Les villes réticentes à rouvrir leurs écoles le feront finalement lundi et mardi
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Les villes réticentes à rouvrir leurs écoles le feront finalement lundi et mardi

Les élèves du CP au CE2 de Tel Aviv, Haïfa et Beer Sheva pourront reprendre les cours ; le taux de présence des élèves dimanche est estimé à 60 %

Illustration : Des élèves de l'école primaire portent des masques de protection à leur retour à l'école pour la première fois depuis l'apparition du coronavirus, le 3 mai 2030. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Illustration : Des élèves de l'école primaire portent des masques de protection à leur retour à l'école pour la première fois depuis l'apparition du coronavirus, le 3 mai 2030. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Après une timide reprise scolaire dimanche, les dizaines de villes qui avaient refusé d’autoriser leurs écoles à rouvrir ont accepté de procéder à cette réouverture dans les deux jours à venir.

Les classes de CP au CE2 des écoles primaires ont reçu l’autorisation de rouvrir. Israël effectue un retour progressif à la normale, le virus semblant être désormais sous contrôle. Pourtant, près de 35 villes et autorités locales ont choisi de reporter la rentrée en raison de leur insatisfaction quant à la gestion de la situation par le gouvernement. En effet, des règles quant aux aspects techniques de la reprise scolaire ont semblé confuses et des questions sont restées sans réponses.

Si cette première journée de reprise était facultative, le ministère de l’Éducation a indiqué que toutes les municipalités devront avoir rouvert leurs classes du CP au CE2 d’ici mardi. Si certaines municipalités ont annoncé la reprise lundi ou mardi, d’autres se sont abstenues de toutes promesses.

Les villes de Tel Aviv, Ashkelon, Rosh Ha’Ayin, Misgav et Emek Hefer ont annoncé la reprise des cours lundi, avec un jour de retard.

Celles de Haïfa, Ramat HaSharon et Hadera rouvriront leurs écoles mardi.

Enfin, Ramat Gan, Beer Sheva, Safed et Carmiel devraient suivre au plus tard la semaine prochaine, selon la Douzième chaîne.

Un membre du personnel de l’école attend les élèves pour leur fournir des masques de protection et leur demander de signer un formulaire de santé à la reprise des cours depuis l’apparition du coronavirus, le 3 mai 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Sur les 300 000 élèves attendus dans les écoles dimanches, ils étaient 180 000 – soit 60 % – à se présenter en classe, dans les 1 500 écoles ouvertes, selon les chiffres du ministère de l’Éducation. De nombreux parents ont choisi de garder leurs enfants à la maison plutôt que de risquer une contamination et certains transports scolaires n’ont pas encore repris. Ces deux facteurs ont contribué à l’absentéisme.

Dans les écoles, les élèves ont été répartis en groupes fixes, conformément aux directives du ministère de la Santé. Chaque groupe s’est vu assigner des WC spécifiques.

La journée de reprise a été principalement consacrée à l’étude des règles d’hygiène et de distanciation sociale.

Le ministre de l’Éducation Rafi Peretz a déclaré dans une interview accordée à la Douzième chaîne qu’en dépit des difficultés et de l’absentéisme, l’heure était à la fête.

« Nous revenons doucement à la normale », a-t-il dit.

Il a souligné que la réouverture des écoles primaires dimanche se faisait sur la base du volontariat, de la part des parents et des municipalités.

Alors que les garderies, les crèches et les écoles maternelles sont toujours fermées, Peretz a déclaré que des informations supplémentaires sur les taux d’infection chez les jeunes enfants seront disponibles mardi, ce qui permettra de prendre une décision finale sur l’ouverture ou non de ces établissements au début de la semaine prochaine.

Le ministre a assuré que toutes les classes reprendront progressivement au mois de mai, mais que les écoles devront probablement faire alterner les groupes d’élèves, car elles ne disposent pas d’assez de salles de classes pour accueillir tous les élèves dans le respect des règles de distanciation sociale.

Le ministre de l’Education Rafi Peretz s’exprime lors d’une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 12 mars 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Aucune autre mesure concernant le système éducatif ne sera prise avant au moins deux semaines, ce qui donnera aux autorités le temps d’évaluer les éventuelles retombées des mesures prises jusqu’à présent, a-t-il précisé.

De nombreux responsables locaux ont critiqué la décision de dernière minute d’ouvrir les écoles, qui n’a été prise que vendredi, disant qu’elle ne leur permettait pas de rouvrir à temps en toute sécurité, tout en déplorant l’absence de directives claires, même samedi soir.

Les directives des ministères de l’Éducation et de la Santé censées être publiées samedi soir n’avaient toujours pas été communiquées à 7 heures dimanche, soit environ une heure avant la première sonnerie, ponctuant un processus entaché d’allégations de prise de décision chaotique et précipitée.

Bien que l’ouverture des jardins d’enfants ait été également prévue pour dimanche, les ministres ont décidé vendredi de la reporter, après que le ministère de la Santé a fait part de ses inquiétudes quant à la capacité des jeunes enfants à suivre les normes d’hygiène et de distanciation sociale nécessaires. Une étude israélienne à l’origine de cette décision a révélé que même si les jeunes enfants étaient moins susceptibles que les adultes de contracter ou de transmettre le virus, il était toujours possible qu’ils puissent infecter d’autres personnes.

Les écoles israéliennes ont été parmi les premières à fermer à la mi-mars, une mesure qui a été rapidement suivie par des mesures plus strictes qui ont quasiment mis l’économie à l’arrêt et ont contraint un grand nombre d’Israéliens à rester chez eux afin de prévenir une épidémie massive de Covid-19.

Ces dernières semaines, le gouvernement israélien a approuvé la levée de certaines restrictions, ouvrant de nombreux magasins et permettant aux gens de se rassembler pour prier ou encore de s’éloigner de chez eux pour faire de l’exercice. Ces mesures ont été prises alors que le nombre de nouvelles infections quotidiennes a diminué, tout comme le nombre de cas graves.

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