Londres presse l’Iran de cesser d’aider les rebelles Houthis au Yémen
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Londres presse l’Iran de cesser d’aider les rebelles Houthis au Yémen

Le conflit a fait près de 10 000 morts, des dizaines de milliers de blessés et causé la pire crise humanitaire actuelle au monde, avec des cas de famine, de choléra et de diphtérie

Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, a la sortie de la réunion hebdomadaire du cabinet tenue au 10 Downing Street à Londres, le 20 mars 2018 (Ben Stansall / AFP)
Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, a la sortie de la réunion hebdomadaire du cabinet tenue au 10 Downing Street à Londres, le 20 mars 2018 (Ben Stansall / AFP)

La Grande-Bretagne a exhorté lundi l’Iran à « cesser d’envoyer des armes » aux rebelles au Yémen et à utiliser son influence pour mettre fin au conflit dans ce pays où l’Arabie saoudite pilonne la rébellion depuis trois ans.

L’intervention d’une coalition menée par l’Arabie saoudite pour soutenir le gouvernement yéménite face aux rebelles houthis soutenus par l’Iran entre dans sa quatrième année.

« Si l’Iran est sincèrement décidé à soutenir une solution politique au Yémen – comme il l’affiche publiquement – alors il devrait cesser d’envoyer des armes qui prolongent le conflit, alimentent les tensions régionales et représentent une menace pour la paix et la sécurité internationales », affirment les ministres britanniques des Affaires étrangères Boris Johnson et du Développement international Penny Mordaunt, dans un communiqué.

« Nous demandons pourquoi l’Iran dépense des sommes significatives dans un pays avec lequel il n’a pas de liens historiques ou d’intérêts, plutôt que d’utiliser son influence pour mettre fin à ce conflit pour de bon », ajoutent-ils.

L’Arabie saoudite et les États-Unis accusent Téhéran de fournir des armes, notamment des missiles, aux rebelles Houthis qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa depuis septembre 2014.

Téhéran dément, mais un rapport d’experts de l’ONU a conclu en janvier que l’Iran avait violé l’embargo sur les armes de l’ONU au Yémen en laissant les rebelles s’approvisionner en drones et missiles balistiques.

Ces déclarations interviennent au moment où la défense anti-aérienne saoudienne a intercepté un missile dimanche soir au-dessus de la capitale, Ryad, selon un média public, dans une attaque présumée des rebelles Houthis.

Les rebelles Houthis ont tiré depuis novembre plusieurs missiles sur l’Arabie saoudite, qui ont tous été interceptés.

En trois ans, le conflit a fait près de 10 000 morts, des dizaines de milliers de blessés et provoqué la pire crise humanitaire actuelle au monde, selon l’ONU, avec des cas de famine, de choléra et de diphtérie.

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