Liberman écarte son vice-ministre après une fuite sur les avants-postes
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Liberman écarte son vice-ministre après une fuite sur les avants-postes

Après la diffusion d'un enregistrement d'Eli Ben Dahan s'enorgueillissant d'une équipe "secrète" pour gérer la question, Avigdor Liberman émet une réprimande "sévère"

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Eli Ben Dahan sur les lieux d'une attaque au couteau devant les quartiers généraux de l'armée dans le centre de Tel Aviv, le 8 octobre 2015. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Eli Ben Dahan sur les lieux d'une attaque au couteau devant les quartiers généraux de l'armée dans le centre de Tel Aviv, le 8 octobre 2015. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a réprimandé mercredi son vice-ministre après qu’un enregistrement du député du parti HaBayit HaYehudi Eli Ben Dahan vantant l’existence d’une petite équipe ministérielle qui œuvre à légaliser les avants postes en Cisjordanie a fuité auprès des médias.

Suite à un reportage diffusé sur la chaîne Hadashot qui a rendu public cet enregistrement, Liberman a convoqué le vice-ministre dans son bureau pour une conversation qui a été qualifiée de « sévère ».

Le ministre de la Défense a également interdit à son vice-ministre toute implication dans la gestion future de la légalisation des avants-postes en Cisjordanie, a confirmé un responsable au Times of Israel.

Dans l’enregistrement qui a été diffusé mardi, Ben Dahan annonce que « au cours des six derniers mois, nous avons formé une équipe de 4 ou 5 personnes au ministère de la Défense et nous avons commencé à cartographier chacun des avants-postes – environ 70 d’entre eux – qui ne sont pas légalisés ».

« Jeudi dernier encore, nous nous sommes réunis pendant près de trois heures et nous avons classé les communautés par catégories – pour savoir comment les légaliser et à travers quelles mesures, a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman arrive à la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 31 décembre 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Ben Dahan note que certains avants-postes seraient plus faciles à légaliser que d’autres, donnant l’exemple d’Asael, situé prés de Hébron, qui, dit-il, a été construit suite à une décision gouvernementale. Toutefois, cette construction n’a pas été légalisée de manière appropriée.

Mais tandis que le reportage de Hadashot décrivait comme « secrète » l’équipe qui travaille sur les avants-postes, Liberman lui-même avait dévoilé son existence aux journalistes durant un point presse au mois d’août. Un responsable du ministère de la Justice avait alors indiqué au Times of Israel qu’il n’y avait qu’une possibilité très mince qu’une telle commission puisse réussir.

Une législation controversée adoptée au mois de février 2016 permet au gouvernement israélien d’exproprier a-posteriori les terres privées palestiniennes où des maisons illégales d’avants-postes ont été édifiées si ces derniers ont été construits « de bonne foi » ou qu’ils ont bénéficié du soutien du gouvernement. Les propriétaires palestiniens étant alors indemnisés.

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