Les mouvements de foule les plus meurtriers depuis dix ans
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Les mouvements de foule les plus meurtriers depuis dix ans

La bousculade qui a fait au moins 45 morts en Israël dans la nuit de jeudi à vendredi figure parmi les mouvements de foule les plus meurtriers de ces dix dernières années

Le personnel d'urgence saoudien près de corps de pèlerins du Hajj sur le site où au moins 717 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans un mouvement de foule à Mina, près de la ville de La Mecque, lors du Hajj annuel en Arabie saoudite, le 24 septembre 2015. (Crédit : STR / AFP)
Le personnel d'urgence saoudien près de corps de pèlerins du Hajj sur le site où au moins 717 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans un mouvement de foule à Mina, près de la ville de La Mecque, lors du Hajj annuel en Arabie saoudite, le 24 septembre 2015. (Crédit : STR / AFP)

La bousculade qui a fait au moins 45 morts en Israël dans la nuit de jeudi à vendredi, lors du pèlerinage de Lag B’Omer, figure parmi les mouvements de foule les plus meurtriers des dix dernières années dans le monde.

La Mecque : 2 300 morts

Le 24 septembre 2015, une gigantesque bousculade sur le site de la lapidation des stèles à Mina près de La Mecque, lors du pèlerinage annuel, fait quelque 2 300 morts, soit la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire du hajj.

Le personnel d’urgence saoudiens et les pèlerins du Hadj en train d’évacuer un blessé de l’endroit où des centaines de personnes ont été tuées dans une bousculade à Mina, près de la ville sainte de La Mecque, pendant le hajj annuel à en Arabie Saoudite le 24 septembre 2015. (Crédit : AFP / STR)

L’Iran, qui a annoncé la mort de 464 de ses pèlerins, a vivement mis en cause l’Arabie saoudite pour son organisation jugée défaillante.

Des pèlerins ont expliqué la bousculade par la fermeture d’une route près du site de la lapidation et la mauvaise gestion par les forces de sécurité du flux des fidèles. Après l’Iran, le Mali – avec 282 morts – est le deuxième pays le plus touché.

Inde: au moins 115 morts

Le 13 octobre 2013, une bousculade en marge d’une fête religieuse près d’un temple du district de Datia, dans l’État indien du Madhya Pradesh (centre), fait au moins 115 morts, piétinés ou noyés, et plus de 110 blessés.

Au moment de l’accident, quelque 20 000 personnes se trouvaient sur un pont enjambant la rivière Sindh. Selon les autorités locales, une rumeur sur un possible effondrement du pont percuté par un tracteur a généré un mouvement de foule.

Le 14 janvier 2011, 102 personnes sont tuées dans une bousculade provoquée par un accident de la route à la fin d’un pèlerinage hindou dans une zone montagneuse reculée de l’État touristique du Kerala (sud-ouest).

Côte d’Ivoire : au moins 60 morts

Le 1er janvier 2013, au moins 60 personnes dont de nombreux jeunes, meurent lors d’une bousculade survenue quand une foule immense de spectateurs quittait le quartier administratif du Plateau à Abidjan (centre) après avoir assisté aux feux d’artifice de la Saint-Sylvestre.

Iran : 56 morts

Le 7 janvier 2020, une bousculade à Kerman (sud-est) lors des funérailles du général iranien Qassem Soleimani, auxquelles participait une foule immense, se solde par 56 morts.

Des Iraniens se rassemblent pour l’enterrement du général Qasem Soleimani tué par les forces américaines, dans sa ville natale de Kerman, le 7 janvier 2020. (Crédit : Atta KENARE / AFP)

Soleimani, tué le 3 janvier par une frappe de drone américain devant l’aéroport de Bagdad, était considéré comme un héros pour son combat contre les jihadistes du groupe État islamique en Irak et en Syrie.

Ethiopie : au moins 52 morts

Le 2 octobre 2016, au moins 52 personnes décèdent selon les autorités – au moins 100, selon l’opposition – dans un mouvement de foule à Bishoftu (50 km au sud-est d’Addis Abeba), après des affrontements avec la police pendant le traditionnel festival oromo Irreecha qui marque la fin de la saison des pluies.

Tanzanie : 45 morts

Le 21 mars 2021, 45 personnes meurent dans une bousculade au stade de Dar es Salaam, capitale économique de la Tanzanie, où se tenait un hommage au président défunt John Magufuli.

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