Les dirigeants internationaux félicitent Israël pour son nouveau gouvernement
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Les dirigeants internationaux félicitent Israël pour son nouveau gouvernement

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre indien, le chancelier autrichien saluent Netanyahu, Gantz et les Israéliens

La première conférence de presse du nouveau gouvernement d'unité présidé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par le Premier ministre d'alternance Benny Gantz à la Knesset, le 17 mai 2020. (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL)
La première conférence de presse du nouveau gouvernement d'unité présidé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par le Premier ministre d'alternance Benny Gantz à la Knesset, le 17 mai 2020. (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL)

Plusieurs leaders internationaux, parmi lesquels le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, ont félicité Israël, dimanche, à l’occasion de la formation de son nouveau gouvernement.

La chancelière allemande Angela Merkel, dans un message adressé au Premier ministre Benjamin Netanyahu, s’est dite impatiente de continuer à coopérer avec lui.

« L’Allemagne va continuer à défendre Israël et la paix au Moyen-Orient. Je vous souhaite, ainsi qu’à tous les citoyens israéliens, de la force, de la détermination et du succès dans la lutte contre la pandémie de coronavirus », a-t-elle écrit.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a publié trois tweets – sur ses comptes personnel et professionnel – félicitant son nouvel homologue Gabi Ashkenazi.

« Le partenariat étroit et l’amitié entre l’Allemagne et Israël me sont personnellement très chers. Je me réjouis de notre coopération future ! », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le Premier ministre indien, Narendra Modi, s’est exprimé en anglais et en hébreu à l’attention de Netanyahu et du Premier ministre d’alternance Benny Gantz sur Twitter.

“Mazel Tov à mon ami Netanyahu pour la formation de votre cinquième gouvernement en Israël. Je vous souhaite, à vous et à Gantz, de réussir dans votre mission et je suis impatient de pouvoir continuer à travailler étroitement avec votre gouvernement pour renforcer le partenariat stratégique entre l’Inde et Israël », a écrit Narendra Modi.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue indien Narendra Modi se serrent la main lors d’une conférence de presse conjointe dans la maison du président à New Delhi, en Inde, le 15 janvier 2018. (Crédit : Avi Ohayon / GPO)

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a exprimé ses « sincères félicitations » à Netanyahu, promettant d’approfondir encore les « excellentes relations » entre Vienne et Jérusalem.

« Nous continuerons nos efforts dans la lutte contre l’antisémitisme et contre l’anti-sionisme sous toutes leurs formes », a-t-il commenté.

Sebastian Kurz a également transmis ses meilleurs vœux au nouveau Premier ministre par alternance.

« Comme je l’ai souligné dans le passé, la sécurité d’Israël est non négociable pour l’Autriche », a-t-il noté.

De son côté, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a tweeté une photo de lui-même aux côtés de Netanyahu et déclaré, « nous saluons chaleureusement l’annonce de la formation d’un nouveau gouvernement en Israël. Nous sommes extrêmement chanceux d’avoir des partenaires d’une telle force et d’une telle expérience à Jérusalem et nous travaillerons de concert pour promouvoir la sécurité et la prospérité de nos populations ».

Pour sa part, l’ambassadeur des États-Unis au sein de l’État juif, David Friedman, a écrit : « Félicitations et Mazal Tov au Premier ministre Netanyahu, au [Premier ministre par alternance & ministre de la Défense] Gantz, à l’État d’Israël et au peuple d’Israël pour la formation de ce nouveau gouvernement. Les États-Unis se réjouissent de travailler à vos côtés pour renforcer encore notre relation incroyablement forte et notre lien incassable ».

Le ministre des Affaires étrangères autrichien, Alexander Schallenberg, a déclaré avoir hâte de travailler avec Ashkenazi, tout comme son homologue lituanien Linas Linkevicius.

Le président russe a également tenu à féliciter Netanyahu, a fait savoir le Kremlin. « J’apprécie beaucoup les relations établies entre nous, qui créent des opportunités pour des discussions profondes et efficaces de toute question à l’ordre du jour bilatéral et international, même les plus compliquées. J’espère que le nouveau gouvernement sous votre direction poursuivra cette tendance à développer des relations amicales et une coopération mutuellement profitable entre nos nations. Cela répond évidemment aux intérêts des peuples de Russie et d’Israël et est conforme au besoin de paix, de sécurité et de stabilité », a commenté Vladimir Poutine.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a aussi adressé ses félicitations au Premier ministre Benjamin Netanyahu et au ministre de la Défense Benny Gantz pour la formation de leur nouveau gouvernement. « Le Canada et Israël partagent une longue histoire en tant qu’amis proches, ainsi que partenaires dans des organisations internationales. Au fil des décennies, nous sommes restés unis par nos valeurs démocratiques communes et nos liens étroits de peuple à peuple », selon le communiqué du bureau de M. Trudeau.

