Liberman: l’armée libanaise fait désormais partie de la menace iranienne
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Liberman: l’armée libanaise fait désormais partie de la menace iranienne

Le ministre de la Défense a aussi indiqué qu'Israël n'accepterait pas de limitations dans leur intervention de la part de Moscou

Une photo prise le 17 août 2017, lors d'une visite guidée par l'armée libanaise, montre des soldats en position dans une zone montagneuse près de la ville orientale de Ras Baalbek lors d'une opération contre des combattants djihadistes. (AFP PHOTO / STRINGER)
Une photo prise le 17 août 2017, lors d'une visite guidée par l'armée libanaise, montre des soldats en position dans une zone montagneuse près de la ville orientale de Ras Baalbek lors d'une opération contre des combattants djihadistes. (AFP PHOTO / STRINGER)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a mis en garde lundi contre une menace conjointe, dirigée par l’Iran, sur la frontière nord d’Israël, qui inclut les Forces armées libanaises, lors d’un événement avec l’état-major général de l’armée israélienne.

« Une nouvelle réalité se dessine contre nous : l’armée libanaise, en coopération avec le Hezbollah, l’armée syrienne, les milices chiites en Syrie et, surtout, l’Iran, tous réunis sur un même front contre l’État d’Israël. Le front nord », a dit Liberman.

Le ministre de la Défense a tenu ces propos lors d’un événement avec les hauts gradés de Tsahal pour célébrer le Jour de l’Indépendance d’Israël.

« Il s’agit d’un défi stratégique majeur qui exige de nous tous – l’armée et l’ensemble de l’establishment de la défense – que nous montions d’un cran et que nous renforcions encore davantage notre niveau de préparation et notre état d’alerte », a-t-il déclaré.

Liberman se dit persuadé que Tsahal est à la hauteur du défi, qualifiant l’armée de « l’armée la meilleure et la plus morale du monde ».

Israël a par ailleurs refusé lundi toute restriction à sa liberté d’action militaire chez son voisin syrien de la part de la Russie ou d’un autre pays, une semaine après un raid attribué à l’Etat hébreu au nord de Damas.

Une base aérienne située dans la province centrale de Homs en Syrie a été la cible le 9 avril d’un raid que le régime de Damas et ses alliés russe et iranien ont attribué à Israël. Au moins 14 combattants pro-régime, dont des Iraniens, ont été tués dans ce bombardement, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les responsables israéliens n’ont pas confirmé la responsabilité de leur pays dans cette attaque.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu donne une conférence de presse avec le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, en Russie, le 7 juin 2016 (Crédit : Haim Zach / GPO)

Le président russe Vladimir Poutine a ensuite appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à « s’abstenir de toute action qui déstabiliserait encore plus la situation » en Syrie. La Russie est un des plus fidèles soutiens du président Bachar al-Assad.

« Nous allons garder une liberté d’action totale, nous n’accepterons aucune limitation pour ce qui est de la défense de nos intérêts de sécurité », a affirmé le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman dans une vidéo diffusée par le site d’information Walla en réponse à une question sur les critiques de Moscou.

« Mais nous ne voulons pas provoquer les Russes, nous avons une ligne de dialogue ouverte au niveau d’officiers supérieurs. Les Russes nous comprennent et le fait est que depuis des années nous avons réussi à éviter des frictions (militaires) avec eux » en Syrie, a ajouté M. Liberman.

Il a de nouveau accusé l’Iran de chercher à s’implanter militairement en Syrie et de menacer Israël. « Nous ne tolérerons pas de force militaire iranienne significative en Syrie sous forme de ports et d’aéroports militaires ou de déploiement d’armements sophistiqués », a-t-il dit.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a veillé à ne pas être entraîné dans le conflit, même si l’Etat hébreu a effectué ces dernières années des dizaines d’attaques contre des positions du régime syrien ou des convois d’armes présentés comme provenant d’Iran et destinés au groupe terroriste du Hezbollah libanais, allié de Téhéran et de Damas.

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