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Un accord sur le nucléaire iranien est une « affaire de jours » – diplomatie européenne

La Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne négocient depuis plusieurs mois pour relancer l'accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique

Le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, participe à une session plénière intitulée "Transformer pour une nouvelle ère", lors du Forum de Doha, dans la capitale du Qatar, le 26 mars 2022. (Crédit : Karim Jaafar/AFP)
Le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, participe à une session plénière intitulée "Transformer pour une nouvelle ère", lors du Forum de Doha, dans la capitale du Qatar, le 26 mars 2022. (Crédit : Karim Jaafar/AFP)

La conclusion d’un accord sur le nucléaire iranien, après plusieurs mois de pourparlers à Vienne, est une « affaire de jours », a affirmé samedi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, en marge du Forum de Doha, au Qatar.

« Nous en sommes très proches, mais il reste quelques questions en suspens », a déclaré M. Borrell à la presse, alors que le coordinateur de l’Union européenne (UE) chargé de superviser les pourparlers avec l’Iran, Enrique Mora, est attendu samedi soir à Téhéran.

« Je ne peux pas vous dire quand ni comment, mais c’est une affaire de jours », a affirmé M. Borrell.

L’Iran est engagé depuis plusieurs mois dans des pourparlers à Vienne avec la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne pour relancer l’accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Un policier marche devant le Palais Coburg de Vienne, où se déroulent les négociations nucléaires à huis clos avec l’Iran, le 27 décembre 2021. (Crédit : ALEX HALADA / AFP)

En échange, la République islamique, qui a toujours démenti vouloir se doter de l’arme atomique, cherche à obtenir la levée des sanctions qui asphyxient son économie.

Le coordinateur de l’UE Enrique Mora doit s’entretenir dimanche à Téhéran avec Ali Baghéri, le négociateur en chef iranien, selon l’agence de presse officielle Irna.

« Nous sommes à 95 % (d’accord, NDLR), mais les 5 % restant sont critiques », a souligné M. Borrell.

« Nous voulons empêcher le programme nucléaire de progresser », a-t-il insisté, affirmant qu’il serait « très déçu » si l’accord n’était pas conclu.

Le précédent accord s’est délité après le retrait unilatéral en 2018 de Washington, décidé par le président américain de l’époque Donald Trump, qui avait rétabli des sanctions contre l’Iran. En réaction, Téhéran s’est progressivement affranchi des limites imposées à son programme nucléaire.

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