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Les USA fustigent les approbations de construction prévues dans les implantations

Le département d'État a exprimé "la forte opposition" de l'administration Biden, quelques heures après l'annonce de la construction de 4000 habitations en Cisjordanie

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Des Israéliens protestent à la jonction de Gush Etzion contre la visite du Premier ministre Naftali Bennett au président américain Joe Biden et sur ce qu'ils prétendent être le gel du développement des implantations, le 24 août 2021. (Gershon Elinson/Flash90)
Des Israéliens protestent à la jonction de Gush Etzion contre la visite du Premier ministre Naftali Bennett au président américain Joe Biden et sur ce qu'ils prétendent être le gel du développement des implantations, le 24 août 2021. (Gershon Elinson/Flash90)

Vendredi, l’administration Biden a critiqué avec vivacité la décision prise par Israël de faire avancer la construction de presque 4 000 logements en Cisjordanie, affirmant que cette mesure « nuit profondément aux perspectives de mise en place d’une solution à deux États ».

« L’administration Biden a été claire sur ce sujet depuis le début. Nous nous opposons avec force à l’expansion des implantations qui exacerbe les tensions et qui sape la confiance entre les parties », a commenté la porte-parole du département d’État, Jalina Porter, au cours d’un entretien avec les journalistes. « Le programme israélien portant sur l’expansion des implantations porte profondément préjudice à la perspective d’une mise en place d’une solution à deux États ».

Alors qu’il lui était demandé s’il y aurait des conséquences pour Jérusalem si Israël devait donner suite à ces projets d’expansion, Porter a refusé de répondre de manière explicite, préférant reprendre un élément de langage utilisé depuis longtemps à Washington et appelant ainsi les deux parties « à éviter toute initiative unilatérale susceptible d’exacerber les tensions ».

Au début de l’appel téléphonique, elle a tout d’abord condamné l’attentat terroriste qui a été commis jeudi à Elad, au sein de l’État juif, qui a fait trois morts et quatre blessés.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a lui aussi condamné les approbations de construction dans les implantations en déplorant « une violation flagrante et grave du droit international ».

Il a aussi critiqué la décision prise par la Haute cour israélienne de Justice, qui a autorisé les responsables israéliens à expulser environ 1 300 Palestiniens vivant dans un secteur que l’armée israélienne voudrait utiliser comme zone d’entraînement.

Le président américain Joe Biden, à droite, rencontre le Premier ministre Naftali Bennett dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 27 août 2021. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Comme les États-Unis, Amman a estimé que les actions entreprises par Israël en Cisjordanie mettaient à mal un règlement du conflit israélo-palestinien par le biais de la solution à deux États. Tandis que certains gouvernements antérieurs, au sein de l’État juif, avaient approuvé ce cadre comme base d’un accord de paix avec les Palestiniens et que l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu avait, lui aussi, revendiqué cette vision dans un discours prononcé en 2009 à l’université Bar Ilan, lui et ses gouvernements successifs avaient ensuite graduellement pris leurs distances avec ce principe. Pour sa part, son successeur Naftali Bennett est opposé depuis longtemps à une solution à deux États et refuse toute négociation avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

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