Israël en guerre - Jour 260

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Les soutiens d’Israël lui donnent un « permis de tuer », selon l’émir du Qatar

Le cheikh Hamad Al-Thani, dont le pays joue un rôle dans la libération des otages doute que la guerre apportera "la sécurité et la stabilité aux Israéliens et aux Palestiniens"

L'émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, attendant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à Lusail, le 13 octobre 2023. (Crédit : Jacquelyn Martin/POOL/AFP)
L'émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, attendant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à Lusail, le 13 octobre 2023. (Crédit : Jacquelyn Martin/POOL/AFP)

L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, s’en est pris mardi aux pays qui soutiennent Israël dans la guerre entre ce pays et le Hamas, affirmant qu’Israël a reçu « une autorisation pour tuer ».

Des pays occidentaux, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne en tête, ont affiché leur soutien à Israël et affirmé son droit à se défendre après l’attaque sanglante lancée le 7 octobre par le groupe terroriste islamiste palestinien contre le territoire israélien.

Plus de 1 400 personnes ont été tuées en Israël par les terroristes du Hamas, en majorité des civils, dans l’attaque menée à partir de Gaza, selon les autorités israéliennes.

Des familles entières ont été exécutées dans leurs maisons et plus de 260 personnes ont été massacrées lors d’un festival en plein air, dans le cadre d’actes de brutalité horribles perpétrés par les terroristes.

Le Hamas a en outre enlevé quelque 220 otages, israéliens et étrangers, selon l’armée israélienne.

Au cours des 18 jours qui ont suivi, l’armée israélienne a maintenu un bombardement aérien quasi-constant visant, selon elles, les terroristes et les infrastructures du Hamas. Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que ce bombardement a fait plus de 5 000 morts. Les chiffres publiés par le groupe terroriste ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et sont censés inclure ses propres terroristes et hommes armés, ainsi que les victimes de roquettes palestiniennes tirées sur Israël qui ont atterri à l’intérieur de la bande de Gaza.

Selon l’armée, quelque 1 500 terroristes ont été tués à l’intérieur du territoire israélien depuis le 7 octobre.

L’ancien émir du Qatar, Sheik Hamad bin Khalifa al-Thani, centre droit, et le Premier ministre du groupe terroriste Hamas de Gaza, Ismail Haniyeh, troisième gauche, à Bait Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, le 23 octobre 2012. (Crédit : Ali Ali, Pool/AP)

« Nous disons que trop c’est trop », a déclaré cheikh Tamim à l’ouverture d’une session du Majlis al-Choura, le Conseil consultatif de son pays.

« Il est anormal qu’Israël reçoive un feu vert et une autorisation pour tuer », a-t-il ajouté.

Le Qatar est un allié de Washington qui abrite une importante base américaine et accueille aussi un bureau du Hamas et son chef en exil, Ismaïl Haniyeh.

Il joue un rôle clé dans les tractations pour la libération d’otages aux mains du Hamas dont quatre ont retrouvé la liberté à ce jour.

Lors des précédents épisodes de violence, le Qatar a également joué un rôle dans l’instauration de cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes de Gaza.

L’émir du Qatar a déploré par ailleurs que « les coupures d’eau et l’interdiction d’accès aux médicaments et à la nourriture soient utilisées comme des armes contre une population entière », en référence à la situation des Palestiniens dans la bande Gaza.

Il a appelé à une initiative sérieuse pour « faire face à cette escalade dangereuse (…) qui menace la sécurité de la région et du monde », en disant douter de voir la guerre apporter « la sécurité et la stabilité aux Israéliens et aux Palestiniens ».

« Nous aimerions demander à ceux qui se sont alignés sur la guerre et à ceux qui agissent pour museler toute opinion divergente : que se passerait-il après cette guerre ? Apporterait-elle la sécurité et la stabilité aux Israéliens et aux Palestiniens ? Où iraient les Palestiniens après la guerre ? », a-t-il poursuivi.

Les dirigeants de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et des États-Unis se sont tous rendus en Israël pour manifester leur solidarité depuis le massacre du 7 octobre.

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