Les droits nationaux ne sont pas des affaires immobilières, fustige Abbas
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Les droits nationaux ne sont pas des affaires immobilières, fustige Abbas

Le dirigeant va rencontrer le roi Abdallah de Jordanie pour savoir "ce qui s'est passé Manama", a indiqué un responsable de l'Autorité palestinienne

Jared Kushner, conseiller principal de la Maison Blanche, s'adresse à l'auditoire lors de la séance d'ouverture de l'atelier "De la paix à la prospérité" à Manama, Bahreïn, le 25 juin 2019. (Bahrain News Agency via AP)
Jared Kushner, conseiller principal de la Maison Blanche, s'adresse à l'auditoire lors de la séance d'ouverture de l'atelier "De la paix à la prospérité" à Manama, Bahreïn, le 25 juin 2019. (Bahrain News Agency via AP)

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a continué, jeudi, de dénoncer la conférence économique chapeautée par les États-Unis, assénant que les aspirations politiques des Palestiniens ne pouvaient être achetées ou vendues.

Mahmoud Abbas s’exprimait lors d’une conférence de presse à Ramallah aux côtés du président chilien, Sebastian Pinera, au lendemain du sommet « De la paix à la prospérité » organisé dans la capitale bahreïnie, Manama.

« Les droits nationaux ne sont pas des biens immobiliers qui s’achètent ou se vendent. Parvenir à une solution politique qui garantisse la liberté, la dignité, l’indépendance et la justice pour notre peuple doit précéder tout projet ou programme économique, car cela créera la stabilité et la sécurité pour tous », a indiqué Mahmoud Abbas. « C’est pour cette raison que l’État de Palestine n’a pas participé au sommet américain. »

Le président de l’Autorité palestinienne et d’autres responsables palestiniens ont tenu des propos similaires en amont de la conférence, organisée mardi et mercredi.

Cette dernière était consacrée au volet économique du plan de résolution du conflit israélo-palestinien de l’administration Trump, qui propose plus de 50 milliards de dollars d’investissements en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et des pays arabes voisins, sur les dix prochaines années.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le président chilien, Sebastian Pinera, se rencontrent à Ramallah, le 27 juin 2019. (Crédit : Wafa)

Un petit nombre d’hommes d’affaires palestiniens y ont participé, et seul Ashraf Jabari, un entrepreneur de la région de Hébron entretenant des liens avec les résidents d’implantations israéliens et l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, s’est exprimé à la tribune du sommet. Il fait l’objet de fortes critiques en raison de ses relations avec les résidents israéliens d’implantations.

Abbas est parti pour Amman jeudi, où il rencontrera le roi Abdallah II de Jordanie pour savoir « ce qui s’est passé à Manama », a fait savoir au Times of Israël un cadre du bureau du président de l’Autorité palestinienne, s’exprimant sous couvert d’anonymat, sans élaborer.

Mercredi, Abbas et Abdallah se sont entretenus par téléphone et ont tous les deux exprimé leur soutient à l’Initiative de paix arabe, a rapporté le site web de Rammalah.

Cette initiative appelle Israël à accepter une solution à deux États selon les frontières de 1967 et une solution « juste » au problème des réfugiés palestiniens, en échange de quoi les nations arabes normaliseront les relations avec l’État juif et déclareront la fin du conflit arabo-israélien.

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