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Lourds dégâts à la synagogue historique d’Odessa suite à une frappe de drones russes

La synagogue Nachlas Eliezer en proie aux flammes après une frappe de drone suicide, dans la dernière attaque russe visant un lieu juif en Ukraine ; aucun blessé n'est à déplorer

Une frappe de drone russe sur la synagogue Nachlas Eliezer dans le quartier de Peresyp, à Odessa, en Ukraine, le 4 août 2025, a causé d'importants dégâts au bâtiment. (Crédit : Rabbin Pinchas Goldschmidt/X)
Une frappe de drone russe sur la synagogue Nachlas Eliezer dans le quartier de Peresyp, à Odessa, en Ukraine, le 4 août 2025, a causé d'importants dégâts au bâtiment. (Crédit : Rabbin Pinchas Goldschmidt/X)

JTA — Cette semaine, une synagogue historique d’Odessa, en Ukraine, a subi d’importants dégâts suite à une frappe de drone russe. Il s’agit de l’un des nombreux sites juifs touchés par d’intenses bombardements cet été.

Construite en 1898, la synagogue Nachlas Eliezer, située dans le quartier Peresyp d’Odessa, a accueilli la communauté juive jusqu’à sa fermeture dans les années 1920, sous le régime soviétique. Elle a été frappée lundi soir par un drone suicide russe.

L’impact a provoqué un important incendie dans ce bâtiment qui s’était déjà partiellement effondré en 1992, selon la Communauté juive unifiée d’Ukraine. Aucun blessé n’a été signalé.

« Ce bâtiment sacré, construit à la fin du XIXe siècle, était un lieu de prière, d’espoir et de force spirituelle pour la communauté juive d’Odessa », a publié l’éminent rabbin ukrainien Moshe Azman sur le réseau social X. « Aujourd’hui, une fois de plus, nous avons été témoins de la façon dont la guerre affecte non seulement les personnes, mais aussi les lieux saints et notre mémoire historique. »

Pour sa part, Pinchas Goldschmidt, grand rabbin de Moscou en exil et président de la Conférence des rabbins européens, a exhorté les dirigeants européens à « dénoncer et condamner cette attaque contre la foi et l’histoire » dans un message posté sur X.

Cette attaque contre cette synagogue historique est la dernière en date visant des sites de la communauté juive d’Ukraine, alors que l’invasion russe dure depuis près de trois ans et demi, et que cet été a été marqué par des bombardements parmi les plus violents et les plus meurtriers jamais enregistrés.

De nombreux Juifs d’Ukraine ont fui vers l’Europe ou vers Israël pendant la guerre. L’Institute for Jewish Policy Research estime toutefois que quelque 32 000 Juifs vivent encore en Ukraine.

Le mois dernier, le domicile du rabbin Moshe Weber, membre du mouvement Habad Loubavitch, a été touché par un missile russe alors que sa famille dormait, après le dîner du Shabbat, à Dnipro, un bastion du mouvement Habad Loubavitch qui poursuit ses activités avec difficulté en raison de la guerre.

« J’ai senti que l’impact était vraiment très proche. Ensuite, j’ai vu par la fenêtre des briques à terre et des vitres brisées », a raconté Weber au Times of Israel à l’époque.

Le bombardement du domicile de Weber est survenu quelques semaines après que la voiture d’un autre rabbin du mouvement Habad Loubavitch, Yosef Yitzchak Wolff, a été frappée par un drone suicide russe alors qu’il se trouvait à bord avec sa femme et sa fille.

Wolff, directeur du mouvement Habad-Loubavitch de Kherson, en Ukraine, a rapporté à Chabad.org que c’était un « miracle » que sa famille ait survécu à l’attaque.

L’immeuble où vit le rabbin Moshe Weber, touché par un missile, à Dnipro, en Ukraine, le 26 juillet 2025. (Crédit : Autorisation)

« Je l’ai juste vu, pendant un court instant, puis quelques secondes plus tard, il y a eu une explosion énorme », a confié le rabbin Wolff au site Internet. « Regardez une photo de la voiture. C’est un miracle que nous soyons vivants et en bonne santé. On ne peut pas appeler ça autrement : un miracle. »

« Bien sûr, j’avais déjà entendu le bruit des drones dans les airs, mais pas comme ça, pas dans le cadre d’une attaque directe », a-t-il poursuivi.

Les rabbins Habad Loubavitch constituent la majorité du clergé juif en Ukraine. Certains ont aidé leurs familles à quitter le pays au début de la guerre, mais tous sont revenus, conformément à la philosophie de leur mouvement, dont les émissaires s’engagent pour la plupart à rester dans les villes où ils sont en poste, quoi qu’il arrive.

Azman a relayé une déclaration du grand rabbin d’Odessa, Avraham Wolff, affirmant : « Nous sommes ici, nous restons ici, et nous poursuivrons notre travail, quoi qu’il puisse arriver. »

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