Les tunnels du « Métro » de Gaza – cible principale des frappes israéliennes
Rechercher

Les tunnels du « Métro » de Gaza – cible principale des frappes israéliennes

Après 2014, le but des terroristes était aussi de circuler à travers toute la bande de Gaza; Le coût : 500 000 dollars pour la construction de chaque kilomètre de galerie

Photo d'illustration : Un tunnel d'attaque du Hamas qui entrait dans le territoire israélien et qui a été détruit par l'armée israélienne, le 10 décembre 2017 (Crédit : Armée israélienne)
Photo d'illustration : Un tunnel d'attaque du Hamas qui entrait dans le territoire israélien et qui a été détruit par l'armée israélienne, le 10 décembre 2017 (Crédit : Armée israélienne)

Tout au long de son opération militaire à Gaza, l’armée israélienne a multiplié les frappes contre le « Métro », un réseau complexe de galeries souterraines permettant aux combattants du Hamas de circuler à l’ombre du regard des drones et de frapper Israël sans prévenir.

Pour contourner les blocus israélo-égyptien contre la bande de Gaza, imposé après la féroce prise du pouvoir des mains des Palestiniens modérés de l’enclave par le mouvement terroriste islamiste du Hamas en 2006, les terroristes ont creusé des centaines de tunnels sous la frontière de 14 kilomètres entre ce territoire et le Sinaï égyptien.

Le but : faire circuler des agents terroristes, des gens, des biens, mais surtout des armes et des munitions entre Gaza et le reste du monde.

Pendant des années le Hamas et le Jihad islamique ont ainsi fait entrer des roquettes acheminées depuis l’Iran vers le Soudan, puis, par des réseaux de contrebande, vers l’Egypte avant d’arriver à Gaza.

Ces dernières années, l’Egypte, à la demande d’Israël, a inondé et détruit ces tunnels. Lors de la guerre de Gaza de 2014, l’armée israélienne avait aussi mené une opération au sol et pilonné des tunnels permettant de sortir de l’enclave.

« Mais depuis 2014, la principale mission du Hamas a été de développer un réseau de tunnels souterrains permettant de circuler à travers Gaza », souligne un responsable militaire israélien, chiffrant à 500 000 dollars le coût de construction de chaque kilomètre de galerie.

Des combattants et des commandants, parfois planqués jusqu’à 30 ou 40 mètres sous terre, peuvent y circuler et se protéger des frappes tandis que des batteries de lance-roquettes cachées à quelques mètres de profondeur peuvent en sortir par un système de trappe pour tirer rapidement et se cacher à nouveau, selon des images de l’armée.

Alors que les Palestiniens ne bénéficient pas d’abri pour se prémunir des frappes ennemies et des roquettes manquées qui retombent sur l’enclave.

Toile souterraine

« Nous ne savons pas exactement où sont tous ces tunnels (…) Mais nous estimons que nous en avons détruit environ 100 kilomètres », ajoute le haut responsable israélien, soutenant que chaque « brigade » du Hamas contrôle une partie des tunnels qui forment une vaste toile souterraine.

Dans la nuit de 13 au 14 mai, l’armée a tenté de créer l’impression que ses troupes allaient entrer dans Gaza pour pousser les combattants du Hamas à se réfugier dans certains tunnels et ensuite bombarder intensément depuis les airs cette fourmilière.

Quelques heures après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre Israël et les mouvements terroristes palestiniens vendredi, les secouristes ont retrouvé les corps de cinq combattants et une dizaine de survivants, tous membres des brigades Ezzedin al-Qassam, branche armée du Hamas, dans un tunnel près de Khan Younès, sans le sud de l’enclave.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...