Rechercher

L’homme soupçonné d’avoir étranglé à mort son neveu de 4 ans inculpé pour meurtre

Selon l'acte d'accusation, le garçon a été étranglé après être entré dans la chambre de son oncle ; les antécédents de santé mentale du suspect étaient connus

La police se rend dans une propriété de Ramot, après avoir appris qu'un jeune garçon avait été retrouvé avec des marques de strangulation sur le cou,le 13 août 2022. (Crédit : Police israélienne)
La police se rend dans une propriété de Ramot, après avoir appris qu'un jeune garçon avait été retrouvé avec des marques de strangulation sur le cou,le 13 août 2022. (Crédit : Police israélienne)

Un homme soupçonné d’avoir étranglé à mort son neveu de 4 ans au début du mois a été inculpé pour meurtre jeudi par le tribunal de district de Jérusalem.

Le tribunal a placé un embargo sur les noms de la victime et de l’accusé, âgé de 27 ans. Le drame s’est produit dans le quartier de Ramot, dans la capitale. L’accusation a demandé que le meurtrier présumé reste en détention durant toute la durée de la procédure.

Selon l’acte d’accusation, le garçon a été étranglé à mort après être entré dans la chambre de son oncle. Aucun motif n’a été donné pour le meurtre présumé, bien que l’accusé soit connu pour avoir des problèmes de santé mentale.

Constatant son absence, les parents du garçon ont envoyé ses grands-parents à sa recherche au domicile familial. Les grands-parents ont trouvé la porte de la chambre verrouillée et, après être entrés, ont trouvé leur petit-fils inconscient avec des marques de strangulation sur le cou.

Après leur arrivée sur les lieux, les secouristes ont pu brièvement rétablir le rythme cardiaque de la victime, mais celle-ci a succombé à ses blessures le lendemain.

Des policiers tentent de rétablir l’ordre face à des ultra-orthodoxes, lors d’une manifestation contre l’autopsie d’un garçon de 4 ans étranglé quelques jours auparavant, dans le quartier de Ramot, à Jérusalem, le 15 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Initialement, l’accusation a voulu réaliser une autopsie sur la victime. Mais après une demande de la famille de la victime ainsi qu’une réaction publique de la part de certaines sections de la communauté ultra-orthodoxe, la Cour suprême a annulé la décision du tribunal de première instance de Jérusalem.

La tradition juive s’oppose généralement aux autopsies au motif que le corps est sacré et ne doit pas être abîmé après le décès. Des exceptions sont souvent faites en cas de meurtre ou d’homicide involontaire et les tribunaux ont dû, dans certains cas, passer outre les souhaits des familles.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...