Israël en guerre - Jour 196

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Les Haredim reprennent Beit Shemesh ; l’ex-maire de Haïfa, Yona Yahav, revient à son poste

46,1 % des électeurs ont voté lors du second tour dans tout le pays ; le candidat de droite Matan Dil gagne à Rehovot ; l'ancien député Oren Hazan est battu à Ariel

Shmuel Greenberg (à gauche) s'adressant à ses partisans à son siège électoral lors du second tour des élections municipales, à Beit Shemesh, le 10 mars 2024. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)
Shmuel Greenberg (à gauche) s'adressant à ses partisans à son siège électoral lors du second tour des élections municipales, à Beit Shemesh, le 10 mars 2024. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)

La mairesse sortante de Beit Shemesh, Aliza Bloch, a perdu au second tour face au candidat de Degel HaTorah, Shmuel Greenberg, et l’ancien maire de longue date de Haïfa, Yona Yahav, a fait son retour, selon les premiers résultats des élections municipales communiqués dimanche soir.

Après une campagne intensive pour reprendre la ville, Greenberg a remporté une victoire écrasante au second tour, obtenant 58,7 % des voix contre 41,3 % pour Bloch.

Greenberg, un représentant de l’aile modérée de l’ultra-orthodoxie israélienne, a été soutenu par toutes les factions haredim en compétition après que le candidat du Shas et ancien maire Moshe Abutbul a été battu au premier tour à la fin du mois dernier.

Certains habitants laïcs et nationalistes religieux ont exprimé la crainte que la victoire d’un candidat haredi n’entraîne le retour des années de violence religieuse aux mains des fanatiques ultra-orthodoxes sous le mandat controversé d’Abutbul.

Dimanche soir, Greenberg a cherché à apaiser les inquiétudes des habitants en déclarant qu’il serait « le maire de tous ».

S’adressant au journal local Beit Shemesh Hadashot, Greenberg a remercié Bloch « pour toutes les bonnes choses qu’elle a faites » et l’a invitée à rejoindre sa coalition afin de servir les communautés « haredie, nationale-religieuse et laïque » de la ville.

Des Israéliens votant lors du second tour des élections municipales, dans un bureau de vote à Beit Shemesh, le 10 mars 2024. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)

Alors que Greenberg a prêché l’unité pendant les élections, cette rhétorique était en contradiction avec ses attaques précédentes contre Bloch, qu’il avait accusé de démolir les synagogues de la ville.

S’exprimant devant un bureau de vote local dimanche, Zev Kaplan, un oleh hadash – nouvel immigrant – américain haredi, a expliqué qu’il votait pour Greenberg « quel que soit son parti, parce que c’est une personne extrêmement compétente et qu’il sera un maire extrêmement efficace ».

Les candidats s’affrontaient lors du second tour dans 35 villes et localités du pays, après avoir échoué à obtenir les 40 % de voix nécessaires pour gagner au premier tour des élections municipales, il y a deux semaines.

Yahav, 79 ans, a battu David Etzioni pour diriger la ville mixte de Haïfa, située dans le nord du pays, avec 62,6 % des voix.

Le candidat à la mairie de Haïfa, Yona Yahav, déposant son bulletin dans un bureau de vote au matin du premier tour des élections municipales, à Haïfa, le 27 février 2024. (Crédit : Flash90)

Yahav, ancien membre de la Knesset pour le parti Avoda, a été maire de la troisième ville d’Israël entre 2003 et 2018, date à laquelle il a été battu par sa rivale Einat Kalisch Rotem.

Il avait fait campagne au nom de ce qu’il appelait « Haïfa libérale » dans la course contre Etzioni, un avocat et ancien conseiller du ministre des Finances soutenu par la communauté ultra-orthodoxe croissante de la ville.

« La campagne électorale est terminée. À partir de maintenant, nous sommes tous un seul Haïfa », a déclaré Yahav à ses partisans dimanche soir, a rapporté le site d’information Ynet.

« Avec mon retour à mon poste, j’ai l’intention d’unir toutes les parties de la ville, les Juifs et les Arabes, qui refusent d’être des ennemis. Les religieux et les laïcs ne font qu’un – un seul peuple », a-t-il affirmé.

À Rehovot, le candidat de droite Matan Dil a remporté la course à la mairie, battant Zohar Blum, qui était soutenu par Yesh Atid, Avoda et Yisrael Beytenu, de plus de 18 points.

Alors que Blum avait présenté l’élection comme une « lutte entre la Rehovot libérale et la Rehovot fermée et conservatrice », Dil a promis « d’être le maire de tous [et] de protéger les intérêts de tous les secteurs » contre les acteurs extérieurs qui cherchent à « semer l’incitation et la haine », a rapporté Ynet.

Dans la ville d’Ariel, en Cisjordanie, l’ancien député du Likud Oren Hazan n’a pas réussi à se faire élire maire, quatre ans et demi après avoir été condamné à 100 heures de travaux d’intérêt général pour avoir agressé physiquement et verbalement un employé municipal.

Il a été battu par son rival Yaïr Chetboun, le frère de l’ancien député du parti HaBayit HaYehudi Yoni Chetboun, qui a recueilli 62,9 % des voix.

Dovi Shefler, candidat à la mairie d’Efrat, et son épouse lors des élections municipales d’Efrat, le 10 mars 2024. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Malgré les scandales qui ont émaillé son mandat de député, Hazan a été soutenu par un certain nombre d’hommes politiques influents du Likud, dont plusieurs ministres.

À Efrat, Oded Revivi, chef de longue date du Conseil régional et président sortant, a perdu sa course à la mairie face à Dovi Shefler, directeur des yeshivot dans le cadre d’un programme hesder d’Efrat et de Kiryat Arba. Revivi, qui a été l’envoyé principal à l’étranger du Conseil de Yesha, favorable à l’expansion de la présence juive, a été élu pour la première fois en 2008.

Dans la ville méridionale de Kiryat Gat, l’ancien chef du Likud mondial Kfir Swisa a battu le candidat sortant Aviram Dehari, également affilié au Likud, avec 52,1 % des voix.

Le jour du vote municipal de dimanche n’était pas légalement chômé, contrairement au premier tour à la fin du mois dernier, et le vote était limité entre 13h et 22h. Les résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur sont provisoires et n’incluent pas les bulletins de vote dits « à double enveloppe » déposés par les soldats affectés dans la bande de Gaza, en Cisjordanie ou le long de la frontière libanaise.

Selon le ministère de l’Intérieur, 443 595 personnes, soit 46,1 % des électeurs admissibles, ont voté dans tout le pays. Le ministère a indiqué que 28,76 % des électeurs ont voté à Haïfa, 60,7 % à Beit Shemesh, 40,57 % à Ramle, 47,7 à Rehovot et 84,52 % à Deir al-Assad.

« Je voudrais remercier les milliers de résidents qui ont fait preuve de civisme et qui sont venus voter aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Intérieur Moshe Arbel à l’issue du scrutin.

Selon Ryan Ghanem, l’inspecteur national des élections, plusieurs tentatives de fraude et de falsification des bulletins de vote ont été détectées par les agents électoraux, ce qui a incité le ministère à appeler à une vigilance accrue.

Le ministère n’a pas précisé où la fraude présumée avait eu lieu, mais la police avait arrêté plusieurs suspects liés à des fraudes présumées à Beit Shemesh au cours du premier tour des élections.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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