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Le quotidien officiel de l’AP appelle à « mettre fin au projet sioniste colonial »

À l’approche de l’anniversaire de la déclaration historique Balfour, Mahmoud Abbas a ordonné que les drapeaux palestiniens soient mis en berne pour protester contre « l’injustice »

Des enfants palestiniens du camp de réfugiés d'Aida assistent à un événement organisé par l'artiste de rue britannique Banksy pour s'excuser pour le 100e anniversaire de la Déclaration Balfour, le 1er novembre 2017, dans son hôtel Walled-Off à Bethléem en Cisjordanie. (AFP/Ahmad Gharabli)
Des enfants palestiniens du camp de réfugiés d'Aida assistent à un événement organisé par l'artiste de rue britannique Banksy pour s'excuser pour le 100e anniversaire de la Déclaration Balfour, le 1er novembre 2017, dans son hôtel Walled-Off à Bethléem en Cisjordanie. (AFP/Ahmad Gharabli)

Un chroniqueur du quotidien officiel de l’Autorité palestinienne (AP) Al-Hayat Al-Jadida a appelé à la fin de l’Etat israélien avant le 104e anniversaire de la Déclaration Balfour mardi.

« Aujourd’hui, après 104 ans, le monde est toujours incapable de corriger cette erreur historique et cette injustice flagrante en mettant fin à ce projet sioniste colonial, qui constitue la plus grande opération de fraude et de vol de l’histoire », a écrit la semaine dernière le journaliste Basim Barhoum, qui écrit une chronique régulière pour Al-Hayat Al-Jadida.

L’article a été dénoncé par l’organisation à but non lucratif Palestinian Media Watch, qui surveille l’incitation à la haine dans les médias officiels de l’Autorité palestinienne.

Le 2 novembre 1917, le Royaume-Uni a publié la Déclaration Balfour – du nom du ministre des Affaires étrangères Arthur Balfour – soutenant l’autodétermination juive en Palestine mandataire.

Lord Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni en 1917, et le texte de la déclaration qui porte son nom et soutient l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. (Crédit : Domaine public/Wikipédia)

« Le gouvernement de Sa Majesté est favorable à l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et fera de son mieux pour faciliter la réalisation de cet objectif », a écrit Balfour au nom du gouvernement britannique.

Les Palestiniens continuent de considérer cette décision comme une trahison du gouvernement britannique et exigent régulièrement des excuses formelles. Le Royaume-Uni n’en a pas fourni.

Dans un discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies en 2016, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré : « Nous demandons à la Grande-Bretagne… de tirer les leçons nécessaires et d’assumer sa responsabilité historique, juridique, politique, matérielle et morale pour les conséquences de cette déclaration, y compris des excuses au peuple palestinien pour les catastrophes, la misère et l’injustice que cette déclaration a créées.

Abbas a publié dimanche un décret ordonnant à toutes les institutions publiques palestiniennes du monde entier – telles que les écoles, les ambassades et les tribunaux – de mettre le drapeau palestinien en berne mardi.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a prononcé un discours sur la pandémie de coronavirus, au siège de l’AP dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 5 mai 2020.

« Le décret présidentiel stipulait que le drapeau devait être abaissé dans toutes les institutions de l’État, ambassades et représentations, le deuxième jour de novembre de chaque année, en signe de condamnation de la ‘Déclaration Balfour’, du déplacement de notre peuple palestinien qui en résulte, et du vol de ses droits légitimes », a rapporté l’agence de presse officielle de l’AP WAFA.

Certains Israéliens – y compris l’actuel Premier ministre Naftali Bennett – s’opposent à la création d’un État palestinien, que la plupart des Palestiniens considèrent comme l’objectif clé de leur mouvement national.

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