Les femmes – dont Gal Gadot – dans les meilleurs films du box-office américain
Rechercher

Les femmes – dont Gal Gadot – dans les meilleurs films du box-office américain

Trois des films - "les derniers Jedi", "la Belle et la Bête" et "Wonder Woman" - présentaient des femmes dans leurs premiers rôles, une première depuis 1958

La prochaine super-star israélienne Gal Gadot dans le film 2017 de "Wonder Woman" (Crédit : Clay Enos/DC Comics, via JTA)
La prochaine super-star israélienne Gal Gadot dans le film 2017 de "Wonder Woman" (Crédit : Clay Enos/DC Comics, via JTA)

Pour la première fois depuis 1958, les trois plus gros succès du cinéma aux Etats-Unis ont présenté des femmes dans leurs premiers rôles, notamment la star israélienne Gal Gadot dans « Wonder woman », à la troisième place.

Selon les chiffres de fin d’année rendus publics lundi sur Box Office Mojo, les trois films en tête du box office américain ont été « Star wars : Les derniers Jedi » (avec 553 millions de dollars de recettes), « la Belle et la bête (avec 504 millions de dollars) et « Wonder woman » (412 millions de dollars).

Cela fait 59 ans que des femmes n’avaient pas dominé les plus gros succès du box office américain. En 1958, « South Pacific », « Ma tante » et « la Chatte sur un toit brûlant » avaient rapporté les plus grandes recettes commerciales aux Etats-Unis.

Dans chacun de ces trois films qui se sont particulièrement distingués en 2017, les femmes sont dépeintes comme des caractères forts qui dessinent leur propre destinée.

« Les héroïnes sont traditionnellement dépeintes dans un certain isolement cinématographique », a commenté la réalisatrice de documentaires Annalise Ophelian au journal Guardian britannique.

« Ce film nous donne des femmes qui travaillent les unes à côté des autres, des femmes dans des positions techniques et, bien entendu, des femmes qui apprennent à connaître la Force », a-t-elle dit.

Emma Watson, qui joue la Belle sans « la Belle et la bête », a dit à Vanity Fair que son personnage est « absolument une princesse de Disney, mais elle n’est pas un personnage passif – elle a la charge de sa propre destinée ».

Peu de temps avant la sortie de « Wonder woman », Gadot a expliqué qu’en tant que mère de deux enfants, elle avait ressenti de la fierté d’interpréter une super-héroïne et d’offrir un nouveau modèle aux spectateurs.

« Nous avons eu tant d’histoires dirigées par des hommes que nous avons de récits féminins forts et mieux c’est », avait-elle confié au New York Times.

Des personnages féminins forts qui dominent le box-office, un élément qui semble conclure de façon appropriée une année marquée par les révélations des femmes sur le harcèlement endémique qu’elles ont subi au sein des industries du divertissement et des médias, marquées par la campagne #MeToo et qui a mené un certain nombre de personnalités de haut-rang à perdre leur emploi.

Lundi également, des centaines de femmes à Hollywood — de Meryl Streep et de Jennifer Lawrence à Emma Thompson, Reese Witherspoon, Shonda Rhimes Jennifer Aniston et Cate Blanchett — ont annoncé qu’elles ont formé une coalition anti-harcèlement appelée Time’s Up.

Cette initiative a été amorcée par une lettre ouverte soutenant les femmes dans le domaine du divertissement et au-delà, depuis les concierges jusqu’aux employées du secteur de la santé. Time’s Up inclura un fonds de défense juridique et prônera une législation combattant le harcèlement sexuel au travail.

Le 1er janvier, le box-office national était estimé à 11,1 milliards de revenus, ce qui représente une chute d’environ 2,6 % par rapport aux 11,4 millions engrangés en 2016, selon des projections du site comScore. Mais on peut également le voir autrement : Ainsi, il pourrait s’agir de la troisième année ayant rapporté le plus de recettes de l’histoire du cinéma.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...