L’État alloue 3 M de shekels pour les restaurateurs de Sderot et sa région
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L’État alloue 3 M de shekels pour les restaurateurs de Sderot et sa région

Cette aide gouvernementale aura pour but de développer et de renforcer l’activité économique dans la région, touchée par les tirs fréquents de roquettes

Une batterie de défense anti-missile Dôme de fer installée dans la ville de Sderot, dans le sud d'Israël, tire un missile d'interception le 9 août 2018. Photo par Yonatan Sindel/Flash90
Une batterie de défense anti-missile Dôme de fer installée dans la ville de Sderot, dans le sud d'Israël, tire un missile d'interception le 9 août 2018. Photo par Yonatan Sindel/Flash90

Dans un communiqué officiel envoyé ce mardi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre des Finances Moshe Kahlon et le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri ont annoncé une aide de trois millions de shekels sous la forme d’un « forfait de compensation » destiné aux restaurateurs de la ville de Sderot et des zones proches de la bande de Gaza.

Cette aide aura pour but de développer et de renforcer l’activité économique dans la région, touchée par les tirs fréquents de roquettes.

« L’aide apportera une compensation de plusieurs dizaines de milliers de shekels aux propriétaires d’entreprises du secteur alimentaire de la zone », ajoutait le communiqué.

Ces derniers jours, plusieurs tirs de mortiers ont été lancés depuis la bande de Gaza vers Israël et l’un d’eux a atterri en territoire israélien, a indiqué l’armée mardi.

Aucun blessé ni dégâts n’ont été signalés.

L’un des obus a franchi la frontière et a atterri dans un terrain découvert en Israël, a indiqué l’armée. Les autres projectiles auraient atterri en territoire gazaoui.

Un avion israélien a ensuite bombardé un poste d’observation du groupe terroriste palestinien du Hamas le long de la barrière en réponse aux tirs de mortiers, a indiqué l’armée.

Cette frappe de représailles israélienne a ciblé un poste du Hamas à l’est de Juhor ad-Dik, situé au centre de la bande de Gaza, a précisé l’agence de presse Shehab.

Depuis le début du mois d’août, une recrudescence des tirs de roquettes et des tentatives de Palestiniens armés de franchir la frontière de Gaza vers Israël a entraîné des ripostes de l’armée israélienne sur des cibles du Hamas, menaçant le fragile cessez-le-feu entre l’Etat juif et l’organisation terroriste au pouvoir.

L’armée israélienne reste ainsi en état d’alerte élevé le long de la frontière avec la bande de Gaza, dans un contexte d’inquiétudes sur une escalade potentielle.

Le journal libanais Al-Akhbar a fait savoir que l’Etat juif avait conditionné l’entrée de nouvelles liquidités qataries au sein de l’enclave côtière au maintien de la paix par le Hamas dans l’enclave et ce, jusqu’à la période qui suivra le scrutin israélien, prévu le 17 septembre.

Mais il a indiqué que le Hamas avait l’intention de créer des tensions lors des manifestations, avec des sources au sein de l’organisation qui ont déclaré que les événements seraient plus violents que les semaines passées et que le groupe terroriste réfléchissait à reprendre d’importantes attaques visant à saboter la clôture frontalière, à lancer des ballons incendiaires et à mettre en place des émeutes nocturnes.

Toutefois, des sources de Gaza citées par la chaîne Kan ont noté que le Hamas ne recherchait pas l’agitation et qu’il déploierait ses forces pour s’assurer que les manifestations resteraient calmes, et que les organisateurs avaient demandé aux participants de maintenir le caractère pacifique des rassemblements.

Le Hamas est lui aussi en état d’alerte, après deux attaques mardi contre des policiers gazaouis. Le bilan faisait état de trois morts et trois blessés.

Une source proche de l’enquête a déclaré qu’un mouvement salafiste de Gaza ayant des liens avec le groupe djihadiste de l’Etat islamique est suspecté d’avoir perpétré cette attaque rare.

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