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Les conducteurs de bus en désaccord avec le ministère des Transports refont grève

Des centaines de chauffeurs de bus ont manifesté entre 6 et 9 heures dimanche matin à Jérusalem et dans d'autres grandes villes pour de meilleures conditions de travail

Illustration : Les chauffeurs de bus "Kavim" manifestent contre les violences qui leur sont adressées près de la Knesset à Jérusalem, le 17 décembre 2018. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Illustration : Les chauffeurs de bus "Kavim" manifestent contre les violences qui leur sont adressées près de la Knesset à Jérusalem, le 17 décembre 2018. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Des perturbations massives du trafic étaient attendues dans tout Israël dimanche matin, alors que des centaines de chauffeurs de bus se sont mis en grève dans le cadre d’une protestation continue pour de meilleures conditions de travail.

« Le pays va s’embraser des suites de la plus grande grève des chauffeurs qu’il n’ait jamais connue », a prévenu leur syndicat dans un communiqué.

Les chauffeurs d’un certain nombre de compagnies, dont Afikim, Extra, Tnufah, Dan Beer Sheva et Beit Shemesh Express, se sont mis en grève de 6 à 9 heures du matin, à l’heure de pointe, le premier jour de la semaine de travail.

Les conducteurs ont dit faire grève en signe de protestation contre leurs faibles salaires et contre la ministre des Transports Merav Michaeli, qui refuserait de rencontrer leurs représentants.

L’Organisation des chauffeurs de bus israéliens a déclaré qu’il y a une pénurie de 5 000 chauffeurs et que les chauffeurs font des doubles journées de travail pour gagner un salaire satisfaisant. Elle a également déclaré que de nombreux chauffeurs subissent des attaques et des abus de la part des passagers, un problème qui n’est pas suffisamment pris en compte.

Les conducteurs ont organisé des grèves plus limitées au cours des dernières semaines. La grève nationale de dimanche à l’heure de pointe marque une escalade de leur protestation.

Le Syndicat des conducteurs a déclaré que Michaeli a refusé d’augmenter leurs salaires et qu’elle « met en danger la vie des conducteurs et des passagers ». Il a également déclaré que le ministère des Transports n’a pas répondu à sa demande d’engager de nouveaux conducteurs ou de leur fournir une sécurité suffisante.

Michaeli a déclaré qu’elle avait annoncé jeudi de nouvelles allocations pour les conducteurs de bus, après que le ministère des Finances a refusé à plusieurs reprises ses demandes de fonds. Elle a également déclaré que 220 millions de shekels ont déjà été alloués à la formation et l’amélioration des conditions des conducteurs.

Les villes touchées par la grève sont Jérusalem, Netanya, Ashdod, Petah Tikva, Bnei Brak, Beer Sheva et une partie de la Cisjordanie, ainsi que la desserte de l’aéroport international Ben Gurion.

Comme il s’agit du premier jour de la semaine de travail, les soldats de tout le pays retournent à leur base après un week-end de repos à la maison. L’armée a demandé à certains soldats de rentrer à la base plus tard que d’habitude.

Par ailleurs, le Syndicat des enseignants a mis fin à une grève nationale vendredi, retournant dans les salles de classe après deux jours complets d’annulation des cours qui ont causé de grandes perturbations pour les parents qui travaillaient.

Le processus de dissolution de la Knesset s’achèvera probablement lundi, ce qui la rendra dans l’incapacité d’adopter de nouvelles lois.

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