Israël en guerre - Jour 146

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Les familles d’otages tentent en vain d’empêcher le passage d’aide humanitaire à Gaza

Les forces de sécurité empêchent un convoi de manifestants d'atteindre Kerem Shalom, où ils comptaient exiger l'arrêt des livraisons de fournitures à la bande de Gaza

Les parents et amis des otages détenus dans la bande de Gaza par le groupe terroriste du Hamas rassemblés sur la route près du passage frontalier de Kerem Shalom entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 9 janvier 2024. (Crédit : Leo Correa/AP)
Les parents et amis des otages détenus dans la bande de Gaza par le groupe terroriste du Hamas rassemblés sur la route près du passage frontalier de Kerem Shalom entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 9 janvier 2024. (Crédit : Leo Correa/AP)

Les forces de sécurité israéliennes ont empêché mardi un convoi de parents d’otages de parvenir au point de passage de Kerem Shalom, où ils avaient l’intention d’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, afin de protester contre les échecs à faire libérer leurs proches et le fait qu’aucune aide ne leur soit apportée.

Les manifestants ont exigé qu’Israël refuse le passage de toute aide humanitaire à Gaza tant que les 136 otages encore aux mains du Hamas dans la bande de Gaza n’auront pas été libérés et n’auront pas eu accès à une aide de base, notamment des médicaments.

La police israélienne a indiqué que le convoi avait été arrêté par les forces de sécurité parce que le poste frontière se trouvait dans une zone militaire fermée désignée.

« Mon fils et les autres otages ont également besoin d’une aide humanitaire », a affirmé au site d’information Ynet, Niva Wenkert, qui participait à la manifestation et dont le fils, Omer Wenkert, a été pris en otage. « Ma vie et celle de mon fils sont entre les mains du Hamas et de l’État d’Israël ».

Elle a ajouté que son fils nécessitait des médicaments, qu’il ne recevait très probablement pas à Gaza, et qu’Israël devrait exiger qu’en retour de toute aide accordée à Gaza, les otages obtiennent également une aide humanitaire.

Ayala Metzger, belle-fille de Yoram et Tami Metzger, faisait également partie du convoi. Tami, âgée de 78 ans, a été libérée pendant la trêve de novembre, mais Yoram, âgé de 80 ans, est toujours à Gaza.

Des manifestants tenant des photos d’Israéliens pris en otage par des terroristes du Hamas à Gaza, rassemblés pour demander au gouvernement de trouver un moyen de ramener les otages chez eux, devant le QG militaire de la Kirya, à Tel Aviv, le 19 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

« Il est temps de mettre fin à cette plaisanterie. Ils reviendront dans 136 cercueils », a-t-elle dit au sujet des otages. « Qui sait combien de temps il survivra en captivité ? La moyenne [de survie] à Auschwitz était de trois à quatre mois ».

Yehudit Mevorach, sœur d’Avinatan Or, a déclaré à Ynet que selon elle, si Gaza était privée de carburant et d’eau, les otages seraient libérés dans les cinq jours.

« Quel autre pays combattrait un ennemi aussi cruel et insensible tout en lui apportant de l’aide », a-t-elle déclaré.

Michal Woldiger (HaTzionout HaDatit), s’est jointe au convoi en signe de soutien aux familles.

« Cela n’a aucun sens de leur fournir des biens et des équipements alors que nos otages sont toujours là, sans que nous n’ayons le moindre signe de vie », a-t-elle déclaré aux familles. « Ce n’est pas ainsi que nous parviendrons à les récupérer. »

Des parents de soldats israéliens et des activistes protestent contre des camions d’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza, près du point de passage de Kerem Shalom, dans le sud d’Israël, le 21 décembre 2023. (Crédit : Flash90)

Selon Ynet, une deuxième tentative pour atteindre Kerem Shalom a été prévue par les familles dans les prochains jours.

Israël est soumis à de fortes pressions de la communauté internationale pour autoriser l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza afin d’éviter une crise humanitaire parmi la population civile.

L’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, le 7 octobre, a entraîné la mort de près de 1 200 personnes en Israël, pour la plupart des civils, et la prise en otage d’environ 240 autres personnes, dont 132 sont toujours en captivité ; une trêve temporaire avait permis à 105 d’entre elles d’être libérées.

Quatre otages avaient été libérées avant cette trêve et une autre avait été secourue par les troupes. Les dépouilles de huit otages ont également été retrouvées et trois otages ont été tués par erreur par l’armée. Tsahal a confirmé que 25 des otages encore détenus par le Hamas étaient déjà morts, citant de nouveaux renseignements et de nouvelles preuves obtenus par les troupes opérant dans la bande de Gaza.

Le Hamas détient également les corps des soldats de Tsahal tombés au combat en 2014, Oron Shaul et Hadar Goldin, ainsi que de deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient tous deux en vie et seraient entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef, en 2014 et 2015 respectivement.

Dimanche sera le 100e jour de la guerre et du kidnapping des otages et sera marqué par une marche qui partira du site de la rave Supernova, qui a été pris pour cible par les terroristes du Hamas lors de l’attaque. Les participants gagneront ensuite Jérusalem puis Tel Aviv, où la marche s’achèvera par une manifestation de 24 heures.

Emanuel Fabian a contribué à cet article.

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