Les diplomates et émissaires israéliens lancent le scrutin législatif de mars
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Les diplomates et émissaires israéliens lancent le scrutin législatif de mars

Environ 5 200 Israéliens vivant à l'étranger commencent à voter ; le tout premier à avoir glissé son bulletin dans l'urne est l'ambassadeur israélien en Nouvelle-Zélande

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Itzhak Gerberg, l'ambassadeur israélien en Nouvelle-Zélande, place son bulletin dans l'urne à Wellington, le 19 février 2020 (Crédit : Ministère israélien des Affaires étrangères)
Itzhak Gerberg, l'ambassadeur israélien en Nouvelle-Zélande, place son bulletin dans l'urne à Wellington, le 19 février 2020 (Crédit : Ministère israélien des Affaires étrangères)

Les diplomates israéliens ont commencé à voter pour les élections nationales. Le tout premier bulletin dans l’urne a été déposé par l’ambassadeur israélien à Wellington, en Nouvelle-Zélande, mercredi matin.

Tandis que la vaste majorité des 6,3 millions d’Israéliens en âge de voter devront attendre le 2 mars avant de prendre part au troisième scrutin électoral organisé en moins d’un an, environ 5 200 Israéliens stationnés dans 96 ambassades et consulats pourront placer leur bulletin dans l’urne de 8 heures du matin à 21 heures, selon leur heure locale, mercredi.

Le vote a commencé à 9 heures – heure locale – en Nouvelle-Zélande (soit 22 heures en Israël, mardi) et se déplacera lentement vers l’ouest, s’achevant à San Francisco environ 30 heures plus tard, a noté le ministère des Affaires étrangères.

Selon la loi israélienne, les citoyens privés vivant à l’étranger ne peuvent pas voter – à moins de se rendre dans le pays pour l’occasion. Mais l’exception accordée aux diplomates s’applique également aux émissaires envoyés à l’étranger par l’Agence juive, le KKL-JNF, Keren Hayesod et l’Organisation sioniste mondiale. De plus, leurs époux, épouses ou leurs enfants (âgés de 18 à 20 ans) sont également autorisés à glisser leur bulletin dans l’urne à l’étranger.

Pour superviser le vote, chaque ambassade a mis en place une mini-commission électorale, qui est habituellement constituée du consul et d’un autre responsable de haut rang qui, si possible, n’est pas rattaché au ministère des Affaires étrangères – c’est généralement un attaché culturel ou militaire.

Chaque électeur pénètre dans l’isoloir et place son bulletin dans une enveloppe scellée. A la sortie de l’isoloir, cette dernière est placée dans une seconde enveloppe comportant le nom et le numéro d’identité de l’électeur.

Toutes les enveloppes sont alors envoyées à Jérusalem, où elles sont conservées en lieu sûr jusqu’au jour du scrutin. Les membres de la commission électorale, à la Knesset, regardent les noms figurant sur les enveloppes et vérifient avec les bureaux de vote où l’électeur est inscrit qu’il n’a pas voté deux fois.

La première enveloppe scellée contenant le bulletin est alors placée dans une urne spéciale, avec les autres enveloppes de l’étranger.

Après la fermeture des bureaux de vote sur le sol israélien et au moment du début du décompte des voix, l’urne des diplomates est également dépouillée.

C’est la troisième élection en un an après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est montré dans l’incapacité de former une coalition lors des scrutins du mois d’avril et du mois de septembre et l’échec du leader de Kakhol lavan, Benny Gantz, à rassembler une majorité suite au vote du mois de septembre.

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