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Les Gardiens, un sujet des négociations nucléaires, confirme l’Iran

Des responsables des Gardiens ont demandé que le retrait de la liste noire américaine ne constitue pas un "obstacle" si l'accord assurait les "intérêts nationaux" de l'Iran

Illustration : Des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) d'Iran défilent lors du défilé militaire annuel, marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran, le 22 septembre 2018. (AFP/STR)
Illustration : Des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) d'Iran défilent lors du défilé militaire annuel, marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran, le 22 septembre 2018. (AFP/STR)

L’Iran a confirmé samedi que le retrait des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, placée sur la liste américaine des « organisations terroristes » en 2019, figurait parmi les points encore en discussion dans les négociations pour relancer l’accord sur le nucléaire iranien.

« Le sujet des Gardiens de la Révolution fait définitivement partie de nos négociations », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian dans une interview à la chaîne de télévision d’Etat.

« Nous avons échangé des messages avec les Américains à ce sujet. Donc c’est l’un des sujets qui est encore sur le tapis », a-t-il ajouté.

Téhéran est engagé depuis plusieurs mois dans des pourparlers à Vienne avec la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne pour sauver l’accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, en échange de la levée des sanctions qui asphyxient l’économie iranienne. L’Iran a toujours démenti vouloir se doter de l’arme atomique.

Les Etats-Unis participent indirectement aux pourparlers de Vienne depuis leur retrait de l’accord en 2018, décidé par le président de l’époque Donald Trump, et le rétablissement des sanctions contre l’Iran, qui en réaction s’était progressivement affranchi des limites imposées à son programme nucléaire.

Les déclarations de M. Amir-Abdollahian sont la première confirmation officielle que le retrait des Gardiens de la Révolution de la liste noire américaine figure parmi les sujets en discussion.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue libanais, Abdallah Bouhabib, à Beyrouth, au Liban, le 24 mars 2022. (Crédit : AP/Bilal Hussein)

Le ministre a indiqué qu’il était sur la table même si de hauts responsables des Gardiens avaient demandé à ce qu’il ne constitue pas un « obstacle » si l’accord permettait d’assurer les « intérêts nationaux » de l’Iran.

Le coordinateur de l’Union européenne chargé de superviser les pourparlers sur le nucléaire iranien, Enrique Mora, est arrivé samedi à Téhéran pour rencontrer son homologue iranien Ali Baghéri.

M. Mora a indiqué sur Twitter œuvrer à « combler les écarts restants » entre les positions des différentes parties.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a affirmé de son côté samedi au Qatar que la conclusion d’un accord était une « affaire de jours ».

« Nous en sommes très proches, mais il reste quelques questions en suspens », a déclaré M. Borrell à la presse.

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