Israël en guerre - Jour 150

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Qui sont les 130 otages, vivants ou morts, toujours retenus à Gaza ?

En date du 12 février, sont toujours retenus à Gaza 101 otages présumés vivants et 29 corps, dont 18 de personnes tuées dans l'attaque du 7 octobre

Le 7 février 2024, des personnes se rassemblent devant le musée d'art de Tel-Aviv, appelé officieusement "place des otages", pour regarder sur un grand écran la retransmission de l'hommage rendu par la France aux victimes françaises de l'attentat du 7 octobre perpétré par le Hamas contre Israël. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)
Le 7 février 2024, des personnes se rassemblent devant le musée d'art de Tel-Aviv, appelé officieusement "place des otages", pour regarder sur un grand écran la retransmission de l'hommage rendu par la France aux victimes françaises de l'attentat du 7 octobre perpétré par le Hamas contre Israël. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Une majorité d’hommes, une quinzaine de femmes, autant de soldats et une trentaine de corps sans vie : ce que l’on sait des 130 otages encore retenus captifs par le Hamas dans la bande de Gaza, selon une base de données compilée par l’AFP, après la libération lundi de deux otages israélo-argentins dans une opération israélienne à Rafah .

Outre ces 130 otages, sont également détenus quatre Israéliens enlevés avant le 7 octobre 2023 : Avera Mengistu et Hisham Al-Sayed, deux civils présumés vivants entrés volontairement en 2014 et 2015 dans l’enclave palestinienne, et les dépouilles d’Oron Shaul et Hadar Goldin, soldats tués durant la guerre de 2014 à Gaza.

112 libérations, 11 corps rapatriés

Sur les 253 otages et corps emmenés à Gaza le 7 octobre, jour de l’attaque du Hamas contre Israël, 130 sont toujours retenus par le groupe terroriste islamiste et ses alliés, selon les derniers chiffres des autorités israéliennes.

A ce jour, 112 otages ont été quitté les geôles du Hamas : 105 à la faveur d’un accord négocié par les Etats-Unis et le Qatar dans le cadre d’une trêve d’une semaine fin novembre, quatre femmes auparavant, une soldate avait été secourue et deux otages ce lundi. Dans le détail, ont été relâchés 33 mineurs, 49 femmes adultes et 30 hommes adultes, principalement des travailleurs agricoles thaïlandais.

Israël est par ailleurs parvenu à rapatrier 11 corps.

Les autorités israéliennes n’ont pas officiellement établi de liste des noms des otages toujours captifs, mais l’AFP est parvenue à les identifier, principalement grâce à son réseau de journalistes, en contact régulier avec des familles d’otages, et à la presse israélienne.

Les constats ci-dessous reposent sur les données compilées par l’AFP.

101 otages et 29 corps toujours à Gaza

En date du 12 février, sont toujours retenus à Gaza 101 otages présumés vivants et 29 corps, dont 18 de personnes tuées dans l’attaque du 7 octobre et dont les cadavres ont été emmenés dans le territoire palestinien.

Sur les 101 otages présumés vivants, 91 sont des Israéliens ou binationaux possédant la nationalité israélienne, et 10 sont des étrangers (huit Thaïlandais, un Népalais et le Franco-Mexicain Orion Hernandez Radoux).

Il n’est toutefois pas certain que tous soient encore vivants. Le New York Times, citant quatre officiels israéliens, rapportait le 6 février que les renseignements du pays tentaient de vérifier des informations non confirmées sur 20 décès d’otages supplémentaires.

Le Hamas a annoncé plusieurs fois des décès d’otages non confirmés par Israël, dont celui du plus jeune, le nourrisson Kfir, qui aurait eu un an le 18 janvier, de sa mère Shiri Bibas (32 ans) et de son grand frère Ariel (quatre ans).

Hormis Kfir et Ariel, il ne reste plus d’otages mineurs. L’accord Israël-Hamas de novembre prévoyait de les libérer en priorité.

Shiri Bibas, au centre, et ses fils Ariel, 4 ans, à gauche, et le bébé Kfir, enlevés au kibboutz Nir Oz par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

14 soldats, dont cinq femmes

A l’inverse, les femmes, deuxième population prioritaire de l’accord, n’ont pas toutes été libérées.

En incluant Shiri Bibas, dont le sort est incertain, 14 femmes présumées vivantes sont toujours retenues à Gaza, âgées de 18 à 39 ans.

Cinq femmes, de 18 ou 19 ans, sont des soldates et n’étaient donc pas concernées par l’accord de libération d’otages. S’y ajoutent neuf militaires hommes de 18 à 22 ans. La plupart faisaient leur service militaire et n’étaient pas des militaires de carrière. Le Hamas et ses alliés détiennent par ailleurs les corps de cinq soldats et d’un policier morts le 7 octobre.

En comptant les soldats, 85 hommes adultes présumés vivants sont encore otages.

Parmi eux figurent de nombreux pères de famille, dont les enfants et épouses ont été libérés pendant la trêve, comme David Cunio, Dror Or, Tal Shoham, Yair Yaakov, Youssef al-Zayadna ou encore Ohad Yahalomi et Ofer Calderon, les pères des adolescents franco-israéliens Eitan, Erez et Sahar.

Beaucoup d’otages de la rave-party

Cinq septuagénaires et quatre octogénaires sont toujours captifs, parmi lesquels des époux de femmes libérées, comme Oded (83 ans) et Amiram (85 ans), mariés à Yocheved Lifshitz et Nurit Kuper, relâchées en octobre.

Parmi les otages toujours captifs, au moins 32 ont été enlevés au festival musical Tribe of Nova, auquel participaient plus de 3 000 personnes. S’y ajoutent quatre corps. Seuls cinq raveurs ont été libérés, parmi lesquels la Franco-Israélienne Mia Shem.

Dix kibboutz comptent toujours des otages. Au premier rang desquels Nir Oz, qui recense encore 27 otages (38 ont été libérés) et neuf corps à Gaza. Beeri déplore lui toujours au moins cinq otages et six corps, Kfar Aza cinq otages.

Un disparu

En plus des otages, un Israélien est toujours porté disparu selon les autorités. Il s’agit donc soit d’un otage, soit d’une personne morte dont le corps n’a pas été identifié.

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