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Les canicules tuent environ 45 personnes en Israël chaque année, selon une étude

Les personnes âgées de plus de 70 ans sont les plus touchées par les hausses soudaines de température

Des Israéliens profitent de la plage de Tel Aviv par une chaude journée d'été, le 6 juillet 2021. Illustration (Crédit : Miriam Alster/Flash90) 
Des Israéliens profitent de la plage de Tel Aviv par une chaude journée d'été, le 6 juillet 2021. Illustration (Crédit : Miriam Alster/Flash90) 

Le ministère de l’Environnement a publié mardi une étude sur le lien entre le changement climatique et la mortalité à travers la fréquence accrue des vagues de chaleur.

L’étude s’est penchée sur les vagues de chaleur dans le pays de 2012 à 2020 et a analysé les données de mortalité en Israël. Il en ressort que chaque vague de chaleur en Israël entraîne la mort de quelque 45 personnes en moyenne, les plus de 70 ans étant les plus touchés par les brusques hausses de température.

« La crise du changement climatique est une véritable menace pour la santé et la vie », a déclaré la ministre de l’Environnement Tamar Zandberg. « L’étude montre l’impact des canicules et de la crise climatique sur la surmortalité, en particulier au sein des populations vulnérables ». Le ministère, l’État et tous les organismes publics et collectivités locales doivent se préparer aux vagues de chaleur afin de réduire la mortalité précoce, les souffrances et les dépenses médicales. »

La majorité des cas de mortalité inhabituels pendant les vagues de chaleur ont été observés chez les adultes de plus de 70 ans, qui représentaient 88,5 % de tous les décès.

Outre les décès, les canicules augmentent aussi le nombre d’hospitalisations et les coûts des soins de santé, selon l’étude.

La fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur dans le monde, y compris en Israël, sont en augmentation, et le taux d’augmentation est plus élevé que ce qui avait été anticipé jusqu’à présent.

Un patient attend une chambre dans le centre médical Sourasky Ichilov à Tel Aviv. (Crédit : Gideon Markowicz/Flash90

Cette étude fait suite à une conférence organisée l’année dernière sur le changement climatique et la santé publique à l’Université Ben Gurion, qui a réuni des responsables du ministère de la Santé, des décideurs et des chercheurs pour discuter des dommages croissants causés à la santé des populations par les vagues de chaleur.

Le Dr Tamar Berman, toxicologue environnementale de l’Université hébraïque de Jérusalem qui travaille avec le ministère de la Santé, avait expliqué lors de la conférence en ligne à l’époque que si le gouvernement avait effectivement approuvé une décision en 2018 pour se préparer au changement climatique, fin 2021, aucun des ministères concernés n’avait encore reçu de budget pour effectuer les travaux nécessaires.

Certains progrès ont été réalisés, a déclaré Berman, avec la création d’une direction spéciale et de sept sous-commissions, et des étapes telles que la cartographie des dangers liés aux fortes chaleurs prévues.

Le ministère de l’Environnement a récemment parrainé le premier projet de loi israélien sur le climat, qui a été approuvé au début du mois par la commission ministérielle des lois.

Le projet de loi vise à engager le gouvernement à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 27 % d’ici à 2030 par rapport à une référence de 2015, et à atteindre un niveau net zéro d’ici à 2050.

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