Les caméras dans les bureaux de vote arabes sont illégales – Hanan Melcer
Rechercher

Les caméras dans les bureaux de vote arabes sont illégales – Hanan Melcer

La décision rendue par le chef de la commission centrale électorale, qui est aussi magistrat à la Cour suprême, est soutenue par le procureur-général Avichai Mandelblit

Des citoyens arabes-israéliens se rendent aux urnes dans un bureau de vote à Ramla le jour des élections pour la 20e Knesset, le 17 mars 2015. (Hadas Parush/Flash90)
Des citoyens arabes-israéliens se rendent aux urnes dans un bureau de vote à Ramla le jour des élections pour la 20e Knesset, le 17 mars 2015. (Hadas Parush/Flash90)

Le magistrat à la Cour suprême, Hanan Melcer, qui préside également la commission centrale électorale, a décidé d’interdire aux partis politiques d’exercer une surveillance massive dans les bureaux de vote, le jour des élections.

Le Likud s’était vanté, à l’issue du mois d’avril, d’avoir déployé 1 200 caméras mobiles dissimulées sous les chemises de ses observateurs dans les bureaux de vote des villes arabes, tentant apparemment de déceler les dysfonctionnements éventuels chez les électeurs arabes pour clamer – s’ils s’avéraient défavorables à la formation politique – qu’ils avaient été entachés par une fraude massive.

Les critiques avaient estimé que cette initiative visait à réduire le taux de participation des électeurs arabes. Les partisans de l’initiative avaient pour leur part insisté sur le fait que de telles fraudes étaient répandues au sein de la communauté arabe.

Le parti au pouvoir avait apparemment été dans l’incapacité de déceler de telles fraudes le jour des élections, aucune vidéo de tricherie n’ayant émergé depuis, suite à cette initiative.

Dans sa décision, Melcer interdit expressément à quiconque n’appartenant pas à la commission centrale électorale elle-même de déployer des caméras dans les bureaux de vote, avertissant que la détention de tels enregistrements ou leur vision seulement pourraient relever du délit pénal.

Il explique qu’autoriser une telle surveillance exigerait l’adoption d’une législation dans ce sens.

Il ordonne également la formation d’une unité spéciale agissant sous l’autorité de la commission centrale électorale qui contrôlerait et aurait seule le pouvoir – si nécessaire – de filmer dans les bureaux de vote, avec des limites rigoureuses sur l’usage de la vidéo et sur les personnes autorisées à la regarder.

La décision de Melcer fait référence au procureur-général Avichai Mandelblit qui lui aurait apporté son soutien.

Le Likud s’est enorgueilli d’avoir programmé une opération de surveillance encore plus importante pour le scrutin du 17 septembre et il aurait déjà dépensé des millions pour acheter des caméras et former ses personnels.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...