Les femmes arabes et éthiopiennes les plus défavorisées pour l’emploi – étude
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Les femmes arabes et éthiopiennes les plus défavorisées pour l’emploi – étude

Certains groupes minoritaires gagnent moins de la moitié de la moyenne nationale ; les hommes ultra-orthodoxes obtiennent les meilleurs résultats parmi les minorités en Israël

Femmes bédouines israéliennes travaillant dans un centre de service à la clientèle de Bezeq, situé dans une mosquée, dans la ville arabe du sud, Hura, le 27 juillet 2015. (Miriam Alster/FLASH90)
Femmes bédouines israéliennes travaillant dans un centre de service à la clientèle de Bezeq, situé dans une mosquée, dans la ville arabe du sud, Hura, le 27 juillet 2015. (Miriam Alster/FLASH90)

Les femmes arabes et éthiopiennes en Israël gagnent moins de la moitié du salaire moyen national et sont les groupes les plus défavorisés sur le marché du travail du pays, selon une enquête sur les minorités sur le marché du travail publiée lundi.

Globalement, les salaires des femmes ne représentent que 59 % des salaires des hommes en Israël, selon l’enquête.

L’indice annuel de diversité de l’emploi [Employment Diversity Index], publié par le ministère de l’Industrie, du commerce et du travail de l’Université de Tel Aviv et la Commission pour l’égalité des chances du Cabinet du Premier ministre, dresse un tableau sombre des possibilités d’emploi des minorités en Israël, en particulier des femmes appartenant à des minorités.

L’enquête a mesuré la représentation des groupes minoritaires dans 20 industries du secteur privé représentant environ un million de travailleurs et a comparé les salaires des travailleurs des minorités à ceux des autres travailleurs dans le même domaine.

L’indice, qui en est à sa troisième année, analyse l’emploi des Arabes, des Éthiopiens, des ultra-orthodoxes et des travailleurs de plus de 45 ans, et mesure les différences entre les sexes dans ces groupes.

En général, les femmes israélo-éthiopiennes et arabes, ainsi que les femmes de plus de 45 ans sans diplôme universitaire, gagnent moins de 50 % du salaire moyen.

Selon l’enquête, l’éducation a aidé les groupes minoritaires, mais ne les a pas mis sur un pied d’égalité. Les femmes éthiopiennes et arabes ayant fait des études supérieures se heurtent à davantage d’obstacles à l’emploi que les femmes de la population générale.

Les femmes titulaires d’un diplôme de moins de 30 ans gagnent entre 20 à 40 % de moins que les hommes titulaires du même diplôme universitaire.

Des immigrants juifs nouvellement arrivés d’Ethiopie se tiennent près d’un panneau peint sur lequel on peut lire « Joyeux printemps » au Centre d’intégration de Mevasseret Zion, près de Jérusalem, le 25 mars 2010. (Miriam Alster/FLASH90)

Les femmes ultra-orthodoxes diplômées gagnent 55 % du salaire moyen dans leur domaine, tandis que les femmes ultra-orthodoxes sans diplôme gagnent 69 % de la moyenne.

Les Israéliens éthiopiens sont presque entièrement absents dans certains domaines, sont surreprésentés dans les industries à bas salaires, et même dans ces secteurs, ils gagnent 25 % de moins que les groupes non minoritaires, selon les chercheurs.

Parmi les hommes appartenant à des minorités, ce sont les travailleurs ultra-orthodoxes qui gagnent le plus, et les Éthiopiens le moins.

Les hommes et les femmes éthiopiens affichent le taux d’emploi le plus élevé de tous les groupes étudiés.

L’enquête a été présentée au président Reuven Rivlin lundi.

« Outre les succès remportés, nous avons beaucoup de travail à faire en ce qui concerne les énormes écarts de salaires et de possibilités d’emploi pour la société arabe, le secteur ultra-orthodoxe et les Israéliens d’origine éthiopienne », a dit M. Rivlin.

« Ces écarts sont plus graves lorsqu’il s’agit des femmes de ces groupes. C’est une situation que nous ne pouvons pas accepter, et nous ne l’acceptons pas », a-t-il dit.

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