Les ministres approuvent la remise de médaille pour les combattants du Sud-Liban
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Les ministres approuvent la remise de médaille pour les combattants du Sud-Liban

Le gouvernement a également accepté d'avancer un projet de loi pour honorer les membres de l'armée du Sud-Liban qui ont servi aux côtés des soldats israéliens

Des soldats israéliens patrouillent sur une route dans le sud du Liban sous contrôle israélien, le 31 mars 1996. (Crédit : AP Photo/Yaron Kaminsky/Archive)
Des soldats israéliens patrouillent sur une route dans le sud du Liban sous contrôle israélien, le 31 mars 1996. (Crédit : AP Photo/Yaron Kaminsky/Archive)

Le gouvernement a voté lundi pour accorder des médailles de campagne aux troupes de l’armée israélienne qui ont servi au Sud-Liban dans les années qui ont suivi la guerre de 1982.

Les ministres ont également approuvé l’avancement de la législation visant à décerner des médailles aux membres de l’Armée du Sud-Liban, qui ont combattu aux côtés des soldats de l’armée israélienne pendant l’occupation du Sud-Liban par Israël de septembre 1982 à mai 2000.

La proposition visant à décerner ces médailles a été soutenue par le ministre de la Défense Benny Gantz, qui avait approuvé en novembre la recommandation de l’armée israélienne de reconnaître officiellement les 18 années de présence de l’armée dans la zone de sécurité et de les considérer comme une campagne militaire.

Gantz, ancien chef d’état-major de Tsahal, a servi de liaison entre l’armée israélienne et l’armée du Sud-Liban en 2000, lorsqu’Israël s’est retiré de la zone, mettant fin à 18 ans d’occupation d’une bande du Sud-Liban – qui représente environ 10 % du territoire libanais – qui avait pour but de défendre le nord d’Israël contre les attaques de groupes terroristes, notamment le Hezbollah soutenu par l’Iran. Gantz, alors général de brigade, avait été le dernier soldat israélien à quitter la zone de sécurité.

« En tant que dernier soldat à avoir quitté le Liban, je ressens aujourd’hui un grand honneur de reconnaître les milliers de soldats et de frères d’armes, ceux qui sont rentrés chez eux et ceux qui ne l’ont pas fait », a déclaré Gantz dans un communiqué lundi.

Gantz a ajouté qu’il s’efforcerait de faire en sorte que les médailles soient décernées le plus rapidement possible.

Le chef d’état-major Aviv Kohavi a également salué la proposition du gouvernement de remettre les médailles, la qualifiant de « clôture morale importante » pour les troupes qui ont combattu au Sud-Liban, et a vanté la « brave alliance » entre l’armée israélienne et l’Armée du Sud-Liban.

« Nos cœurs sont aujourd’hui avec les familles endeuillées qui ont perdu leurs proches pendant les années de combat dans la zone de sécurité », a-t-il ajouté dans une déclaration transmise par l’armée.

La volonté de reconnaître cette période comme une campagne militaire a débuté l’an dernier, alors qu’Israël marquait les 20 ans de son retrait. En juillet, Kohavi avait créé une commission. L’ancien chef de l’armée Shaul Mofaz, qui a supervisé le retrait, pour envisager d’accorder à cette période une reconnaissance officielle, l’avait dirigée.

Israël a démantelé la zone de sécurité et s’est empressé de se retirer à la frontière internationale fin mai 2000, sous la direction du Premier ministre Ehud Barak. L’Armée du Sud-Liban, une milice soutenue par Israël qui a combattu a ses côtés dans la zone, s’est effondrée au moment du retrait d’Israël. Le groupe terroriste chiite du Hezbollah, soutenu par l’Iran, s’est ensuite installé dans la zone, et un raid transfrontalier du Hezbollah a débouché sur la seconde guerre du Liban en 2006.

Il s’agit de la neuvième campagne de ce type à être reconnue par l’armée, avec la guerre d’indépendance de 1948, la guerre du Sinaï de 1956, de la guerre des Six Jours de 1967, la guerre de 1967-1970, la guerre du Kippour de 1973, la première guerre du Liban de 1982, la deuxième guerre du Liban de 2006 et la guerre de Gaza de 2014, connue officiellement sous le nom d’opération Bordure protectrice.

On estime que 675 soldats ont été tués pendant l’occupation du Sud-Liban par Israël. Cette période a été couverte dans le documentaire télévisé « War with No Name », qui a été diffusé au début de l’année en signe de reconnaissance officielle de la présence israélienne au Sud-Liban pendant 18 ans.

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Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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