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Levée de boucliers des municipalités contre le financement des écoles ‘haredi

170 exécutifs municipaux ont adressé un courrier de protestation au gouvernement, refusant de financer les écoles haredi - reconnues mais non régies par le ministère - sur leur budget

Des étudiants dans une yeshiva harédi (Crédit photo: Nati Shohat/Flash90)
Des étudiants dans une yeshiva harédi (Crédit photo: Nati Shohat/Flash90)

Ce ne sont pas moins de 170 dirigeants de conseils municipaux qui ont adressé, dimanche, un courrier de protestation au Premier ministre Benjamin Netanyahu, au ministre des Finances Bezalel Smotrich et au ministre de l’Education, Yoav Kisch, s’insurgeant contre une clause des accords de coalition les obligeant à consacrer des fonds publics aux établissements d’enseignement informels haredi, qui n’enseignent pas la totalité des matières requises par l’État.

« Nous refusons de favoriser une population par rapport à d’autres, au mépris des priorités et des délibérations du conseil municipal », indique la lettre, selon les médias israéliens.

« Nous ne permettrons pas à l’État de saper l’autorité et les responsabilités des conseils municipaux en matière d’éducation. »

Les accords de coalition prévoient d’élargir les lois existantes sur l’éducation afin de permettre aux établissements d’enseignement non réglementés par le ministère de l’Education, mais néanmoins reconnus par cet organisme, de recevoir un financement des conseils locaux lorsqu’ils couvrent 55 % du contenu du programme d’études de base de l’État, au lieu du seuil actuel de 75 % requis pour recevoir un financement.

Selon la lettre, demander aux conseils locaux d’augmenter le financement de ces établissements d’enseignement serait « en contradiction avec le principe fondamental de non-implication » entre ces écoles non réglementées et les conseils municipaux.

« La reconnaissance de ces institutions officieuses est faite par l’État : c’est donc à l’État de les financer », peut-on encore dans la lettre. « Nous n’accepterons pas de grever ainsi le budget des conseils municipaux, qui financent déjà l’éducation officielle sur leur budget général. »

Le maire de Modiin et chef du syndicat des maires Haim Bibas s’exprime lors d’une conférence à Tel Aviv le 19 février 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les chefs des conseils municipaux ont déploré que le pays souffre déjà d’une « énorme pénurie de salles de classe dans les établissements d’enseignement classique » et que les responsables doivent trouver des « solutions créatives afin de fournir des bâtiments » aux étudiants.

En réponse à cette lettre, Moshe Gafni, député du parti Yahadout HaTorah, a menacé de rompre les relations avec les dirigeants du conseil lors des prochains cycles électoraux.

« J’ai l’intention de soulever cette question lors de la réunion du parti demain », a déclaré Gafni dimanche. « Quiconque dit que les enfants haredi ne méritent pas d’être scolarisés, de bénéficier d’un budget, d’une construction et de tous les services fournis à tous les autres élèves – nous reconsidérerons nos partenariats avec eux lors des prochaines élections. »

Parmi les signataires de la lettre figurent le président de la Fédération des autorités locales, le maire de Modiin, Haim Bibas, le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, le maire de Beer Sheva, Ruvik Danilovich, les maires de Haïfa, Petah Tikva, Rishon Lezion et de nombreuses autres villes.

Bibas avait déjà averti, dans une interview au quotidien Haaretz, que si le gouvernement respectait les accords de coalition sans augmenter les caisses des conseils, il pourrait provoquer l’effondrement de tout le système éducatif.

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