L’Etat aurait approuvé un terrain pour déplacer l’avant-poste d’Amona
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L’Etat aurait approuvé un terrain pour déplacer l’avant-poste d’Amona

Des logements seront proposés aux familles déplacées ; les habitants de l’implantation de Cisjordanie jurent de s’opposer à l’évacuation en décembre, ordonnée par la cour

Israël aurait approuvé l’allocation d’un terrain de l’état pour déplacer l’avant-poste de Cisjordanie d’Amona, une implantation au centre d’une bataille judiciaire sans fin et qui a été jugée illégale par la Cour suprême, et doit être évacuée avant la fin de l’année 2016.

La communauté du nord de la Cisjordanie devrait être démolie en décembre, après un jugement de la cour en faveur des plaignants palestiniens qui ont déclaré qu’Amona était construit sur des terres privées possédées par des Palestiniens.

Selon la radio militaire, les 1 400 dunams (140 hectares) conçus pour remplacer l’avant-poste sont situés dans le Binyamin, une région de Cisjordanie au nord de Jérusalem. Quelque 140 logements seront construits sur le site, dont 40 seront réservés aux familles évacuées d’Amona.

Les habitants d’Amona se sont opposés à l’ordre de déplacement, et ont juré de ne pas obéir à l’évacuation ordonnée par la cour, selon la radio.

Fondé en 1997, Amona est le plus grand de la centaine d’avant-postes non autorisés, construits sans permission mais généralement tolérés par le gouvernement, qui parsèment la Cisjordanie.

L’avant-poste était devenu un symbole de l’opposition des résidents d’implantation après une évacuation partielle il y a dix ans, qui avait entraîné de violents affrontements entre les habitants et les forces de sécurité.

L’évacuation imminente, ordonnée en 2014, pourrait entraîner une autre confrontation.

Les affrontements de l'implantation d'Amona en 2006. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Les affrontements de l’implantation d’Amona en 2006. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ainsi que d’autres ministres de droite, cherchent à parvenir à un compromis avec la cour et les propriétaires de terrain palestiniens ne forçant pas les habitants d’Amona à quitter leurs maisons.

Ce mois-ci, Netanyahu avait appelé les ministres à régler le conflit sur les terrains d’Amona via une législation, et déclaré qu’il travaillait sur un compromis avec Avichai Mandelblit, le procureur général.

Cependant, le vote d’un projet de loi par les ministres avait brusquement été annulé, Mandelblit le jugeant « inconstitutionnel » et affirmant qu’il serait probablement retoqué par la Haute cour de justice.

La Cour suprême a ordonné à plusieurs occasions le démantèlement d’Amona, ce que le gouvernement a cependant repoussé plusieurs fois, malgré les dates fixées par la cour. En 2006, des troupes israéliennes avaient démoli neuf maisons après des affrontements avec quelque 5 000 résidents d’implantations et partisans, mais plusieurs douzaines de caravanes étaient restées.

Les habitants d’Amona ont récemment affirmé qu’ils avaient acheté une partie des terrains de l’avant-poste, ce que les Palestiniens ont catégoriquement démenti. La police a déclaré que les documents, qui seraient censés prouver la vente, avaient probablement été fabriqués.

Des agences ont contribué à cet article.

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