Le bureau de Netanyahu a indiqué que Trudeau avait téléphoné à son homologue israélien, les deux hommes ayant discuté de la lutte contre le coronavirus et convenu d’une « coopération technologique, en mettant l’accent sur la recherche d’un médicament et d’un vaccin ». Ils ont également discuté des « derniers développements dans la région », que le communiqué du bureau du Premier ministre n’a pas précisé.

Le Premier secrétaire d’État et secrétaire d’État des Affaires étrangères britannique Dominic Raab a également félicité Netanyahu et Gantz pour leur gouvernement d’unité.

Le 35e gouvernement a prêté serment dimanche devant la Knesset, mettant un terme à une impasse politique de 508 jours au cours desquels les députés avaient été dans l’incapacité de rassembler une coalition.

La Knesset a adopté le nouveau gouvernement à 73 voix « pour » et 46 voix « contre ».

Le leader du Likud, Netanyahu, a été désigné officiellement Premier ministre. Il s’agit de son cinquième mandat en la matière.

Gantz, numéro un de Kakhol lavan, a été nommé « Premier ministre d’alternance et futur Premier ministre », ainsi que ministre de la Défense. Netanyahu a promis, depuis la tribune, de remettre le portefeuille de Premier ministre à Gantz le 17 novembre 2021 prochain.

En plus des deux hauts responsables, 32 autres ministres ont prêté serment, et notamment la toute première ministre ultra-orthodoxe, Omer Yankelevich (Affaires de la Diaspora) et la toute première ministre née en Éthiopie de toute l’histoire du pays, Pnina Tamano-Shata (qui s’empare du portefeuille de l’Immigration et de l’Intégration). Un 35e ministère, celui de ministre des Affaires des minorités, doit encore être pourvu par Kakhol lavan.

Le leader du parti Kakhol lavan Benny Gantz après la présentation du 35è gouvernement d’Israël à la Knesset, le 17 mai 2020 (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL)

Avec un total de 73 députés, la coalition intègre 35 parlementaires du Likud, 16 de la formation Kakhol lavan, neuf du Shas, sept de Yahadout HaTorah, deux du Parti travailliste, deux de Derech Eretz ainsi qu’un issu de HaBayit HaYehudi et une députée de la faction Gesher.

S’exprimant lors de la toute première réunion du cabinet qui a eu lieu dans la salle Chagall, immédiatement après la cérémonie de prestation de serment, Netanyahu a indiqué aux nouveaux ministres que la pandémie de coronavirus figurait en tête de l’agenda gouvernemental.

« La première mission, c’est l’urgence posée par le coronavirus et par la crise sanitaire », a-t-il déclaré. « Tant que le virus sera présent et qu’il n’y aura pas de vaccin, il pourra faire son retour du jour au lendemain ».

« Le fait que nous soyons parvenus à empêcher la maladie de se propager largement ne signifie pas que nous soyons en mesure de prévenir » une nouvelle vague d’épidémie, a-t-il ajouté, soulignant que les « routines propres au coronavirus » dureront longtemps. « Je ne veux pas dire exactement combien de temps », a-t-il poursuivi, disant qu’il espérait que l’avenir lui donnerait tort.

La seconde mission, a-t-il continué, sera l’adoption d’un budget pour l’État et, plus généralement, la relance de l’économie israélienne. Il a reconnu qu’elle pourrait ne pas revenir rapidement au niveau où elle était avant la crise de la Covid-19.

Troisième tâche au sommet de l’ordre du jour, la lutte contre l’Iran, a-t-il noté.

La quatrième sera de combattre l’enquête sur de potentiels crimes de guerre qui pourrait être lancée par la Cour pénale internationale (CPI).

« C’est un développement troublant… C’est une menace stratégique » pour l’État juif et pour l’armée israélienne, a-t-il commenté, ajoutant qu’il n’utilisait ce type de langage que rarement.

La cinquième mission concerne la question diplomatique posée par l’annexion de la Cisjordanie. « Je ne dissimule pas mon intention de l’aborder rapidement au cabinet », a-t-il annoncé.

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