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Liberman demande de l’aide des US et de l’UE pour faire baisser les prix en Israël

Le ministre des Finances a demandé à la Commission fédérale du Commerce américaine d’assouplir les obstacles à la concurrence pour les importateurs israéliens

Le ministre des Finances Avigdor Liberman s'exprimant lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 27 juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman s'exprimant lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 27 juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a demandé aux autorités commerciales américaines et européennes de sévir contre ce qu’il a décrit comme des pratiques déloyales et anticoncurrentielles de la part des producteurs qui exportent des marchandises en Israël, les accusant de contribuer à l’augmentation du coût de la vie.

Dans un courrier adressé à la présidente de la Commission Fédérale du Commerce des États-Unis, Lina M. Khan, publié par la Douzième chaîne, Liberman accuse les producteurs américains et européens d’établir des accords avec des importateurs uniques en Israël afin de fixer les prix de leur choix, les formalités administratives décourageant d’autres importateurs d’entrer sur le marché et d’y exercer une quelconque forme de concurrence.

Dans la lettre, obtenue mardi par la Douzième chaîne, Liberman déclare que les autorités antitrust en Israël et aux États-Unis devraient coopérer plus étroitement et partager des informations pour « protéger les consommateurs contre les pratiques déloyales de fixation des prix et des conditions de distribution ».

Il y explique également que les autorités auraient tout intérêt à travailler « ensemble pour s’assurer que le droit de la concurrence soit appliqué aux exportateurs et aux importateurs » dans les deux pays, afin que les consommateurs en Israël et aux États-Unis puissent « profiter des fruits d’une concurrence libre et loyale ».

Liberman a proposé une initiative pour établir un « cadre multilatéral régissant la concurrence entre les pays et les blocs commerciaux ».

Le ministre des Finances s’est spécifiquement penché sur les pratiques déloyales imposées aux « importateurs parallèles », ces détaillants et nouveaux importateurs qui achètent des produits directement auprès de producteurs à l’étranger sans passer par l’intermédiaire d’un importateur principal. A l’heure actuelle, ces importateurs sont soumis à davantage de formalités administratives et à des procédures douanières coûteuses qui peuvent entraver la concurrence, comme c’est notamment le cas dans l’industrie automobile.

« Ces importateurs parallèles sont confrontés à des difficultés infondées pour importer des produits de consommation sur le marché israélien », a-t-il expliqué , ajoutant que ces difficultés « ont contribué à restreindre la concurrence sur le marché israélien et léser le consommateur israélien ».

L’autre lettre, adressée à la commissaire européenne à la concurrence, Margarethe Vestager, ne figurait pas dans le reportage de la Douzième chaîne.

Archive – Lina M. Khan, présidente de la Commission Fédérale du Commerce, prend la parole lors d’une audience de confirmation du Comité sénatorial du commerce, de la science et des transports au Capitole, à Washington, le 21 avril 2021. (Graeme Jennings/Washington Examiner via AP, Pool, Archive)

Le gouvernement israélien redouble d’efforts contre l’augmentation du coût de la vie, et cette dernière demande de Liberman n’est qu’une des nombreuses solutions envisagées.

Le ministère des Finances, sous sa direction, a pris des mesures pour assouplir les contrôles à l’importation et les réglementations responsables de l’augmentation des prix.

Jeudi dernier, le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu a présenté, sous la forme d’une vidéo de 17 minute, son « plan d’urgence » pour répondre à ce problème, centré sur une baisse des taxes et des droits de douane.

Diplomat, l’un des principaux importateurs, a publié une déclaration il y a plus d’une semaine, annonçant renoncer à l’augmentation des prix sur tous ses produits. L’augmentation prévue était de l’ordre de 16% sur certains articles.

La semaine dernière, le prix de l’essence a baissé, mais celui de l’électricité a augmenté de 8,6 %, et celui des produits laitiers subventionnés par l’État – dont le lait et le fromage à pâte dure -, de 4,9 %.

Une nouvelle tarification des transports publics est entrée en vigueur, offrant des prix réduits pour certains, plus élevés pour d’autres et la gratuité totale pour les plus de 75 ans.

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