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Louis Har et Fernando Marman saluent les forces spéciales qui les ont sauvés

"Vous nous avez appelés des diamants, mais vous êtes les diamants de la couronne", leur a dit Har ; les deux ex-otages n'ont jamais reçu de médicaments, malgré la promesse du Qatar

Les otages sauvés Norberto Louis Har (deuxième à gauche) et Fernando Marman (deuxième à droite) apparaissant dans une vidéo enregistrée pour remercier les troupes qui les ont sauvés lors d'une opération spéciale de l’armée israélienne à Rafah, le 13 février 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Les otages sauvés Norberto Louis Har (deuxième à gauche) et Fernando Marman (deuxième à droite) apparaissant dans une vidéo enregistrée pour remercier les troupes qui les ont sauvés lors d'une opération spéciale de l’armée israélienne à Rafah, le 13 février 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Les deux otages secourus lors d’une opération audacieuse à Rafah lundi ont exprimé leur profonde gratitude envers les forces spéciales qui les ont libérés, dans un message enregistré de l’hôpital diffusé sur la Douzième chaîne.

Fernando Marman, 61 ans, et Louis Har, 70 ans, ont été sauvés au cours d’une opération complexe menée pendant la nuit à Rafah, la ville la plus méridionale de Gaza.

Ils sont soignés à l’hôpital Sheba de Ramat Gan et leur état de santé est stable.

Assis aux côtés de leurs épouses mardi, Louis a déclaré dans un message adressé à ses sauveteurs qu’il était reconnaissant pour « chaque étreinte, chaque mot que vous nous avez dit (…) qui nous a enveloppés d’affection et nous a donné le sentiment d’être à la maison ».

« Il n’y a pas de mots pour décrire les sentiments de joie que vous avez apportés à nos petits-enfants et arrière-petits-enfants. Nous avons senti notre nation entre vos mains », a-t-il ajouté.

« Vous nous avez appelés des diamants, mais vous êtes les diamants de la couronne, mille fois merci », a ajouté Louis.

Louis Har (au centre) serrant une proche dans ses bras sous le regard de Fernando Marman, à l’hôpital Sheba, à Ramat Gan, le 12 février 2024. (Crédit : Capture d’écran)

Fernando a semblé essayer de surmonter son émotion en disant : « Je veux vous remercier. Quand je vous ai vus, je me suis senti le plus en sécurité du monde. »

Mardi, Maayan Sigal-Koren a déclaré à la Radio militaire que Louis, qui est le compagnon de sa mère, aurait dû recevoir un appareil auditif, des lunettes et des médicaments, mais qu’il ne les avait jamais reçus, malgré l’accord conclu avec le Qatar, qui était censé y pourvoir.

Louis souffre de diabète et d’hypertension pour lesquels il a besoin de médicaments, entre autres, selon le Forum des familles des otages et disparus.

Selon Sigal-Koren, le fait que Louis n’ait pas eu ses médicaments a aggravé les difficultés de la captivité. « Cela s’est ajouté à d’autres défis, les défis psychologiques, les défis liés au fait que sa liberté lui a été retirée », a-t-elle expliqué.

L’accord conclu sous l’égide du Qatar et de la France devait permettre de fournir des médicaments à 45 otages pendant trois mois. Le Qatar a annoncé il y a près d’un mois que les médicaments étaient arrivés à Gaza, mais il n’y a jamais eu de confirmation qu’ils étaient bien parvenus aux otages.

Le sauvetage de Fernando et Louis, prévu de longue date, n’est que la deuxième opération réussie d’extraction d’otages détenus par le groupe terroriste depuis le 7 octobre. Il s’agit d’une rare lueur d’espoir après quatre mois de guerre qui ont vu les troupes ratisser une bande de Gaza dévastée, alors que la demande de la communauté internationale de mettre un terme aux combats s’intensifie de jour en jour.

Louis et Fernando ont été pris en otage dans le kibboutz Nir Yitzhak par des terroristes du Hamas le 7 octobre, faisant partie des 253 otages kidnappés, alors que des milliers de terroristes du Hamas venus de Gaza prenaient d’assaut le sud d’Israël, massacrant près de 1 200 personnes et commettant d’autres atrocités contre des victimes pour la plupart civiles.

