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Louise Levy, « supercentenaire » au cœur d’une étude sur la longévité, meurt à 112 ans

Elle était la doyenne de l'État de New York et l'une des centaines de Juifs de 95 ans et plus recrutés en 1998 pour une étude génétique sur la longévité des Juifs ashkénazes

Née en 1910, Louise Levy avait grandi à Cleveland et New York. Elle liait souvent sa longévité à son verre de vin rouge quotidien et à un régime pauvre en cholestérol. (Photos avec l'aimable autorisation de la famille Levy, via Fox Funeral Home, via la JTA)
Née en 1910, Louise Levy avait grandi à Cleveland et New York. Elle liait souvent sa longévité à son verre de vin rouge quotidien et à un régime pauvre en cholestérol. (Photos avec l'aimable autorisation de la famille Levy, via Fox Funeral Home, via la JTA)

Louise Levy, doyenne de l’État de New York et membre d’une étude génétique sur la longévité des Juifs ashkénazes, s’est éteinte le 17 juillet dernier à Greenwich, dans le Connecticut, à l’âge de 112 ans.

« Durant sa longue vie, émaillée de deux pandémies mondiales, elle a toujours été une grande dame, dans tous les sens du terme », a écrit sa famille dans sa notice nécrologique.

« On n’oubliera jamais sa grâce, son esprit positif et sa gentillesse. »

Au cours de sa vie professionnelle, elle a été cheffe de bureau dans une entreprise d’articles ménagers dirigée par son mari Seymour avant d’être recrutée en 1998, comme plusieurs centaines d’autres Juifs de 95 ans et plus, pour les besoins d’une étude de l’Institut de recherche sur le vieillissement de l’Albert Einstein School of Medicine, dans le Bronx. Tous avaient été choisis – survivants de la Shoah y compris – car ils formaient ensemble un groupe homogène.

Le projet Longevity Genes identifie et étudie les « bons » gènes, ceux qui permettent de devenir centenaires.

« J’espère que de notre vivant, nous pourrons utiliser les fruits de nos recherches pour prévenir les maladies liées à l’âge et améliorer la qualité de vie », exlique son directeur d’origine israélienne, Nir Barzilai, dans un communiqué publié sur le site Internet du projet. « En tant que scientifiques, il est de notre responsabilité de le faire. »

Jusqu’à présent, les résultats font état de mutations dans les gènes du cholestérol et un gène de l’hormone de croissance, associés à la longévité, et une preuve que la longévité a un facteur héréditaire.

En dépit de leur grand âge, nombre de membres de l’étude fumaient davantage, faisaient moins d’exercice et avaient un poids plus important que des personnes décédées beaucoup plus jeunes. (Levy a elle-même fumé jusqu’en 1965, l’année de ses 55 ans.)

Levy avait un jour confié, lors d’une interview, que l’histoire de sa famille ne semblait pas la prédisposer à une longue vie. « Ma mère n’a jamais été en bonne santé », a-t-elle dit au New York Daily News (alors qu’elle avait vécu au 20ème siècle). Son père était mort d’un cancer et son unique frère, Ralph, de tuberculose en 1933, à l’âge de 34 ans.

Levy avait coutume d’attribuer sa longévité au verre de vin rouge qu’elle sirotait chaque jour et à un régime faible en cholestérol. De son aveu-même, elle ne mangeait jamais de bonbons.

« Depuis toujours, je prends un jus d’orange, du pain grillé et du café au petit-déjeuner. Et tous les jours, au déjeuner, je mange du yaourt », confiait Levy à WCBS 880 en 2019. « Je crois que j’ai commencé à manger du yaourt quand j’ai entendu dire que c’était la raison de la longévité des Russes. C’est donc ce que je prends au déjeuner, tous les jours, avec un fruit et des craquelins. »

Pour ses proches, c’est sa « capacité surnaturelle à prendre la vie comme elle vient – avec la plus grande équanimité – qui a joué un rôle. Interrogés sur les valeurs qu’elle chérissait le plus, ils citent l’honnêteté, la loyauté et la compassion.

Louise Morris Wilk était née le 1er novembre 1910. Ses parents, Louis Wilk et Mollie Morris, étaient des Juifs allemands installés en Pennsylvanie peu de temps après la guerre civile américaine. Louise avait grandi à Cleveland, où son père était photographe et directeur d’un cinéma. La famille s’était ensuite installée à Manhattan, où Louis Will s’est spécialisé dans les affiches de films.

Louise avait obtenu un diplôme de la Wadleigh High School d’Harlem avant d’étudier au Hunter College, sans toutefois y obtenir de diplôme.

Elle et Seymour Levy s’étaient mariés le 28 avril 1939 et avaient eu deux enfants : un fils, Ralph, et une fille, Lynn, tous deux septuagénaires.

Au début des années 1950, Louise et Seymour ont quitté l’Upper West Side pour s’installer à Larchmont, dans la banlieue du comté de Westchester. Louise a travaillé aux côtés de son mari chez I. Levy Sons jusqu’à sa mort, en 1991, et jusqu’à ses 90 ans pour l’homme qui a repris l’entreprise.

Pour ce que sa famille qualifie de « troisième acte », Levy s’est installée à Osborn, communauté de personnes âgées à Rye, New York. Là, écrivent-ils, elle « est devenue l’une des résidentes les plus populaires, une sorte de star, connue pour son esprit indomptable, son sens de l’humour et sa longévité ».

On dénombre 23 « supercentenaires » vérifiés (âgés de 110 ans ou plus), dont un au Japon né le même jour que Levy.

Levy laisse dans la peine ses deux enfants, quatre petits-enfants et six arrière-petits-enfants.

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