Liberman : Nous ne resterons pas sans rien faire tandis que le Hamas se réarme
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Liberman : Nous ne resterons pas sans rien faire tandis que le Hamas se réarme

Le ministre de la Défense exige la démilitarisation comme condition pour la réhabilitation de la bande de Gaza

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant une visite à la base militaire Havat, le 23 août 2016. (Crédit : autorisation)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant une visite à la base militaire Havat, le 23 août 2016. (Crédit : autorisation)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a laissé entendre mardi que d’autres actions militaires israéliennes contre le Hamas pouvaient être possible, en affirmant qu’Israël ne restera pas « sans rien faire » tandis que le groupe terroriste basé à Gaza réapprovisionne ses stocks d’armes.

Les commentaires de Liberman ont été faits deux jours après que l’armée de l’air israélienne ait mené des dizaines de frappes sur l’enclave côtière palestinienne en réponse à une roquette tirée sur la ville frontalière israélienne de Sdérot plus tôt dans la journée.

Lors d’une visite à la base de formation de Havat Hashomer de l’armée israélienne située dans le nord d’Israël, Liberman a déclaré que la réhabilitation de la bande de Gaza serait conditionnée : le Hamas doit abandonner ses armes.

« Le Hamas construit des tunnels et nous ne resterons pas les bras croisés et les laisser s’armer », a déclaré Liberman, se référant aux tunnels creusés par le Hamas sous la frontière israélo-Gazaouie et utilisés pour lancer des attaques en Israël.

Les membres palestiniens des Brigades Ezzdine al-Qassam, la branche armée du mouvement Hamas, zxposant des roquettes artisanales Qassam au cours des événements marquant le deuxième anniversaire de l'assassinat des commandants militaires du Hamas Mohammed Abu Shamala et Raed al-Attar le 21 août 2016 à Rafah dans le sud de la bande de Gaza (Crédit : AFP / SAID KHATIB)
Les membres palestiniens des Brigades Ezzdine al-Qassam, la branche armée du mouvement Hamas, zxposant des roquettes artisanales Qassam au cours des événements marquant le deuxième anniversaire de l’assassinat des commandants militaires du Hamas Mohammed Abu Shamala et Raed al-Attar le 21 août 2016 à Rafah dans le sud de la bande de Gaza (Crédit : AFP / SAID KHATIB)

Le ministre a affirmé que 70 % de l’argent des impôts que le Hamas recueille sont destinés à la construction de tunnels, à l’achat d’armes, et à la reconstruction de ses capacités de combat, dont une grande partie a été dévastée par la guerre de 2014 menée contre Israël.

« Ils ne veulent pas prendre soin des résidents, seuls les roquettes et les tunnels [comptent] » a-t-il souligné. « Ma formule pour la bande de Gaza est bien connue. Ce que j’exige, c’est la réhabilitation contre la démilitarisation ».

Il n’a pas, cependant, donner de précisions sur le genre de réhabilitation à laquelle il songeait et comment il faciliterait celle-ci si les conditions le permettaient.

Lundi, une source militaire israélienne a déclaré qu’Israël a frappé Gaza à une cinquantaine de reprises en deux heures en utlisant des ressources aériennes et des tanks la veille.

Des sources sécuritaires palestiniennes à Gaza ont précisé que plusieurs cibles dans le nord de la bande de Gaza ont été touchées par des tirs israéliens et qu’un réservoir à Beit Hanoun a été endommagé par les frappes.

Israël a également frappé une base appartenant à l’aile militaire du Hamas, les Brigades Ezzdine al-Qassam, dans la ville voisine de Beit Lahiya, selon des témoins. Selon des sources de la santé et de la sécurité palestiniennes, deux à cinq personnes ont été légèrement blessées par des tirs de représailles d’Israël.

C’était le deuxième bombardement israélien dimanche. Immédiatement après l’attaque à la roquette menée depuis la bande de Gaza dimanche après-midi, des avions et des chars israéliens ont également visé des installations du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

Après les frappes aériennes de fin de soirée, les dirigeants islamistes du Hamas de la bande de Gaza ont accusé Israël d’exacerber l’escalade des tensions dans l’enclave palestinienne.

Cependant, les deux parties ont indiqué qu’elles n’étaient pas intéressées par d’autres échanges qui pourraient conduire à une hausse des tensions.

Les frappes aériennes marquent l’attaque la plus intense de représailles israéliennes sur Gaza depuis que les parties ont mené une guerre sanglante en 2014, et pourraient signaler un changement de politique institué par Liberman, qui a été nouvellement nommé au poste de ministre de la Défense.

Le tir de roquette a été revendiqué par un groupe salafiste lié à l’Etat islamique mais Israël affirme qu’il considère le Hamas – dirigeants de facto de la bande de Gaza – comme étant responsable de toute attaque émanant de Gaza et répond régulièrement à celles-ci avec des frappes contre l’organisation terroriste.

La roquette lancée sur Sdérot a frappé l’intérieur de la ville sans causer de dégâts ni de victime. Le projectile a atterri entre deux maisons situées dans la rue Hanehalim, près du Sapir College et de la gare de la ville. Les résidents locaux ont affirmé que c’était « un miracle » que personne n’ait été blessé.

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