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Les Israéliens se moquent d’une « fake news » sur l’attaque d’un agent du Mossad

Des médias iraniens ont affirmé qu'une attaque de drone en Irak avait tué un espion israélien nommé "Assa Flotz" - ce qui signifie littéralement "il a pété"

Capture d'écran d'une vidéo d'une voiture endommagée lors d'une attaque de drone à Erbil, en Irak kurde, le 8 juin 2022. (Crédit: Twitter)
Capture d'écran d'une vidéo d'une voiture endommagée lors d'une attaque de drone à Erbil, en Irak kurde, le 8 juin 2022. (Crédit: Twitter)

Plusieurs organes de presse iraniens ont rapporté jeudi la mort d’un agent du Mossad dans une attaque au drone en Irak.

Une information qui s’avère n’être que du vent – voire un vent.

Le problème est en effet que l’homme en question était nommé « Assa Flotz », ce qui se traduit en hébreu par « il a pété ». De nombreux médias ont rapidement compris la supercherie, mais d’autres ont continué à colporter l’information jeudi soir.

L’origine du faux nom n’est pas claire et, selon certains médias, l’homme concerné s’appelait Ilak Ron.

De nombreux médias ont cité un tweet supprimé depuis par le compte Twitter Intelsky, qui a ensuite présenté ses excuses pour avoir partagé la fausse information.

« Indépendamment des noms erronés que certains correspondants de chaînes connues m’ont donnés au sujet de l’attaque de drones à Erbil », a dit un post publié sur le compte, jeudi soir, « une source iranienne m’a dit qu’il n’y avait pas eu d’assassinat d’un dirigeant du Mossad la nuit dernière. Je vous présente mes excuses ! »

Malgré la plaisanterie, plusieurs articles en Israël ont également repris l’infox iranienne, détaillant des informations non confirmées sur un agent du Mossad visé par l’attaque.

L’attaque de drone kamikaze s’est produite sur une route à l’extérieur d’Erbil, dans le Kurdistan irakien, mercredi en fin de journée, non loin du consulat des Émirats arabes unis et d’une mission américaine en cours de construction. Trois personnes auraient été blessées.

L’attaque n’est pas sans rappeler celle de mars dernier, qui avait touché une villa près d’Erbil, dont l’Iran a ensuite affirmé qu’elle servait de base d’entraînement au Mossad, ce qui a probablement inspiré les farceurs.

Le dérapage viral a largement alimenté les mèmes tout au long de la journée de jeudi, les satiristes s’en donnant à cœur joie sur les réseaux sociaux.

« Nous tenons à présenter nos sincères condoléances à la famille d’Assa Flotz », a tweeté le faux compte satirique du Mossad. « Comme un souffle dans le vent, tu es parti trop tôt. Nous faisons retentir nos cornes en ton honneur. Souvenons-nous de lui en disant ‘à plus’. »

« Assa Flotz était un sacré espion », a écrit un autre utilisateur de Twitter. « On dit qu’il était silencieux mais mortel. »

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