L’Iran a reporté l’exécution d’un universitaire irano-suédois, selon sa femme
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L’Iran a reporté l’exécution d’un universitaire irano-suédois, selon sa femme

Ahmadreza Djalali, condamné à mort, est accusé d'avoir transmis au Mossad des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien ayant permis leur assassinat

Photo prise le 13 février 2017 d'un tract lors d'une manifestation devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles pour Ahmadreza Djalali, un universitaire iranien détenu à Téhéran depuis près d'un an et qui aurait été condamné à mort pour espionnage. (Crédit : DIRK WAEM / Belga / AFP)
Photo prise le 13 février 2017 d'un tract lors d'une manifestation devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles pour Ahmadreza Djalali, un universitaire iranien détenu à Téhéran depuis près d'un an et qui aurait été condamné à mort pour espionnage. (Crédit : DIRK WAEM / Belga / AFP)

L’exécution de l’universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort en Iran pour espionnage, a été reportée de « quelques jours » sur décision des autorités locales, a annoncé jeudi à l’AFP son épouse.

Selon les informations de l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International, Ahmadreza Djalali devait être transféré à la prison de Karadj près de Téhéran mardi après-midi. Mais selon sa femme Vida Mehran Nia, le transfert n’a pas encore eu lieu.

Ce report serait lié, d’après elle, à des « questions politiques » en Iran.

Même s’il s’agit d’un « bon signe » pour la famille, Vida Mehran Nia dit ne pas être sûre de ce que cela implique quant aux chances pour son mari de s’en sortir.

« Je ne sais pas honnêtement, mais au moins nous avons un peu d’espoir », a-t-elle déclaré.

M. Djalali, qui a travaillé à l’Institut Karolinska, une faculté de médecine de Stockholm, avait été arrêté au cours d’une visite en Iran en avril 2016.

Accusé d’avoir transmis au Mossad – le renseignement israélien – des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien ayant permis leur assassinat entre 2010 et 2012, il a été jugé et condamné à mort.

Pendant sa détention, la Suède lui avait accordé la nationalité suédoise en février 2018, quelques mois après que la Cour suprême iranienne a confirmé sa condamnation à la peine capitale.

M. Djalali a affirmé qu’il avait été condamné car il avait refusé d’espionner pour le compte de l’Iran lorsqu’il travaillait en Europe.

Sa condamnation à mort avait été dénoncée par les organisations de défense des droits de l’homme dont Amnesty International et les experts de l’ONU en matière de droits de l’homme.

L’affaire a tendu les relations entre la Suède et l’Iran ces derniers jours.

Fin novembre, la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde avait demandé à l’Iran d’annuler l’exécution prévue au cours d’échanges avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

Téhéran avait rapidement mis en garde contre « toute ingérence » de Stockholm.

Joint par l’AFP jeudi, le ministère suédois des Affaires étrangères a refusé de commenter.

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