderman », a déclaré Evan Bernstein, le directeur régional de New York de l’ADL. « Ces actions répulsives et inquiétantes ne sont que le dernier exemple d’une tendance inquiétante de ‘l’alt-right’ qui répand ses opinions haineuses et tordues à travers Internet et les médias sociaux ».

L’ADL avait déjà annoncé la formation d’un groupe de travail pour documenter les actions de ‘l’alt-right’, un mouvement conservateur enraciné dans le nationalisme blanc dont les partisans utilisent souvent les provocations antisémites et raciales. Les membres de l’alt-right s’identifient souvent comme étant des partisans Trump, et le camp de Trump a été critiqué pour avoir partagé des tweets et des messages qui proviennent des sites et des forums de discussion de l’alt-right.

Le bureau Schneiderman a ouvert une enquête sur la fondation caritative du candidat républicain à la présidentielle après que les médias ont signalé des promesses de dons non tenues et que certains des dons étaient faits au bénéfice personnel de Trump, entre autres allégations.

Le 3 octobre après que Schneiderman a ordonné à la Trump Fundation de cesser la collecte de fonds à New York parce qu’il n’était pas été enregistré dans la ville, un néo-nazi bien connu, Andrew Anglin, a écrit sur son site Internet Daily Stormer : « le Juif de New York, le procureur général Eric Schneiderman suspend les dons de Trump ! ».

« Le but d’Andrew Anglin et d’autres antisémites et bigots de son espèce est de promouvoir la haine des Juifs et de dénigrer les minorités », a déclaré Bernstein. « Nous exhortons les utilisateurs de médias sociaux à faire preuve de vigilance au sujet de la présence numérique des extrémistes de l’alt-right et de rapporter le contenu problématique quand il cela est nécessaire ».

Schneiderman, un démocrate, n’a pas hésité à lier la campagne de Trump aux messages qu’il a reçus.

« Quand vous donnez une licence pour autoriser l’expression de la bigoterie contre les Mexicains et les musulmans, vous ouvrez la porte à la bigoterie contre tous les groupes de personnes, y compris les Juifs », a-t-il dénoncé dans un communiqué.

« Ce type [de] démagogie et d’image antisémite nous ramène à des temps beaucoup plus sombres de l’Histoire, où non seulement les Juifs – mais les Latinos, les Afro-Américains, et pratiquement chaque minorité ethnique, raciale et religieuse – ont été soumis à des types d’attaques cherchant à marginaliser les minorités et à les exclure du processus politique. Il est profondément troublant que ces voix aient trouvé une nouvelle vie au cours de la campagne présidentielle ».

Donald Trump pendant un évènement de campagne, accompagné par (de gauche à droite) son épouse Melania Trump, sa fille Ivanka Trump et son mari, Jared Kushner, à Waterloo, dans l'Iowa, le 1er février 2016. (Crédit : JTA/Samuel Corum/Anadolu Agency/Getty Images)
Donald Trump pendant un évènement de campagne, accompagné par (de gauche à droite) son épouse Melania Trump, sa fille Ivanka Trump et son mari, Jared Kushner, à Waterloo, dans l’Iowa, le 1er février 2016. (Crédit : JTA/Samuel Corum/Anadolu Agency/Getty Images)

L’ADL a exhorté Trump à plusieurs reprises de désavouer les messages provenant de ses partisans du mouvement alt-right.

En juillet, le beau-fils juif de Trump qui est également son conseiller clé, Jared Kushner, a écrit que le candidat ne doit pas être tenu responsable des attaques antisémites contre les détracteurs et les opposants de Trump qui sont publiées en ligne.

« Je suis consterné que quiconque… puisse soutenir ce genre de rhétorique haineuse », a écrit Kushner. « Mais blâmer Donald Trump pour les choses les plus scandaleuses faites par des gens qui prétendent le soutenir n’est pas différent de blâmer Bernie Sanders pour les gens qui tapent et crachent sur les drapeaux américains à ses rassemblements ».

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