Le Yémen et ses alliés demandent à l’ONU de faire pression sur les Houthis
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Le Yémen et ses alliés demandent à l’ONU de faire pression sur les Houthis

Les Houthis, de leur côté, ont accusé la coalition menée par les Saoudiens de n'avoir pas respecté ses engagements prévus dans l'accord de Stockholm

Des forces yéménites progouvernementales
sur une autoroute à l'est de Hodeida pour reprendre contrôle de la ville, aux mains des Houthis, le 8 novembre 2018. (Crédit : Khaled Ziad / AFP)
Des forces yéménites progouvernementales sur une autoroute à l'est de Hodeida pour reprendre contrôle de la ville, aux mains des Houthis, le 8 novembre 2018. (Crédit : Khaled Ziad / AFP)

Le gouvernement du Yémen et ses alliés, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ont demandé jeudi au Conseil de sécurité des Nations unies de pousser les rebelles Houthis à respecter l’accord de cessez-le-feu.

Dans une lettre que s’est procurée l’AFP, les trois gouvernements demandent au Conseil de sécurité de « faire comprendre aux Houthis, et à leurs soutiens iraniens, qu’ils seraient tenus responsables si leur persistance à ne pas tenir leurs engagements (…) devait mener à la rupture de l’accord de Stockholm« .

Ils accusent les rebelles d’avoir violé 970 fois cet accord de cessez-le-feu pour la ville portuaire de Hodeida depuis qu’il est entré en vigueur le 18 décembre.

Des combats sporadiques se produisent toujours et le redéploiement des forces rivales, qui était programmé pour le 7 janvier, n’a pas eu lieu. Les deux parties belligérantes avaient en outre accepté d’échanger 15 000 prisonniers, en soumettant la liste des noms de ces captifs au médiateur de l’ONU, mais seuls quelques uns ont pour l’heure été concernés.

Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, à Dubaï, le 7 juin 2017. (Crédit : Giuseppe Cacace/AFP)

« Nous comprenons que nous devons user de patience, mais elle ne peut être infinie », a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères des EAU, Anwar Gargash, à l’issue d’un entretien avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

« Nous ne voulons pas lancer d’offensive », a souligné le ministre émirati, tout en faisant part de son inquiétude quant à une éventuelle reprise des hostilités engendrée par les provocations des Houthis.

« Ce que nous voulons, c’est que les Nations unies et la communauté internationale exercent leur influence et fassent ce travail » de mettre la pression sur les Houthis pour qu’ils respectent le cessez-le-feu, a précisé M. Gargash.

Les Houthis, de leur côté, ont accusé la coalition menée par les Saoudiens de n’avoir pas respecté ses engagements prévus dans l’accord de Stockholm.

Le Conseil de sécurité s’est réuni à huis clos pour prendre connaissance d’un rapport du médiateur de l’ONU, Martin Griffiths, qui a conclu un nouvelle série de navettes diplomatiques.

La guerre fait rage au Yémen depuis presque quatre ans, et a fait sombrer ce pays de la péninsule arabique dans ce que l’ONU a qualifié de pire crise humanitaire au monde, avec des millions de personnes menacées de famine.

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