L’hôpital de Bnei Brak annonce ne plus avoir de respirateurs disponibles
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L’hôpital de Bnei Brak annonce ne plus avoir de respirateurs disponibles

Le centre médical Mayanei Hayeshua possède 12 respirateurs et tous sont utilisés dans cette ville majoritairement ultra-orthodoxe au taux d'infection élevé

Photo d'illustration : Un médecin, en combinaison de protection, vérifie le fonctionnement d'un respirateur à l'hôpital universitaire Samson Assuta d'Ashdod, le 16 mars 2020. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
Photo d'illustration : Un médecin, en combinaison de protection, vérifie le fonctionnement d'un respirateur à l'hôpital universitaire Samson Assuta d'Ashdod, le 16 mars 2020. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Le centre médical Mayanei Hayeshua a annoncé qu’il ne disposait plus de respirateurs pour les malades qui en auraient besoin en raison d’un manque de moniteurs cardiaques nécessaires pour faire fonctionner ce type de machine.

L’hôpital possède douze respirateurs en fonctionnement et tous sont actuellement utilisés, a fait savoir le quotidien Haaretz. Selon le journal, Israël a conclu que le pays se trouve dans l’incapacité d’obtenir un plus grand nombre de respirateurs à l’étranger et qu’il faudra trouver une solution de production au niveau local.

Le centre médical a demandé des équipements supplémentaires au ministère de la Santé qui lui a livré des moniteurs cardiaques inadaptés aux circonstances, a expliqué le site d’information Ynet.

Selon la radio NPR, des recherches anticipées suggèrent que les patients placés sous respirateur restent généralement branchés à cette machine pendant plusieurs semaines et qu’il est impossible de les priver de cet appareil.

Des Juifs ultra-orthodoxes et des enfants portant des masques de protection dans une rue de la ville israélienne ultra-orthodoxe de Bnei Brak, près de Tel Aviv, le 2 avril 2020. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)

Selon le ministère de la Santé, dans des chiffres rendus publics mercredi matin, on dénombre 9 404 personnes atteintes par le coronavirus au sein de l’Etat juif, dont 147 ont développé une forme grave de la maladie. Parmi ces cas graves, 122 ont été placés sous respirateur. 71 personnes sont décédées des suites du COVID-19 dans le pays.

Presque un tiers des 9 000 personnes environ testées positives au coronavirus habitent Jérusalem et Bnei Brak.

Bnei Brak, ville majoritairement ultra-orthodoxe située aux abords de Tel Aviv, compte 67 cas pour 10 000 personnes, selon le ministère de la Santé.

De nombreux membres de la communauté ultra-orthodoxe ont initialement rejeté les directives émises sur la distanciation sociale, ce qui, selon les responsables, est à l’origine de ce taux élevé d’infection.

Un agent israélien de la Police des Frontières contrôle les documents d’un automobiliste à un barrage situé à la sortie de la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, le 3 avril 2020. (Crédit : Gili Yaari /Flash90)

Cela a entraîné la fermeture de Bnei Brak – la ville la plus densément peuplée en Israël – par le gouvernement, ce qui est une première pour une localité israélienne dans le cadre de la maladie.

Une fermeture nationale interdisant les déplacements interurbains est entré en vigueur mardi, en amont de la fête de Pessah. Un confinement total sera mis en place lors de la première nuit de la fête, ce mercredi, pour empêcher une plus grande propagation du virus.

Ces mesures ont pour objectif d’empêcher les Israéliens de tenter de passer le repas festif du Seder avec des parents ou avec des proches, ce qui, selon les officiels, pourrait entraîner une nouvelle vague de contaminations et faire reculer Israël alors même que des signes de rétablissement initiaux commencent à émerger pour le pays.

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