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Interruption de la grève après deux jours, les classes rouvrent ce vendredi

Les cours ont repris après que Yaffa Ben David a rencontré Kobi Bar-Nathan du Trésor ; la grève pourrait cependant reprendre si un accord n'est pas conclu rapidement

Illustration : Vue d'une école vide à Tel Aviv, suite à une grève du Syndicat des enseignants, le 19 juin 2022. (Crédit: Avshalom Sassoni/Flash90)
Illustration : Vue d'une école vide à Tel Aviv, suite à une grève du Syndicat des enseignants, le 19 juin 2022. (Crédit: Avshalom Sassoni/Flash90)

Après avoir fait grève pendant deux jours entiers, les enseignants sont retournés en classe vendredi après que leur syndicat a annoncé jeudi qu’il mettait en pause les sanctions, bien qu’il n’ait pas encore trouvé d’accord ni sur les salaires ni sur les réformes avec les représentants du gouvernement.

Le Syndicat des enseignants israéliens a déclaré que la grève était gelée à la demande de la ministre de l’Éducation, Yifat Shasha-Biton. Le syndicat a également fait état d’une rencontre « concrète » jeudi entre la secrétaire-générale du Syndicat des enseignants, Yaffa Ben David, et un fonctionnaire du ministère des Finances, Kobi Bar-Nathan, directeur des accords sur les salaires et l’emploi au Trésor.

Ils doivent se rencontrer à nouveau dimanche.

Dans un communiqué, Ben David a déclaré qu’elle « espérait poursuivre des négociations pertinentes et honnêtes », tout en prévenant que le syndicat pourrait reprendre la grève si les négociations ne débouchaient pas rapidement sur un accord.

« Si nous ne parvenons pas à un accord dans les prochains jours, nous serons contraints de reprendre la lutte », a-t-elle déclaré.

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a salué cette décision.

« Les élèves, les enseignants et les parents méritent une fin d’année scolaire réussie, sans grève ni sanction », a-t-il tweeté.

Yaffa Ben-David, à gauche, lors d’une conférence à Jérusalem, le 11 février 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90/File) ; Le ministre des Finances Avigdor Liberman pendant une conférence de presse à Jérusalem, le 12 juin 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Shasha-Biton a également salué la pause de la grève, tout en promettant de faire pression pour une « avancée rapide » des négociations.

L’annonce du Syndicat des enseignants d’Israël est intervenue après une deuxième grève consécutive d’une journée entière dans les écoles maternelles, primaires et secondaires du pays, et ce après une semaine de grèves régionales de deux heures qui ont forcé les écoles dans différentes parties du pays à ouvrir plus tard que d’ordinaire.

Plusieurs municipalités ont organisé des cours jeudi malgré la grève.

Les établissements d’enseignement spécialisé sont restés ouverts et la grève n’a pas affecté les élèves de 5e et au delà, qui ont terminé l’année scolaire lundi.

Les écoles primaires, les collèges et les jardins d’enfants doivent terminer l’année scolaire la semaine prochaine.

Le Syndicat des enseignants a tenté de faire pression sur le ministère des Finances dans le cadre d’un conflit portant sur les salaires et les conditions de travail, mais il a fait l’objet de nombreuses critiques de la part de parents épuisés par la grève, qui ont dû se démener pour trouver des solutions pour faire garder leurs enfants.

Le conflit social est centré sur les réformes prévues par le ministère des Finances pour réduire le pouvoir du Syndicat des enseignants, notamment en permettant aux directeurs d’école de licencier du personnel sans intervention du syndicat et en réduisant l’écart de rémunération entre les enseignants chevronnés et les nouveaux.

Le ministère des Finances a déclaré qu’il était prêt à augmenter les salaires des enseignants, mais uniquement dans le cadre d’un ensemble de réformes visant à améliorer le système éducatif dans son ensemble, propositions que le Syndicat des enseignants a jusqu’à présent refusé d’accepter.

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