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L’IMA annonce une grève générale de 24 heures dans le système de santé mardi

Les hôpitaux et dispensaires de Jérusalem ne seront pas touchés, et les urgences fonctionneront comme prévu ; le ministère de la Santé envisage de demander une injonction

Des médecins manifestant contre la réforme du système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Des médecins manifestant contre la réforme du système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

L’Association médicale israélienne (IMA) a annoncé une grève générale d’une journée dans le système de santé mardi en réponse à l’adoption par la Knesset de la première loi de la refonte judiciaire du gouvernement lundi. Pendant la grève, le système de santé fonctionnera selon un calendrier limité qui a cours pendant Shabbat et les jours fériés.

Toutefois, les urgences des hôpitaux généraux et psychiatriques seront exclus et fonctionneront comme d’habitude, de même que les dispensaires de Jérusalem et de ses environs, « en raison du grand nombre de personnes dans la région et de la situation complexe qui y règne ».

Les patients arrivant dans n’importe quel service d’urgence du pays seront examinés par un médecin qui évaluera si un traitement supplémentaire est nécessaire, soit dans cet hôpital, soit ailleurs.

« Nous faisons tout notre possible pour que les patients ne subissent pas les conséquences négatives des mesures que nous avons été contraints de prendre. Nous fonctionnerons selon le calendrier du Shabbat et des vacances, mais les comités de médecins et les chefs de service veilleront à ce qu’il y ait suffisamment de personnel avec des médecins en rotation et de garde », indique un communiqué de l’IMA.

Tous les autres médecins et les stagiaires ne se présenteront pas au travail.

Le président de l’IMA, le professeur Zion Hagay, a qualifié « d’unilatérale » cette loi qui retire aux tribunaux la possibilité d’examiner les décisions des hommes politiques sur la base de leur « caractère raisonnable ».

« Aujourd’hui est un jour difficile pour l’État d’Israël et la nation israélienne », a déclaré Hagay après l’adoption de la loi.

Hagay a déclaré qu’il doutait que les fractures sociétales causées par l’adoption de la loi par le gouvernement puissent être guéries.

L’IMA a averti à plusieurs reprises que les conséquences de la version radicale de la loi annulant l’examen du critère de « raisonnabilité » auraient de graves répercussions sur le système de santé, les patients et les médecins.

« Nos espoirs d’une version plus modérée ont été anéantis », a déclaré Hagay.

Profondément déçu par l’incapacité du gouvernement à trouver un compromis, Hagay a déclaré que l’IMA n’avait d’autre choix que d’appeler à la grève. Lors d’un rassemblement à Jérusalem dimanche, auquel ont participé plusieurs milliers de médecins et de travailleurs de la santé, Hagay a annoncé que l’IMA avait déjà déclaré un conflit de travail qui la mettrait en position d’appeler à la grève si la loi était adoptée. Il a également déclaré que l’organisation professionnelle ferait appel à la Cour suprême.

Des professionnels de la santé se rassemblent à la CPI de Jérusalem pour manifester contrele projet de réforme judiciaire de la coalition, le 23 juillet 2023. (Crédit : Renee Ghert-Zand/The Times of Israel)

En raison du court préavis de grève, les patients ayant des rendez-vous prévus pour des procédures hospitalières et des interventions chirurgicales seront examinés au cas par cas. Les cliniques externes seront fermées.

Les services médicaux suivants ne seront pas affectés par la grève : dialyse, traitements de FIV, échographies pour les femmes enceintes, soins urgents, maternités, services de néonatalogie, traitements oncologiques, chirurgies et certains services psychiatriques.

Tous les dispensaires des caisses de santé, à l’exception de ceux de Jérusalem, seront fermés.

Dès qu’ils ont appris l’imminence de la grève, lundi en fin de journée, le ministre de la Santé, Moshe Arbel, et le directeur-général du ministère de la Santé, Moshe Bar Siman Tov, ont consulté la procureure générale adjointe, Avital Sompolinsky, et des représentants du bureau du procureur de l’État.

Selon le porte-parole d’Arbel, le ministre a demandé aux avocats d’étudier la possibilité de demander une injonction au tribunal du travail afin d’empêcher ce qu’il a appelé une « grève sauvage de dernière minute qui nuira injustement à des milliers de patients ».

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