Les sociétés israéliennes ont levé 1,19 milliard de $ au cours du 3e trimestre
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Les sociétés israéliennes ont levé 1,19 milliard de $ au cours du 3e trimestre

Les 4 milliards de dollars réunis depuis le début 2016 représentent une hausse de 27 % par rapport à 2015

Shekels. Illustration. (Crédit : Sophie Gordon/Flash90)
Shekels. Illustration. (Crédit : Sophie Gordon/Flash90)

Alors même que les fonds de capital-risque israéliens et étrangers ont réduit leur activité d’investissement dans les entreprises de technologie israéliennes, les plates-formes de levée de fonds et les investisseurs privés ont pris le relais et permis à ce secteur de réunir un total de 1,19 milliard de dollars au cours du troisième trimestre de 2016, le deuxième plus haut montant trimestriel en 10 années, selon un nouveau rapport.

Selon le rapport IVC-KPMG, du Centre de recherche IVC et de la société d’audit KPMG, ce chiffre trimestriel a nettement été affecté par un accord totalisant 204 millions de dollars, qui représente 17 % du total des capitaux levés au cours de ce trimestre.

En excluant cette opération, les fonds trimestriels levés se sont totalisé à 982 millions de dollars, un chiffre comparable à la moyenne trimestrielle d’un milliard de dollars relevé au cours des trois dernières années, selon le rapport.

Depuis le début de l’année 2016, les entreprises de hautes technologies israéliennes ont levé un total de 4 milliards de dollars grâce à 510 accords, 27 % au-dessus des 3,15 milliards de dollars amassés grâce aux 491 accords au cours des neuf premiers mois de l’année 2015, et seulement 7 % en dessous du record annuel de 4,3 milliards de dollars pour l’année 2015.

La transaction moyenne a atteint 7,8 millions de dollars, une augmentation notable, par rapport à la moyenne de 6,4 millions de dollars du premier trimestre au troisième trimestre de 2015. Au cours du troisième trimestre de 2016, la moyenne de financement des levées de fonds des sociétés se situait à 8,4 millions de dollars, ce qui comprend la transaction de 204 millions de dollars.

La participation des investisseurs étrangers aux levées de fonds des entreprises dans le domaine de la haute technologie israéliennes, en particulier par des fonds étrangers de capital-risque, a diminué pour le trimestre, selon le rapport.

« Ceci est un reflet de la tendance globale à la baisse des investissements en capital-risque qui existe depuis plus d’un an », a souligné Koby Simana, le PDG du Centre de recherche IVC basé à Tel Aviv qui étudie l’industrie, dans un communiqué.

Les données du quatrième trimestre doivent être disponibles afin de déterminer si le marché israélien suit également la tendance mondiale, a-t-il précisé.

« Dans tous les cas, nous nous attendons à ce que 2016 se finisse comme étant une année record en termes de levée de capitaux, donc à moins qu’il y ait une surprise spectaculaire dans les mois à venir, nous sommes encore loin de déclarer que la crise mondiale du capital-risque a frappé Israël », a déclaré Simana.

Reflétant une tendance mondiale, l’investissement des fonds en capital-risque étranger et local a baissé par rapport à l’an dernier de 24 %, selon le rapport.

Les fonds investis s’élevaient à 662 millions de dollars avec 75 accords pour ce trimestre, soit 56 % du capital total. Cela reflète également une diminution de 41 % du 1,1 milliard de dollars investis grâce à 119 accords pendant le trimestre précédent.

Le nombre de transactions financées par du capital-risque au troisième trimestre a été le plus bas au cours des trois dernières années, 23 % en dessous d’une moyenne trimestrielle des 97 accords financés par le capital-risque, a indiqué le rapport.

Même avec la baisse des investissements en capital risque pendant que les fonds de capital-risque étrangers et israéliens ajustent leurs modèles pour se concentrer sur les investissements à des étapes ultérieurs, d’autres investisseurs privés, des anges et des plate-formes de levée de fonds et des accélérateurs ont pris le relais du financement à un stade précoce, et les entreprises de haute technologie israéliennes ont connu un « flux continu d’offres de qualité », a souligné Ofer Sela, associé du groupe de technologie KPMG Somekh Chaikin.

« Les investisseurs dans la nouvelle croissance investissent dans ces transactions, offrant un horizon plus large à ces entreprises, à la fois en termes de type de potentiel de sortie et de l’évaluation », a déclaré Sela. Cela offre des alternatives aux entreprises de haute technologie israélienne, selon le rapport.

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