Des Palestiniens inspectant les dégâts causés aux bâtiments résidentiels où deux otages israéliens étaient détenus avant d’être secourus lors d’une opération des forces de sécurité israéliennes à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 février 2024. (Crédit : Fatima Shbair/AP Photo)

« Les diamants sont entre nos mains », a déclaré un membre des forces spéciales à la radio dans les images du sauvetage diffusées lundi.

L’appel a été lancé à 1h50, soit environ une minute après que des membres de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet et du Yamam, l’unité d’élite de la police chargée de la lutte contre le terrorisme, ont utilisé des explosifs pour pénétrer dans un appartement situé au deuxième étage où les deux otages étaient retenus et ont tué les trois terroristes qui les gardaient.

« Les otages sont entre nos mains. Il y a des coups de feu contre la force », a également déclaré un officier à la radio.

Le journal Haaretz a cité un commandant de Yamam qui a déclaré que les deux otages avaient été sortis du bâtiment à l’aide de cordes pour éviter d’être repérés dans la rue à l’extérieur.

Il a déclaré que les hommes avaient été choqués au début par les explosions utilisées pour ouvrir une brèche dans l’appartement où ils étaient détenus, mais qu’ils s’étaient « rapidement remis » et avaient essayé de contribuer à leur sauvetage autant qu’ils le pouvaient.

Ils ont été transportés dans des véhicules blindés hors de Rafah, puis dans un hélicoptère militaire jusqu’à l’hôpital Sheba de Ramat Gan, mettant fin à l’opération en moins d’une heure.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant (à gauche), le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le général de division Avi Gil lors de la libération de deux otages à Rafah, dans le sud de Gaza, le 12 février 2024. (Crédit : Shin Bet)

Des images prises par l’un des véhicules de transport de troupes peu après le sauvetage montrent le commando Shayetet 13 de la marine demandant à Louis et Fernando comment ils se portaient.

L’un d’eux répond : « En état de choc. »

Un officier demande à Louis s’il se sent bien : « Excellent. »

Le commando de la marine a donné aux deux hommes des manteaux à porter avant qu’ils ne se rendent à l’héliport. L’un des soldats a également donné ses propres chaussures à Louis, qui avait été extrait pieds nus, et on le voit dans la vidéo faire les lacets de l’ancien captif.

Les soldats ont également offert des bouteilles d’eau aux deux hommes et leur ont demandé s’ils avaient besoin de couvertures pour se réchauffer, ce qu’ils ont décliné.

Louis et Fernando ont été pris en otage dans le kibboutz Nir Yitzhak par des terroristes du Hamas le 7 octobre, avec Clara Marman, 62 ans, qui est la sœur de Fernando et la compagne de Louis, leur autre sœur Gabriela Leimberg, 59 ans, et la fille de Gabriela, Mia Leimberg, 17 ans.

Louis Har (à gauche) et Fernando Marman après leur sauvetage, à l’hôpital Sheba, à Ramat Gan, le 12 février 2024. (Crédit : Porte-parole de l’armée israélienne)

Les femmes et l’adolescente ont été libérées le 28 novembre dans le cadre de l’accord de trêve d’une semaine qui a permis la libération de 105 des 253 otages enlevés le 7 octobre.

Mia a fait l’objet d’une attention particulière lorsqu’il est apparu qu’elle était accompagnée de son chien Bella pendant toute la durée de sa captivité.

Fernando, sa sœur Gabriela et sa fille Mia étaient en visite au kibboutz pour le week-end de Simhat Torah.

Ce matin-là, la famille élargie de cinq personnes se cachait dans son mamad – la pièce sécurisée – essayant de maintenir la lourde porte fermée à l’aide d’une chaise. Lorsque les terroristes ont fait irruption dans la maison et leur ont ordonné de sortir de la pièce, ils étaient persuadés qu’ils allaient être tués.

130 des otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie – après la libération de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 29 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière. Une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Outre les 130 otages, le Hamas détient aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015.

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